Nous sommes officiellement 271 800 Polynésiens

Nous sommes officiellement 271 800 Polynésiens
PAPEETE, le 31 août 2015 – Les chiffres de la démographie polynésienne pour 2015 sont tombés : nous étions officiellement 271 800 habitants au 31 décembre 2015.

La population de la Polynésie française a donc augmenté de 1300 personnes sur l’année. Il y a eu 4 161 naissances pour 1 424 décès. Le reste est dû à l’important déficit migratoire qui frappe la Polynésie en même temps que la crise économique, et atteint 1550 départ par an depuis 2007, alors qu’il était négligeable auparavant.

Le rapport de l’ISPF qui nous donne ces chiffres regorge d’autres informations. Ainsi, le taux d’accroissement naturel de notre population, à 0,5% par an, a pratiquement rejoint celui de la métropole (+0,4%), alors que le’indice de fécondité, à 1,96 enfant par femme, est passé sous celui de la métropole (1,98). Notre transition démographique est donc bien terminée.

Par rapport à la métropole, d’autres chiffres sont intéressants à noter. Le taux de nuptialité s’établit à 5,5 pour mille, largement au dessus de la France (à 3,6).

Du côté négatif, notre espérance de vie est en retrait : les hommes nés en Polynésie aujourd’hui peuvent espérer vivre jusqu’à 73,8 ans en moyenne (si les conditions restent exactement les même qu’aujourd’hui), contre 79,3 ans en métropole. Pour les femmes, cette espérance de vie est de 78 ans en Polynésie contre 85,5 ans en métropole. En Polynésie, l’espérance de vie stagne depuis 2011, « du fait d’une mortalité plus importante ».

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Tahiti Pacifique Hebdo a bonne presse

Tahiti Pacifique Hebdo a bonne presse
PAPEETE, le 31 août 2015 – Depuis le 14 août, le magazine créé par Alex W. du Prel en 1991 a changé de périodicité mais aussi fait peau neuve. De mensuel, il est passé en version hebdomadaire, et si son ADN est resté le même, la ligne éditoriale vise aujourd’hui une plus grande portée pédagogique. Après trois semaines de lancement, quel premier bilan peut-on tirer ?

« Changement de formule, mais pas de recette » annonçait le slogan du magazine lors du lancement de sa version hebdomadaire le 14 août dernier. Alors, la promesse a-t-elle été tenue et les lecteurs sont-ils satisfaits du Tahiti Pacifique Hebdomadaire ? Oui, au vu des premiers chiffres de diffusion et des 5 000 exemplaires imprimés sur la nouvelle rotative Pacific Press d’Albert Moux.

L’effet nouveauté a suscité la curiosité de beaucoup d’entre vous, impatients de découvrir le Tahiti Pacifique nouveau. Le succès est donc au rendez-vous ; preuve s’il en faut le nombre de nouveaux abonnés qui ne cesse de croître mais également de « ré-abonnés » qui se retrouvent davantage dans cette formule api.

Plus de 120 points de vente

Si l’équipe du magazine, menée par Bertrand Parent (lire interview), a fait peau neuve, Alex W. du Prel reste le directeur de publication. L’ADN de Tahiti Pacifique Hebdo est donc la même, avec toujours la volonté d’informer le plus grand nombre au fil des 56 pages, enrichies de nouvelles rubriques. N’hésitez pas à faire part de vos remarques constructives, la rédaction est plus que jamais à l’écoute de ses lecteurs.

Pour se le procurer, rien de plus facile, Tahiti Pacifique Hebdo est distribué tous les vendredis, dans plus de 120 points de vente : à Tahiti et Moorea, bien sûr, mais aussi à Raiatea, Taha’a, Bora Bora. Par ailleurs, le réseau est en passe de s’agrandir et de s’étendre encore plus aux îles, comme prochainement à Ua Pou, aux Marquises. En outre, le portage à domicile est possible pour les personnes désirant le recevoir en zone urbaine. Parmi les prochains projets de développement, le feuilletage numérique du magazine reste la priorité du groupe Fenua Communication pour offrir un service encore plus de qualité à ses abonnés.

Bertrand Parent, rédacteur en chef : « C’est un démarrage plein d’envie »

Les résultats des trois premiers numéros de cette nouvelle version sont-ils satisfaisants et à la hauteur de vos attentes ?

C’est en tout cas à la hauteur des attentes de nos lecteurs, puisque nous avons pas mal de retours positifs. J’ai encore envie de faire mieux, il y a eu quelques imperfections, des petits problèmes de forme et nous essayons de régler tout ça. C’est un démarrage plein d’envie. Nous essayons d’être à la fois prescripteur, en révélant des sujets, mais aussi d’apporter un retour analytique sur l’actualité grâce à notre rythme hebdomadaire et à l’espace du support.

Quel est le retour des internautes sur la Toile ?

Nous avons beaucoup de messages d’encouragements et de satisfaction, nous avons besoin de cela. Nous avons aussi des critiques, mais c’est bien, cela nous permet d’avancer. Nous sommes un magazine d’opinion ; on peut critiquer donc on accepte à notre tour d’être critiqués, et on répond aux remarques. Cela fait partie de la vie d’un journal qui a un ton. Dans l’ensemble, c’est très encourageant.

Qu’en disent les confrères autour de vous ?

Je pense que nos confrères sont avant tout heureux d’avoir ce nouveau produit à lire. Ce qui est important de souligner, c’est qu’il n’y avait plus d’hebdomadaire d’information ; Tahiti Pacifique était un mensuel et cela pouvait créer un peu d’impatience chez les lecteurs.

Le prix du TPH à Moorea a-t-il bien été aligné finalement sur celui de Tahiti ; les résidents de l’île sœur peuvent se procurer désormais le TPH au même prix, soit 250 Fcfp ?

De façon assez légitime, les lecteurs de Moorea ont ressenti comme une injustice de payer plus cher leur Tahiti Pacifique Hebdo, d’autant qu’il payaient le même prix à l’époque du mensuel. Alors c’est vrai qu’aujourd’hui, la donne est différente, il y a plus de frais, les coûts sont plus importants, mais nous avons décidé de nous réaligner à 250 Fcfp. J’espère comme ça que nous allons tripler nos ventes et que cet effort financier sera absorbé (rires) !

D’autres changements aussi positifs sont-ils prévus ?

Nous avons déjà fait quelques ajustements et nous essayons de revenir à un prisme plus local, notamment dans les pages humour qui étaient des pages uniquement sur le web ; elles sont plus ouvertes. En outre, nous travaillons toujours sur la recherche de gros dossiers.

Vous avez obtenu des entretiens avec Gaston Flosse, puis Oscar Temaru, qui étaient un peu restés dans leurs réserves ces derniers temps et que l’on n’avait pas vus dans les colonnes des journaux depuis quelque temps. Quels autres mastodontes de la politique avez-vous prévu d’interviewer prochainement ?

Ce qui est intéressant est de constater les réactions politiques par rapport à ce magazine ; pendant longtemps du Prel a quand même été un ennemi assez juré de la classe politique – et pour moi c’est plutôt un compliment parce que cela veut dire qu’il n’hésitait pas à parler de tout et de tout le monde, ce qu’on continue de faire – mais l’effet nouveauté fait que les hommes politiques sont contents d’être chez nous. Nous avons fait l’interview de Gaston Flosse, d’Oscar Temaru, et d’autres encore réclament d’être dans le magazine. Nous souhaitons rencontrer également les « petits » qui sont sous pression, veulent s’exprimer et arrêter avec cette guerre des chefs.

Selon votre slogan « Changement de formule, mais pas de recette », la recette est-elle bien toujours la même que celle d’Alex W. du Prel ? Utilisez-vous les mêmes ingrédients ou y avez-vous apporté vos propres épices ?

La patte d’Alex est bien présente, il écrit toujours beaucoup pour le magazine, et c’est formidable. J’espère que le mélange du Prel et le changement qu’impulse la nouvelle équipe de journalistes font un cocktail qui intéresse les gens et que les lecteurs seront encore plus nombreux. Tous ces nouveaux ingrédients consistent à élargir le débat en veillant à expliquer toujours plus.

L’opinion publique décrit souvent le magazine comme le « poil à gratter » dans le paysage médiatique local… Est-ce bien le credo de la rédaction ? Quelle ligne éditoriale souhaitez-vous développer ?

En plus du ton irrévérencieux, nous avons à cœur de développer les aspects pédagogiques et analytiques des dossiers et offrir davantage de décryptage des arcanes et coulisses. Notre rôle est de lever l’opacité, rendre les choses plus transparentes.

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Exposition de Fu Xiaolan : la Chine à l’honneur

Exposition de Fu Xiaolan : la Chine à l'honneur
PAPEETE, le 31 août 2015 – Dans le cadre de la commémoration des 150 ans de l’arrivée des Chinois au fenua, l’association Si Ni Tong a invité l’artiste Fu Xiaolan. Cette virtuose chinoise de la peintre à l’huile expose 48 œuvres, du 1er au 12 septembre, dans la salle Muriavai.

Te Fare Tauhiti Nui – La Maison de la Culture accueille une peintre hors du commun dans la salle Muriavai, du 1er au 12 septembre. Venez découvrir l’exposition de Fu Xiaolan, qui se décline en deux volets et fait suite à celle de juin qui apportait un éclairage sur les mille Chinois d’Atimaono arrivés en 1865. La première partie, historique, reviendra sur la faillite de la plantation de cannes à sucre d’Atimaono, à partir d’un document méconnu, « Mémoire de 50 patentés chinois », présenté par Auguste Goupil en 1898. Quant à la deuxième partie, artistique et contemporaine, elle dévoilera des œuvres de l’artiste.

Fu Xiaolan vient pour la première fois en Polynésie et n’était jamais sortie d’Asie. Aujourd’hui, elle nous fait l’honneur de nous présenter 48 peintures à l’huile (notamment des portraits et des paysages) afin de rendre hommage à la mémoire des ancêtres et de leurs descendants. En effet, l’association Si Ni Tong, qui représente l’ensemble de la communauté chinoise au fenua, et celle des Polynésiens originaires de Dong Guan (créée par Robert Wan) ont invité cette ambassadrice de choix pour célébrer comme il se doit le 150e anniversaire de l’arrivée des premiers Chinois à Tahiti.

La virtuose peint à deux doigts

Fu Xiaolan est originaire de Meizhou, dans la région de Shenzhen, au sud de la Chine, d’où sont partis les premiers Chinois pour Tahiti. Spécialiste de la peinture à l’huile, cette jeune femme, qui parle le hakka, manie par ailleurs le pinceau avec virtuosité et rapidité. Diplômée de l’Université des Arts et des Métiers de Shenzhen, elle enseigne également la peinture et tient depuis 2003 une galerie d’art à Dafen, le « poumon artistique » chinois. A trente ans seulement, cette artiste aux talents multiples s’est déjà vue récompensée à maintes reprises pour la qualité de ses œuvres et a même obtenu un prix national.

Pourtant, la jeune femme partait dans la vie avec un lourd handicap. A l’âge de quatre ans, Fu Xiaolan a été brûlée et a perdu l’usage de ses mains suite à l’accidentel incendie du domicile familial. Un drame dont elle a su tirer une véritable force et qui lui permet de réaliser des prouesses… avec seulement deux doigts. Soyez nombreux au vernissage ce soir, mardi 1er septembre, à 18 heures. Le haut-commissaire de la Polynésie et le consul de Chine, ainsi que plusieurs autres personnalités du fenua compteront parmi les convives. Ce sera en outre l’occasion pour Fu Xiaolan de rencontrer les artistes locaux et d’échanger avec eux sa passion de l’art.

Infos pratiques

Exposition du 1er au 12 septembre

Vernissage : mardi 1er septembre, à 18h00

Salle Muriavai, de 9 heures à 17 heures (midi le samedi)

Renseignements au 40 544 546

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Rugby à XV – Coupe de l’Océanie : La sélection tahitienne 2e du tournoi.

Enfin un bon résultat pour la sélection tahitienne de rugby à XV lors de la Coupe d’Océanie, un tournoi entre 4 équipes du Pacifique qui se sont affrontées en Papouasie du 20 au 30 août. Après les désillusions du rugby à 7 tahitien, cela devrait redonner du baume au cœur aux passionnés de rugby en vue des prochaines échéances.

Rugby à XV – Coupe de l’Océanie : La sélection tahitienne 2e du tournoi.
PAPOUASIE, le 31 août 2015. Comme nous l’évoquions dans un précédent article, la sélection de Tahiti de Rugby à XV s’est déplacée du 20 au 30 août en Papouasie Nouvelle Guinée pour la Coupe d’Océanie, un tournoi de rugby à XV entre quatre nations : La Papouasie Nouvelle Guinée, les îles Salomon, les Samoa Américaines et la Polynésie Française.
 
Les équipes ‘leader’ de la zone Pacifique comme Fidji, Tonga ou Samoa n’étaient pas présentes car elles évoluent à un niveau de compétition supérieur, la Coupe du Pacifique. Tahiti avait à cœur de bien faire suite à sa 4e place en 2013 lors de cette même compétition, qui se déroule tous les deux ans.
 
On se souvient également de la 12e et dernière place lors du championnat d’Océanie de Rubgy à 7 en octobre 2014, face aux équipes du Pacifique pour qui, pour certaines, le rugby est le sport-roi : La problématique était ici différente avec la variante à XV et avec de surcroît pour Tahiti le renfort de nombreux joueurs évoluant en métropole. Les espoirs de bons résultats se sont concrétisés, puisque la sélection de Tahiti a pu remporter 2 matchs sur 3.

Rugby à XV – Coupe de l’Océanie : La sélection tahitienne 2e du tournoi.
Le tournoi n’avait pourtant pas commencé de manière idéale puisque lors du premier match, Tahiti s’est inclinée face à la Papouasie Nouvelle Guinée sur le score de 32 à 10. Après une vingtaine de minutes lors desquelles les deux équipes avaient fait jeu égal, le pays hôte avait pu prendre le dessus.
 
Lors du 2e match opposant Tahiti aux îles Salomon, une revanche d’un match qui avait été perdu deux ans auparavant d’un seul point, Tahiti a pu cette fois-ci s’imposer 36 à 12, démontrant ainsi la nette progression de l’équipe par rapport à la précédente édition.
 
C’est Tahiti qui a ouvert le score grâce à un essai de Jean Tautu, avant que les Salomonais ne réussissent à revenir au score à 5-5. La sélection Tahitienne reprendra l’avantage et mènera ensuite jusqu’à la fin du match, grâce aux essais de Andoni Gimenez et de Christopher Guillain, qui réalise un doublé.
 
Cela faisait bien longtemps que la sélection tahitienne n’avait pas remporté de match international. Cette belle victoire allait stimuler les rouges qui devaient affronter les Samoa Américaines lors du dernier match, après quelques jours de repos.

Rugby à XV – Coupe de l’Océanie : La sélection tahitienne 2e du tournoi.
L’équipe a dû faire face à plusieurs absents : Martin Taetae suspendu suite au premier match, Vincent Perez blessé et Christopher Guillain ne jouant pas le dimanche. Rappelons également que l’équipe avait dû être privée, avant le départ pour la Papouasie, du capitaine Tunui Anania et du coach Teiki Dubois, qui n’avaient pas pu faire le déplacement pour raisons professionnelles et/ou familiales.
 
C’est le talonneur David Lahille qui ouvrit le score sur une magnifique percée, suivi par un 2e essai de Manuarii Richmond transformé par Antony Tesquet qui permet à Tahiti de mener 12-0. Les Samoans, piqués à vif, réduisirent le score à 12-5 grâce à un essai, le score évolua ensuite grâce à des pénalités de chaque côté : 15 à 8 à la mi temps.
 
En 2e mi temps, les deux équipes se livrèrent une bataille terrible, se rendant coup pour coup, mais le score n’évoluera pas. Il faudra attendre les dernières minutes pour que Ralph Teriitaohia, le capitaine remplaçant, marque en coin et réduise à néant les espoirs des Samoans. Résultat final : 20 à 8 pour Tahiti.
 
Avec deux victoires et une défaite, Tahiti obtient la 2e place du tournoi derrière la Papouasie Nouvelle Guinée, un résultat de bon augure pour la suite de l’évolution du rugby tahitien. Dans deux ans, le gagnant de la Coupe d’Océanie 2017 affrontera en match de barrage le moins bien classé de la Coupe du Pacifique 2015 (Fiji, Samoa ou Tonga). Le vainqueur de ce barrage sera qualifié pour la Coupe du monde 2019. SB

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Bernard Di Rollo a été élu président de la fédération polynésienne de judo.

Berdard Di Rollo est le nouveau président de la fédération polynésienne de judo. Le président du Venus Judo Club de Mahina est un ‘touche à tout’ dynamique, il a été, entre autres, à l’origine du premier championnat de jiu jitsu brésilien et du premier championnat itinérant de lutte sur sable.

Bernard Di Rollo a été élu président de la fédération polynésienne de judo.
Le 31 août 2015. Bernard Di Rollo, le président du Vénus Judo Club de Mahina, vient d’être élu au poste de président de la fédération polynésienne de judo. Lui et son équipe seront en poste pour quatre années. L’ancien président de la fédération était Antony Lallut.
 
Bernard Di Rollo est bien connu dans le monde des arts martiaux. En dehors d’apporter son soutien lors de l’organisation des diverses compétitions fédérales de judo, il a pu faire preuve de plusieurs initiatives depuis 2014, comme l’organisation du premier championnat de jiu jitsu brésilien ou encore d’un championnat itinérant de lutte sur sable.
 
Ce président de club de judo dynamique a su faire preuve d’ouverture en s’adaptant au goût local prononcé pour le jiu jitsu brésilien, sans pour autant délaisser sa discipline, le judo. Il a toujours milité pour un décloisonnement des disciplines incitant les pratiquants à s’essayer à des disciplines différentes. Il a organisé diverses manifestations en s’associant avec Dany Gerard de la Tahitian Top team.
 
Son initiative de championnat de lutte sur sable n’a pas manqué d’originalité. Elle a permis aux judokas de sortir un peu de leur salle pour se retrouver sur les plages du fenua, tout en permettant également à des champions de jiu jitsu de plusieurs clubs tahitiens de s’affronter sur le sable, créant ainsi un parallèle avec la lutte.
 
Bernard Di Rollo a également joué un rôle important dans la redynamisation de la fédération de lutte et disciplines associées, présidée par Hiro Lemaire. Il a été élu samedi lors de l’assemblée générale élective de la fédération polynésienne de judo. SB

Bernard Di Rollo a été élu président de la fédération polynésienne de judo.

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Semaine du microcrédit de l’Adie jusqu’au 4 septembre 2015 : agriculture, pêche et artisanat mis en avant

Semaine du microcrédit de l'Adie jusqu'au 4 septembre 2015 : agriculture, pêche et artisanat mis en avant
PAPEETE, le 31 août 2015. (COMMUNIQUE) Hinatea Tama-Georges, cinquième adjointe au maire de Papeete, a assisté ce lundi 31 août 2015 à l’ouverture de la 5e édition de la semaine du microcrédit en Polynésie française, aux côtés du ministre de la relance économique, Teva Rohfritsch, de Gilles Cantal, secrétaire général au haut commissariat, d’Armelle Merceron, représentante à l’Assemblée de la Polynésie francaise, des représentants des banques et du secteur agricole, de la CCISM, de la Sofidep, de la Cagest ainsi que du Contrat de ville.

Jusqu’au vendredi 4 septembre 2015, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) mettra à l’honneur trois secteurs d’activité très représentatifs et marquant le savoir-faire du Fenua : l’agriculture, la pêche et l’artisanat. Cette manifestation sera l’occasion en outre pour l’association d’informer le public sur ses missions ainsi que de mettre en avant les porteurs de projet. A cet effet, quelques porteurs de projet de l’Adie tiendront un stand pour présenter leur activité et leur parcours. Les partenaires seront également présents.

En 2014, ce sont 1 800 microcrédits qui ont été accordés et un peu plus de 2 300 personnes qui ont été accompagnés depuis la création de l’Adie en 2009 en Polynésie française. L’association pour le droit à l’initiative économique aide les porteurs de projet exclus du marché du travail et du système bancaire à financer leur entreprise grâce à un microcrédit.

Pour l’année 2014, près de 600 microcrédits ont été accordés et plus de 500 entreprises ont été créées. Au total, l’association a versé plus de 239 millions Fcfp à de jeunes entrepreneurs. En 2015, l’Adie estime que plus de 275 millions Fcfp pourront être versés pour près de 695 microcrédits accordés.

Yoann Capmas, délégué territorial des Îles du Vent, n’a pas manqué de remercier les partenaires financiers : l’Etat, le Pays, les banques et les communes, ainsi que d’autres organismes financiers. Il a également salué le dévouement des bénévoles qui contribuent à la réussite des actions de l’Adie.

L’Adie est également implantée aux îles Sous le Vent, aux Tuamotu et aux Australes.

Semaine du microcrédit de l'Adie jusqu'au 4 septembre 2015 : agriculture, pêche et artisanat mis en avant

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Gaston Flosse se prépare à exclure Edouard Fritch du Tahoera’a

Gaston Flosse se prépare à exclure Edouard Fritch du Tahoera'a
PAPEETE, 31 août 2015 – Le Tahoera’a Huiraatira provoque un conseil politique ce mardi à Erima. Le principal objet est de statuer sur l’avenir d’Edouard Fritch au sein du parti politique et d’organiser le congrès qui entérinera cette sanction.

La convocation est arrivée par huissier lundi matin, à la Présidence. Dans le même mouvement, un courrier de quatre pages a été remis par voie d’huissier à Edouard Fritch. Courrier dans lequel Gaston Flosse expose à l’attention de son président délégué un ensemble exhaustif de griefs, en invitant l’intéressé à venir assurer sa défense, mardi soir à Erima.

Dans des termes flutés, à commencer par un « Cher compagnon« , la convocation « prie » Edouard Fritch de « bien vouloir assister à la réunion du conseil politique (du) mouvement dont l’ordre du jour comportera les points suivants« .

C’est dans l’ordre du jour que les intentions se précisent : exposé du « comportement d’Edouard Fritch à l’égard des élus du Tahoera’a Huiraatira« , par Teura Iriti (point 2) ; projets de « sanctions prévues par l’article 39 (des) statuts à l’encontre de M. Edouard Fritch, président délégué du Tahoera’a Huiraatira » (point 8).

Un ordre du jour qui ne laisse que peu de doute sur les intentions de Gaston Flosse. Le président du parti orange souhaite provoquer l’exclusion de son président délégué et voir cette décision être entérinée régulièrement. Un grand conseil devrait être convoqué assez rapidement.

Cela devra être définitivement régularisé lors d’un congrès. Et justement, c’est prévu à l’ordre du jour.

CLes points 5, 6 et 7 du conseil politique annonce l’organisation d’un congrès extraordinaire, qui devrait se tenir vraisemblablement avant la date du 28 novembre annoncée dernièrement par Gaston Flosse.

Le 14 août dernier, Edouard Fritch a engagé une procédure civile en référé demandant à la justice de constater l’incapacité de Gaston Flosse à occuper la présidence du parti depuis le 23 juillet 2014, et sa condamnation à une peine de privation de ses droits civils et civiques. Le président délégué demande au tribunal de nommer un administrateur judiciaire à la tête du parti. L’audience a été renvoyée au 14 septembre.

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En tentant de s’introduire chez un policier municipal, le cambrioleur choisi mal sa victime

En tentant de s'introduire chez un policier municipal, le cambrioleur choisi mal sa victime
PAPEETE, le 31 août 2015 – Un jeune monte-en-l’air de 30 ans a été condamné pour la quinzième fois, ce lundi après-midi par le tribunal correctionnel. Ses vols à répétition lui ont déjà valu de passer 4 ans et demi derrière les barreaux.

Douze mois de prison, dont 4 avec sursis. Si le jeune cambrioleur de 30 ans condamné cet après-midi en correctionnelle a échappé au mandat de dépôt, synonyme d’aller simple pour Nuutania, il a enrichi son casier judicaire déjà bien chargé d’une ligne, la quinzième, et 8 mois de prison ferme à effectuer en liaison avec le juge de l’application des peines.

« Le temps est venu d’arrêter la collection« , n’a pu s’empêcher de sermonner le président du tribunal. Le jeune homme, qui n’a quasiment été condamné que pour des faits de vols dans sa déjà longue carrière, cumule à seulement 30 ans plus de 4 ans et demi de prison. Mais il promet qu’on ne l’y reprendra plus…

« Il a craqué« , lance son avocate. « Il a très, très mal vécu ces années de détention et il n’avait qu’une peur avant l’audience, y retourner. Il a été reconnu travailleur handicapé par la Cotorep. Il a effectué toutes les démarches pour trouver un emploi depuis sa sortie de prison en fin d’année dernière mais on ne lui a toujours pas trouvé de travail. Il a perdu patience« .

Le policier aperçoit une ombre forcer sa porte-fenêtre

Les faits remontent à début juillet. Après une soirée passé à boire, le jeune tane est rattrapé par ses démons et se lance dans ce qu’il sait faire de mieux : la cambriole. Vers 3 h du matin dans une rue de Papeete, il s’introduit au domicile de sa première victime qui dort à poings fermés, vole un trousseau de clés qui traîne et s’enfuit avec le scooter du malheureux.

Une heure plus tard, il fait une seconde victime à qui il dérobe de l’outillage. Sa nuit à filouter s’achèvera par un flagrant délit au domicile d’un policier municipal, à Faa’a. Le mutoi est debout quand il aperçoit le monte-en-l’air qui force sa porte-fenêtre. Il appelle les collègues qui signent la fin de la récréation.

« C’est pas de chance, il était réveillé et c’est un policier« , ironise le président du tribunal. « Je voulais essayer de me faire un peu d’argent… » avoue le prévenu, qui explique une nouvelle fois qu’on ne l’y aurait jamais repris si les services sociaux lui avaient dégoté ce précieux travail auquel il aspire. « Je ne sais pas si vous vous levez tôt pour aller chercher du travail, mais en tout cas vous vous lever tôt pour aller voler« , n’a pu que constater le président du tribunal.

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Demain les paiements cash ne pourront plus dépasser 119 300 Fcfp

Demain les paiements cash ne pourront plus dépasser 119 300 Fcfp
PAPEETE, le 31 aout 2015 – C’est fait, dès demain les paiements en espèces ne pourront plus dépasser 1000 euros, soit 119 300 Fcfp. Pour la majorité de la population, cette mesure n’aura aucun effet. Pour ceux qui n’ont pas de compte bancaire par contre, c’est une sacrée complication qui s’annonce, d’autant que l’administration n’est pas du tout prête…

Dès demain il deviendra illégal pour les résidents de Polynésie française de régler toute transaction de plus de 119 300 Fcfp en espèces. Cette règle s’applique à toute opération où au moins un professionnel est concerné, et donc aussi au versement des salaires. Mais pour contourner ce problème, les employeurs qui règlent leurs salariés en cash prévoient de les payer toutes les semaines au lieu de chaque mois, comme c’est déjà souvent le cas. Du côté des commerces, ce sont les gros achats qui seront les plus affectés : véhicules, produits de luxe, etc. Là encore, certains commerçants annoncent déjà qu’ils vont simplement diviser le paiement en plusieurs échéances, toutes inférieures à la limite… Impossible pour l’instant de trouver un interlocuteur dans l’administration capable de nous dire si ces petits arrangements seront autorisés (voir encadré).

Jusqu’à hier une limite existait déjà, mais elle était fixée à 358 000 francs. Le changement est causé par un arrêté pris à Paris le 24 juin dernier, mais applicable partout en France ainsi qu’en Polynésie, en Nouvelle Calédonie et à Wallis et Futuna. L’idée est de lutter contre les trafics, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ceux qui espèrent qu’un bug administratif permettrait au Fenua d’être épargné quelques mois de plus en seront pour leurs frais : l’arrêté d’application a bien été publié au JOPF le 10 juillet.

LES TOURISTES AURONT DROIT À 1,2 MILLION FCFP

Pour les non-résidents, c’est-à-dire principalement les touristes étrangers, le maximum est lui aussi revu à la baisse, de 15 000 à 10 000 euros, soit 1 193 000 Fcfp. De quoi acheter encore pas mal de souvenirs, on pense notamment aux bijoux et aux perles de Tahiti.

Mais le secteur perlier craint tout de même les effets négatifs de ce décret, à cause de la façon dont les grossistes et bijoutiers de Tahiti s’approvisionnent. Ils ont pour habitude de se rendre chez les perliculteurs et de leur acheter leurs perles en espèces. Car, comme pour le coprah (voir encadré), le problème d’accès aux services bancaires dans les Tuamotu est universel et les fermes perlières payent toutes leurs charges en numéraire… Une source proche d’un des GIE de producteurs nous confirme que les professionnels comptent bien contourner cette loi sans état d’âme. « Et qui viendra nous contrôler ? » nous glisse-t-on.

Des exceptions pour les particuliers et les administrations

La loi prévoit trois exceptions à cette limite :

1- Les paiements réalisés par des personnes qui sont incapables de s’obliger par chèque ou par un autre moyen de paiement, ainsi que par celles qui n’ont pas de compte de dépôt

2- Les paiements effectués entre personnes physiques n’agissant pas pour des besoins professionnels

3- Les paiements des dépenses de l’État et des autres personnes publiques

Ceux qui n’ont pas de compte en banque ne devraient donc pas être affectés (à condition peut-être de demander une attestation à l’IEOM, voir encadré). Il en va de même pour les transactions entre particuliers, par exemple une voiture achetée d’occasion par les petites annonces.

La dernière exception concerne toutes les personnes publiques et s’applique donc à toutes les administrations, sauf celles sous droit privé comme la CPS. Il faut donc en déduire qu’elles ne sont pas concernées par « l’objectif de cette mesure (qui) est de limiter la part des transactions anonymes dans l’économie qui peuvent correspondre à des actions de fraude, de blanchiment voire de financement du terrorisme », selon les mots utilisés par le ministre des Finances Michel Sapin pour justifier la nouvelle limite des paiements en espèces.

Demain les paiements cash ne pourront plus dépasser 119 300 Fcfp
Aux Tuamotu ils ne sauront pas quoi faire des chèques

Ethode Rey, président de la Confédération des armateurs de Polynésie (qui représente 60% des bateaux assurant la liaison des îles avec Tahiti), nous explique le problème très pratique que va causer ce décret pour les coprahculteurs : « Le kilo de coprah leur est acheté à 140 francs. Là il ne faut pas dépasser 120 000 francs, donc ça équivaut à 850 kilos de coprah à peu près. Or, souvent ils ont des productions supérieures, qui peuvent valoir jusqu’à 300 000 francs… Comment les payer ? Alors ça ne pose pas de problème pour nous, on peut leur faire des chèques, mais eux ils n’ont pas de compte en banque, et il n’y a même pas d’agences bancaires dans la plupart de ces îles pour les encaisser. Nous avons alerté le ministère des Archipels il y a déjà un mois et demi. Bon ils ne veulent rien faire. Ça ne fait rien, on fera des chèques, c’est un moyen légal de paiement, ils ne peuvent pas les refuser. Et au ministère ils auront des retours des îles disant ‘qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse avec ces chèques-là ?’. »

La seule solution pratique serait de diviser les chargements de coprah en lots de moins de 850 kilos et de faire autant de factures… « Mais de notre côté il faut qu’on soit clair. Il faut voir la position des autorités, est-ce qu’ils vont laisser passer ça ? »

Comment prouver que l’on n’a pas de compte en banque ?

D’après l’IEOM, en l’absence d’un fichier central officiel comme en Métropole (le Ficoba), il sera possible pour les particuliers de demander une attestation « de non-inscription au Ficom », le fichier interbancaire utilisé pour recenser les interdits bancaires et qui contient la liste de tous les comptes ouverts en Polynésie. Il faudra écrire à l’IEOM (IEOM Papeete, BP 583, 98713 Papeete) ou se rendre à leurs bureaux (21 rue du Docteur Cassiau à Papeete), avec une lettre demandant d’exercer son droit d’accès au Ficom et une photocopie d’une pièce d’identité.

Qui va faire appliquer le texte ?

La question est de savoir si ce décret sera effectivement appliqué sur le terrain, et donc si des agents du Pays ou de l’État seront chargés de contrôler les entreprises. La DGAE est persuadée que c’est l’IEOM qui est en charge de ce volet. L’Institut, lui, explique qu’elle est en charge de la politique économique, pas des contrôles, et redirige vers la DGAE et l’administration fiscale. A la direction des impôts, on explique que leur rôle n’est pas de vérifier les paiements, mais d’encaisser les impôts, et que les contrôles relèvent plutôt de la DGAE…

Une expertise de la direction juridique des impôts serait aussi en cours pour savoir si oui ou non il est encore possible de payer ses impôts en espèces, au-delà des fameux 119 300 Fcfp…

Les monnaies électroniques également concernées

La limite de paiement s’applique aussi aux « monnaies électroniques », un concept juridique extrêmement vague qui peut concerner aussi bien les paiements sur Internet en général, les services d’entreprises comme PayPal, ou bien les crypto-monnaies anonymes à l’instar des Bitcoins. Une ambiguïté qui ne sera levée que par la jurisprudence. En attendant, prudence donc…

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Une houle de 5 à 6 mètres prévue mardi et mercredi aux Australes

Une houle de 5 à 6 mètres prévue mardi et mercredi aux Australes
FAA’A, le 31 août 2015. Météo France a émis ce lundi après-midi un avis de vigilance en raison d’une forte houle attendue particulièrement sensible dans le sud du territoire. Un vaste système dépressionnaire affecte le large Sud du Pays qui affecte les Australes, placées en vigilance orange pour les prochaines 24 heures.

Dans les Australes Ouest, Centre et Rapa : la houle de Sud Ouest atteint 3,50 mètres dans le courant de lundi à mardi, et pendant toute la journée de mardi. Elle atteindra 5 mètres sur le Nord de l’archipel et 6 mètres sur Rapa dans la journée de mercredi. Toujours aux Australes, la météo est agitée avec un fort vent de Sud-Ouest ce mardi avec des pointes à 80 jusqu’à 100 km/h par effet côtier vers Rapa. Il vire au Sud Est assez fort mercredi au Nord, au secteur Sud à Rapa.

En raison de cette vigilance orange, Météo France rappelle que des phénomènes météorologiques dangereux sont prévus. Les habitants des îles concernées par cette forte houle doivent se tenir informés de l’évolution météorologique et suivre les consignes particulières éventuellement émises par le Haut-Commissariat.

On retrouve enfin une situation météorologique compliquée sur les Tuamotu et les Gambier. Au Nord, vent de Nord Est faible à modéré ; au Centre Tuamotu, Nord à Nord Ouest modéré à assez fort, rafales 60 kilomètres/heure ; au Sud Tuamotu/Gambier, Nord-Ouest modéré à assez fort, rafales à 70 kilomètres/heure sous grains. Mercredi, il se généralise au Sud à Sud Est avec des rafales à 70 kilomètres/heure. De même la houle s’amplifie jusqu’à 3,50 mètres dans le sud des Tuamotu Gambier mardi et 4 mètres ce mercredi.

Pour en savoir plus et suivre ces phénomènes au plus près avec Météo France, CLIQUER ICI

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