Espoirs de bébé panda géant à Tokyo après un rare accouplement

Espoirs de bébé panda géant à Tokyo après un rare accouplement
Tokyo, Japon | AFP | lundi 27/02/2017 – Effervescence au zoo Ueno de Tokyo: ses deux pandas géants se sont enfin accouplés lundi, pour la première fois en quatre ans, une nouvelle qui a réjoui jusqu’aux investisseurs d’un restaurant chinois voisin.
Ces derniers jours, Shin Shin et Ri Ri, tous deux âgés de 11 ans, avaient été éloignés des regards afin de leur assurer des moments d’intimité en cette période propice, qui n’est que de quelques jours par an (entre février et mai). 
Lundi, ces timides animaux, réputés pour leur maladresse en amour, ont commencé à se faire la cour. « Nous les avons laissés ensemble à 08H06 et nous avons constaté qu’ils s’étaient accouplés pour 52 secondes à partir de 08H48″, a annoncé le zoo dans un communiqué.
Quatre minutes plus tard, ils étaient de nouveau séparés.
« Les pandas aiment la solitude, s’ils vivaient ensemble ils pourraient se quereller et se blesser », a expliqué à l’AFP un porte-parole du zoo.
Cet accouplement a ravivé les espoirs d’un bébé panda.
Shin Shin, apportée de Chine en 2011, juste avant le grand tsunami du nord-est du Japon, avait donné naissance à un petit en 2012, le premier dans ce zoo depuis 24 ans, mais celui-ci est mort de pneumonie six jours après sa naissance. En 2013, elle avait montré des signes de grossesse, il s’agissait cependant d’une fausse alerte.
Même la Bourse de Tokyo a salué cet interlude amoureux: l’action de la chaîne de restaurants chinois Totenko, qui dispose d’un établissement près du zoo, a bondi de près de 10% après l’annonce, avant de finir sur un gain de 2,90%.
Selon des estimations, il reste moins de 2.000 pandas géants en liberté, dans trois provinces du centre-sud de la Chine.

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Logement social : Les multiples objectifs de Jean-Christophe Bouissou

Logement social : Les multiples objectifs de Jean-Christophe Bouissou
PAPEETE, 27 février 2017 – Le logement social est un domaine qui est familier à Jean-Christophe Bouissou qui a déjà occupé cette charge dans le gouvernement de Gaston Flosse, en 1998. Malgré les nombreuses intempéries qui ont touché le pays ces derniers temps, le ministre du Logement, de l’Aménagement et de l’Urbanisme ne désespère pas et tire un bilan plutôt positif des actions menées par son prédécesseur, Tearii Alpha. Cependant, il veut aller plus loin et augmenter les missions dans le secteur des logements groupés, en particulier. Interview.

Quelles sont vos priorités cette année ?

Jean-Christophe Bouissou : Il faut reconnaitre que Tearii Alpha a apporté une contribution importante sur l’harmonisation des programmes de logement parce qu’on est passé de pratiquement rien, à une production aujourd’hui qui représente en habitats dispersés 400 logements en 2016, et on espère en réaliser 500 en 2017. En habitat groupé, c’est-à-dire les lotissements, on va livrer cette année plus de 130 logements avec des programmes courts, notamment le domaine Labbé que tout le monde attend avec impatience. On est passé de pratiquement aucun logement en 2012-2013, à aujourd’hui 350 unités livrées. Donc, si on regarde sur le plan de financement, c’est un triplement d’engagements financiers entre 2013 et 2016. On est passé de 3 milliards de francs à près de 13 milliards sur ces trois à quatre ans. Je n’ai pas évoqué la situation des familles qui souhaitent aussi être soutenues en termes de réfection des logements. L’année dernière, nous avons aidé plus de 900 familles en termes d’aides en matériaux. Et nous avons prévu pour 2017 d’atteindre entre 1 000 et 1 500 familles. On est vraiment sur une pente ascendante. Donc pour répondre à votre question de savoir quels sont mes objectifs. C’est d’aller plus loin et d’augmenter substantiellement les missions et particulièrement, dans le domaine du logement groupé, ceux qui concernent plutôt les familles qui ne disposent pas d’un terrain. Donc, pour se faire, il y a un gros travail de détermination des terres qui peuvent rentrer à l’intérieur du cadre de nos programmations de logements.

Des logements groupés qui seront construits sur les terrains appartenant au Pays ?

C’est cela. J’ai demandé à mes services et en l’occurrence à mes conseillers techniques de regarder de près avec la Direction des affaires foncières ce que l’on appelle le sommier des biens, c’est-à-dire le recensement des terres qui sont de la propriété du Pays, et qui pourraient rentrer en ligne de compte dans le programme de construction de logements sociaux, quelles que soient les communes, mais aussi dans les îles. Je crois me souvenir qu’on atteint quand même 2 600 à 2 700 dossiers à constituer de la part des familles polynésiennes qui n’ont pas, aujourd’hui, d’autre alternative que de solliciter le soutien et la solidarité du Pays, au travers des constructions de lotissements sociaux. Donc, je lance un appel aux privés qui souhaiteraient se séparer de leurs terres pour contribuer, par cela, à nous aider à augmenter la production de logements sociaux, tout en gardant un équilibre dans les communes. Notre souhait aujourd’hui est de répartir ces contrats sur des communes un tout petit peu éloignées de Papeete, c’est le cas de Paea et de Papara, où il y a des disponibilités foncières. De même que Papenoo, où on est à 14-15 km de Papeete, ce qui situe Papenoo à la même situation que la Punaruu. Tout cela permettra de contribuer à augmenter la production.

Avez-vous déjà lancé des chantiers ?

Nous avons des chantiers qui vont se terminer. Je disais pour 2017, nous avons le domaine Labbé, nous avons également d’autres projets qui vont démarrer. Sur Moorea, nous avons un lotissement Apahani, à Afareaitu. C’est donc un démarrage qui est prévu vers le mois de mars, en fonction de l’avancée des études. C’est pareil sur Mahina, nous avons un projet qui est d’ores-et-déjà déterminé sur Atima, c’est un projet qui intéresse la commune et les habitants parce qu’on voit aujourd’hui, les gens qui ont été sinistrés veulent continuer à habiter dans leur commune. Nous avons toute une succession de projets qui nous amène à augmenter la cadence de réalisation des logements sociaux. Et on prévoit notamment en 2018-2019 de pouvoir livrer pratiquement 350 logements en habitat groupé, alors que nous étions jusqu’à présent, à environ une centaine voire 150. Donc, c’est le doublement de la production en matière de logement groupé. S’agissant de l’habitat dispersé, notre objectif est de dépasser, cette année, le chiffre de 400, puis les années suivantes d’atteindre le chiffre de 500 voire même de 600, en fonction, bien évidemment, des moyens financiers qui sont mis à notre disposition.

Concernant cette fois-ci les demandes d’aides en logement dispersé, combien en recensez-vous ?

Nous sommes à 2 300-2 400 familles qui sollicitent une aide au logement par la construction de fare OPH. Il y a eu une belle évolution quand même sur la règlementation dans ce domaine-là, puisque nous avons fortement baissé le montant d’acquisition de ces fare. A minima, je crois savoir que pour les familles qui n’ont vraiment pas de ressources, le seuil doit se situer à 100 000 voire un petit peu plus de 100 000 francs. Ce qui veut donc dire que c’est très accessible, les gens peuvent mettre un peu d’argent de côté et régler ce type de participation. Nous avons aussi des moyens financiers importants qui nous permettent de pouvoir réaliser, à l’avenir 350-400-500 fare. Il fut une époque, dans les années 1999-2000-2001, on réalisait 600 à 700 fare MTR par an, et je me rappelle aussi qu’en 1998, lorsqu’il y a eu les cyclones Osea et Martin, avec le Fonds d’entraide aux îles (FEI) lorsqu’Edouard Fritch était le ministre du développement des archipels, on avait construit 2 500 fare pour répondre aux besoins de la population qui avait été durement touchée par ces deux cyclones. Donc, sur le plan de la production, tout est une question de financement derrière et de méthode de production. Il ne faut pas hésiter à recruter un maximum d’entreprises, que ce soit sur Tahiti ou dans les îles, à répartir les lots pour les constructions, et à donner aussi des objectifs de construction. Un fare MTR, c’est de 3 semaines à 1 mois de construction, en plus ce serait un peu prohibitif par rapport à nos objectifs.

Au sujet des familles qui ne paient pas leur loyer, malgré l’aide familiale au logement. Que risquent-elles ?

Ca n’est pas l’expulsion qui est la première approche. C’est d’abord des cessions d’explication, des rencontres, des discussions avec, à la fois, le service des affaires sociales mais aussi des agents de l’OPH qui connaissent bien les questions de psychologies humaines. Si on s’efforce aujourd’hui à construire des logements, c’est justement pour permettre aux familles en difficulté de pouvoir se reconstruire. Mais en même temps, nous sommes aussi dans une société où chacun doit apporter sa contribution, c’est-à-dire que pour être aidé, il faut aussi montrer qu’on a cette prise de conscience et que nous avons une part aussi à apporter, même si elle est modeste. Ce qui est toujours difficile, c’est de voir des gens qui mettent toutes autres formes de dépenses comme étant beaucoup plus prioritaires que de payer son loyer. Il y a des gens qui n’ont jamais payé leur loyer depuis le premier jour, où ils ont mis le pied dans leur logement. La grande question qui se pose à nous aujourd’hui est : est-ce que c’est juste que nous ayons encore aujourd’hui 2 500 familles qui sont prêtes à faire l’effort de contribution, et puis voir à côté le contre-exemple, des gens qui se foutent de tout ? Moi, je vous le dit, je ne suis pas d’accord. Donc, notre souhait est d’amener les gens à prendre conscience et à contribuer sinon tout notre système s’effondre.

Quelle est la fourchette concernant justement les impayés qui sont enregistrés à l’OPH ?

Je suis heureux de constater qu’il y a une reprise de cette situation qui a été préoccupante, il y a quelques années. Et je crois qu’en termes d’impayés, chaque année nous avons un taux de recouvrement de l’ordre de 85 %. Ce qui veut donc dire qu’on a environ 15 % des gens qui ont des difficultés à payer leur loyer. On voit que cette proportion diminue petit à petit, mais c’est aussi parce qu’il y a une prise de conscience au niveau des gens. La situation qui s’améliore. Il ne faut pas relâcher, il faut continuer à sensibiliser les familles et à faire en sorte que nous ayons un système vertueux qui fonctionne, et ne pas oublier notamment, que les loyers qui sont versés nous aident à l’autofinancement des futurs programmes.

Concernant cette fois-ci les sinistrés du mois de janvier. Dernièrement vous aviez distribué 57 bons d’aide en matériaux. Aujourd’hui, combien sont encore dans l’attente ?



Nous avons validé 117 dossiers supplémentaires et 20 dernièrement, ce qui représente 137. Les bons sont en cours de constitution. Il y avait surtout un gros travail d’élaboration, les devis doivent être au plus juste. Il ne s’agit pas de faire les choses trop rapidement, et de s’apercevoir qu’on a oublié tel ou tel matériel de construction. A l’heure où on parle, en termes de bilan, nous sommes à plus de 200 bons d’aides en matériaux validées par la commission de secours pour une cinquantaine, je crois 54 fare OPH à reconstruire. Sur ce chiffre de 54, il y a des fare que l’on pourra réaliser sans trop de problèmes, il y en a peut-être d’autres qui vont souffrir de quelques retards dus à la situation des terrains.

Vous prévoyez notamment un collectif pour le mois de mars pour aider les sinistrés ?

C’est cela. Pour le moment, on n’a pas le montant exact qui sera présenté. Mais à la grande louche, je dirai qu’on va varier entre 650-700 millions de francs pour l’habitat quelle que soit la forme de l’aide. On aura pour les équipements publics, les routes, les ponts, le confortement des berges, facilement 1,6 à 1,7 milliard de francs. S’il faut rajouter aussi les équipements communaux, là je n’ai pas encore les chiffrages puisque cela relève des communes et du champ de compétence de l’Etat, mais c’est aussi plusieurs centaines de millions. Vous voyez tout de suite qu’on est entre 2,5 à 3 milliards de francs de notes à présenter. S’agissant simplement pour le Pays, on sera à près de 2 milliards à 2,5 milliards, à mon avis, que l’on présentera certainement au niveau du collectif budgétaire.

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Un Allemand décapité par des islamistes aux Philippines

Un Allemand décapité par des islamistes aux Philippines
Manille, Philippines | AFP | lundi 27/02/2017 – Les islamistes philippins d’Abou Sayyaf ont décapité un septuagénaire allemand enlevé à bord de son voilier l’an dernier dans le sud des Philippines, a confirmé lundi le gouvernement à Manille.
Le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes, avait rapporté qu’une vidéo postée par le groupe extrémiste montrait un membre d’Abou Sayyaf, spécialisé dans les enlèvements crapuleux, en train d’assassiner Jürgen Kantner avec un couteau.
Peu après la publication de cette vidéo, un responsable gouvernemental, Jesus Dureza, a confirmé la mort de l’Allemand âgé de 70 ans.
« Nous avons fait de notre mieux (pour le sauver), mais en vain », a-t-il affirmé.
Des responsables militaires dans le sud du pays ont affirmé que le corps de l’Allemand n’avait pas encore retrouvé.
Abou Sayyaf, accusé d’être à l’origine des pires attaques terroristes de l’histoire de l’archipel, avait exigé avant dimanche le versement d’une rançon de 30 millions de pesos (560.000 euros) pour libérer son otage.
L’armée philippine avait annoncé le 7 novembre avoir découvert le Rockall, le voilier de Jürgen Kantner, dérivant dans le sud des Philippines. La dépouille de sa compagne, Sabine Merz, avait été découverte à bord, présentant une blessure par balle.
Le couple avait déjà été enlevé en 2008 par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden et retenu pendant 52 jours. L’AFP avait interviewé le couple en 2009 au sujet de cette épreuve et Jürgen Kantner avait expliqué qu’il ne renoncerait jamais à naviguer.
Basé dans les îles reculées du sud des Philippines où la majorité des habitants sont musulmans, Abou Sayyaf a prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (EI). 
Il a extorqué des millions de dollars de rançon en enlevant des otages étrangers et chrétiens et les analystes jugent qu’il s’agit plus d’un groupe crapuleux que d’un mouvement idéologique.
Abou Sayyaf a exécuté deux Canadiens, en avril et en juin, lorsque les millions de dollars de rançon demandés n’avaient pas été versés.
Abou Sayyaf est une ramification extrémiste de l’insurrection séparatiste musulmane qui a fait plus de 100.000 morts depuis les années 1970 dans ce pays d’Asie du Sud-Est composé à très grande majorité de catholiques fervents.
Considéré comme une organisation terroriste par Washington, il a été fondé au début des années 1990 avec des financements du réseau Al-Qaïda.
En 2014, les islamistes d’Abou Sayyaf avaient enlevé un autre couple d’Allemands sur leur yacht dans le sud des Philippines. Ils les avaient relâchés six mois plus tard en affirmant avoir reçu les 250 millions de pesos exigés (4,6 millions d’euros).

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Nouvelle-Calédonie: deux gendarmes blessés par des tirs lors d’une intervention

Nouvelle-Calédonie: deux gendarmes blessés par des tirs lors d'une intervention
Nouméa, France | AFP | dimanche 25/02/2017 – Deux gendarmes ont été légèrement blessés par des tirs lors d’une intervention, près de Nouméa, a-t-on appris dimanche auprès du haut-commissariat.

Les faits se sont produits samedi soir au niveau du territoire de la tribu kanake de Saint-Laurent sur la commune de Païta à environ 30 kilomètres au nord de Nouméa.
Les gendarmes intervenaient pour sécuriser la route principale de l’île où des jets de pierre sur les automobilistes avaient été signalés. Les forces de l’ordre ont alors été la cible de tirs. Un gendarme a été blessé à une épaule par des éclats et un autre a été touché au niveau d’un talon, a-t-on indiqué de même source.
La circulation a été interrompue durant la nuit avec une déviation par un itinéraire du littoral.
Dans un communiqué, le Haut-commissaire de la République (préfet), Thierry Lataste « a condamné fermement cet acte » et a qualifié ces tirs de « totalement inadmissibles. Une enquête est en cours.
Au sud de Nouméa, au niveau du territoire de la tribu de Saint-Louis sur la commune du Mont-Dore, des incidents – tirs sur les voitures et les gendarmes, jets de pierre, agressions d’automobilistes – surviennent périodiquement depuis fin octobre après qu’un jeune a été tué par un gendarme lors d’un contrôle qui a dégénéré.

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Présidentielle : Oscar Temaru affirme disposer de ses parrainages

Présidentielle : Oscar Temaru affirme disposer de ses parrainages
Paris, France | avec AFP | lundi 27/02/2017 – L’ancien président indépendantiste de la Polynésie française Oscar Temaru a affirmé avoir réuni suffisamment de parrainages pour se présenter à l’élection présidentielle, dimanche soir à Tahiti, à l’antenne de Polynésie Première.

Une demi-heure plus tôt, l’un de ses proches, Moetai Brotherson, avait déjà annoncé sur TNTV qu’il avait recueilli 511 promesses de parrainages issues de 30 départements et collectivités d’outre-mer.

Oscar Temaru a deux principaux objectifs lors de cette présidentielle : faire connaître au plan national  son combat contre le colonialisme et les essais nucléaires et proclamer l’indépendance de la Polynésie française en cas de victoire au plan local. Il compte utiliser l’élection présidentielle comme un référendum d’auto-détermination: « les gens qui voteront pour ma candidature sauront pour qui ils votent », a-t-il affirmé.

Cette auto-proclamation ne serait pas une première dans la République française, a indiqué Moetai Brotherson : « Ce n’est pas un acte dictatorial et immédiat, ça va être discuté avec l’ONU et avec la France, comme ça l’a été aux Nouvelles-Hébrides, devenu le Vanuatu indépendant », a-t-il précisé à l’AFP. « Le Kosovo a procédé à une auto-proclamation, et la France a été le premier pays à le reconnaître », a fait valoir Oscar Temaru.

Les indépendantistes polynésiens assurent avoir été approchés par tous les principaux candidats, sauf Marine Le Pen. Selon eux, la plupart leur ont proposé de se désister et de reprendre certaines de leurs idées dans leur programme, ce qu’ils ont refusé. Ils comptent demander aux deux candidats qualifiés pour le  second tour de se positionner sur les principales préoccupations de leur parti, comme « le fait colonial et le fait nucléaire », avant d’envisager d’annoncer un éventuel soutien. « On regroupera les revendications de toutes les régions qui souhaitent plus d’émancipation, et moins d’Etat jacobin », a précisé Moetai Brotherson.

Les autonomistes, partisans du maintien de la Polynésie française dans la République, remportent presque toujours les élections locales face aux indépendantistes. Mais ils sont très divisés depuis le conflit entre l’actuel président Edouard Fritch et son prédécesseur et mentor Gaston Flosse.
Le clivage gauche-droite est par ailleurs inexistant en Polynésie, et le vote très affectif à l’égard des leaders politiques locaux. Oscar Temaru parie donc sur un large rassemblement des électeurs sur le seul candidat polynésien à la présidentielle.

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N-Calédonie: mission d’observation de l’ONU en vue du référendum de 2018

N-Calédonie: mission d'observation de l'ONU en vue du référendum de 2018
Nouméa, France | AFP | lundi 26/02/2017 – Une mission d’observateurs de l’Onu est arrivée lundi en Nouvelle-Calédonie pour participer aux commissions chargées d’élaborer la liste électorale du référendum d’autodétermination, a constaté une journaliste de l’AFP.

Chaque année, des commissions administratives spéciales (CAS), présidées par un magistrat désigné par la Cour de cassation et comptant également un représentant de l’administration, le maire de la commune et deux électeurs mettent à jour les listes électorales spéciales de Nouvelle-Calédonie.

Il s’agit de la liste pour les élections provinciales, qui nécessite notamment d’être résident dans l’archipel depuis 1998, et de celle pour le référendum sur l’indépendance, prévu fin 2018, dont l’une des principales clauses est une présence continue dans l’archipel depuis au moins 1994.

Pour la deuxième année consécutive, avec l’aval de l’Etat et des deux grandes familles politiques calédoniennes (non indépendantiste et indépendantiste), un observateur de l’Onu, sans voix délibérative, prend part aux travaux des commissions.

« Nous sommes bien accueillis et nous sommes reconnaissants à l’Etat (français, ndlr) qui nous apporte l’appui nécessaire et reconnaissants aux parties prenantes des commissions, qui acceptent notre présence », a déclaré à la presse Flavien Misoni, président du groupe des experts de l’Onu.

L’an dernier, les observateurs avaient souligné la « transparence » des travaux, tout en formulant une série de recommandations.

« Des actions ont été entreprises du côté de l’Etat pour encourager les inscriptions et sensibiliser les mairies pour qu’elles remplissent leur rôle », s’est félicité M. Misoni.

Un croisement de fichiers a notamment été réalisé entre le registre des personnes de statut civil coutumier kanak et les listes électorales. Près de 9.000 courriers ont été envoyés pour inviter de potentiels électeurs kanaks à aller s’inscrire sur les listes.

Le corps électoral est un sujet politique hautement sensible en Nouvelle-Calédonie, où en vertu de l’accord de Nouméa (1998) un processus de décolonisation est en cours. L’archipel figure depuis 1986 sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser de l’Onu.

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Trophées du Sport – La grande famille du sport polynésien réunie

La soirée de gala des Trophées du sport s’est déroulée jeudi soir au Grand Théâtre de la maison de la culture devant une salle quasiment pleine. Michel Bourez, Dany Gérard et Hinatea Bernadino ont constitué le podium gagnant du prix du public. Billy Besson et Hinatea Bernadino remportent le prix du jury. La 3e édition des Trophées du sport a pris cette année une nouvelle dimension grâce à la synergie de diverses entités institutionnelles et privées.

Trophées du Sport – La grande famille du sport polynésien réunie
Le spectacle, retransmis en direct sur Polynésie 1e, a commencé par une scène symbolique, une jeunesse polynésienne en mouvement, fière de tenir le drapeau du Pays. La coordination de la soirée a été assurée par Kaha Brown de la société Tahiti Expert Events. La direction artistique de Christopher Prenat a su ajouter un peu de décontraction dans ce monde du sport cloisonné et parfois tellement focalisé sur le désir de réussite, il faut l’admettre, qu’il en oublie parfois de se détendre.
 
La soirée organisée sous l’égide du Ministère de la Jeunesse et des sports, aura permis de réunir pour la bonne cause Nicole Sanquer-Fareata, la Ministre de l’éducation, de la jeunesse et des sports et Tauhiti Nena, le président du comité olympique de Polynésie et également membre du jury du concours. Après le discours de Mme la Ministre, le directeur marketing d’Air Tahiti Nui Torea Colas, artisan de la première heure du concours, est monté sur scène pour remettre le prix du meilleur espoir femme qui a été décerné à la jeune surfeuse de Huahine Vahine Fierro.
 
Sarah Moux, directrice de Hine Magazine et gérante de Fenua Com, société éditrice de Tahiti Infos a été invitée à remettre le prix du meilleur espoir homme au champion de France cadet de lancer de javelot Teura Tupaia.
 
Patrick Moux, président et fondateur de Vodafone Polynésie et son équipe ont salué le courage et les performances de trois athlètes handisport : Patrick Viriamu, champion de Handi-va’a qui réside à Tubuai et qui était représenté par Pauline Moua la vice-présidente de la fédération handisport, Arsène Aie et Christian Chee Aye.
 
Anthony Pheu, directeur du service de la jeunesse et des sports également membre du jury, a remis le prix de la meilleure équipe féminine à l’AS Teva Va’a représentée par  Philippe Bernadino et sa nièce Hinatea. Cécile Tiatia, directrice technique de la Ministre de la jeunesse et des sports Nicole Sanquer et membre du jury, a remis le prix de la meilleure équipe masculine aux Tiki Toa qui sont montés tous ensemble sur scène.  On aura noté l’absence de Naea Bennett et Teva Zavéroni actuellement en Floride dans le cadre de la préparation de la prochaine Coupe du monde de beach soccer aux Bahamas. 

Trophées du Sport – La grande famille du sport polynésien réunie
Il y avait aussi des prix spéciaux
 
Après un défilé live mais présenté en vidéo part un Karl Lagerfeld-Christopher Prenat réussi, le prix de la personnalité sportive de l’année a été remis au président de la fédération de foot US Johann Bouit par Simoné Davanzati, responsable du service des sport de Tahiti Infos et point de départ en 2013 de ce concours des Trophées du sport. Ce prix « spécial Tahiti Infos », prix d’honneur,  n’a pas été soumis à la délibération du jury, tout comme le prix suivant, celui du meilleur ambassadeur Air Tahiti Nui.
 
C’est le président directeur général d’Air Tahiti Nui Michel Monvoisin qui a été remis le prix du meilleur ambassadeur ATN à Dany Gérard, en reconnaissance de tout le travail effectué par ce dernier pour la promotion du Pays et de la compagnie au Tiare à travers ses déplacements au Japon, aux Etats Unis, en Australie…
 
Gérald Prufer, directeur régional de Polynésie 1e et membre du jury, a quand à lui remis le prix du gagnant du jeu SMS à Apetahi Lelong, un jeu auquel ont participé de nombreuses personnes. Ces votes SMS, cumulés avec les bulletins papier du Tahiti Infos, ont permis de constituer le podium du public. Alain Barbaroux, directeur d’exploitation de Fenua Communication et directeur de publication de Tahiti Infos, a remis à Marie Hong Mouy, compagne de Houari Tetuanui, le prix du gagnant du tirage au sort parmi les votants des bulletins papier. Le tirage au sort a été effectuée par Me Elie, huissier de justice à Papeete. 

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Une synergie entre partenaires privés et publics
 
Ce fut ensuite à Nathalie Montelle, rédactrice en chef de Tahiti Infos, de monter sur scène pour rappeler l’historique du concours, qui a démarré  en 2015 à partir d’une réunion entre Torea Colas, Tahia Teikikaine du service marketing d’ATN et Nathalie Montelle et Simoné Davanzati pour Tahiti Infos.
 
On peut rappeler que Nathalie supervise la rédaction de Tahiti Infos. A ses côtés, Simone Davanzati a permis la création depuis 2012, c’est à dire depuis la date de la création du journal papier, d’un pôle sport dynamique, renforcé en 2015 par un partenariat avec Sport Tahiti de Pure Nena, faisant la part belle aux disciplines appréciées par les Polynésiens, les sports d’eau, les sports de combat, sans pour autant occulter les sports plus anciens qui continuent encore aujourd’hui de faire rêver et de plaire à un très grand nombre. Tahiti Infos est partenaire des plus grands évènements sportifs du fenua.
 
Mme la Ministre Nicole Sanquer-Fareata a décerné le prix du jury du meilleur athlète homme à Billy Besson, qualifié aux jeux olympiques de voile, tenant à ce titre le plus haut grade sportif réalisé par un sportif polynésien. Le prix a été remis à Tuiterai Salmon le président de la fédération de voile. Billy est actuellement en vacances à l’étranger et s’est montré ravi de participer à ce concours malgré la distance, il a d’ailleurs contribué à la constitution de son profil courant novembre malgré son emploi du temps chargé.
 
Rappelons également que la totalité des présidents des fédérations sportives de Polynésie étaient invités à cette soirée. Ils ont été remerciés pour leur action, associés aux très nombreux bénévoles constituant le tissu associatif exceptionnel qui existe en Polynésie.
 
Le prix du jury de la meilleure athlète femme a été décerné à Hinatea Bernadino. Elle a reçu son trophée des mains du  président de l’assemblée M. Marcel Tuihani, qui rappelons-le était un fervent pratiquant de motocross, une discipline absente cette année mais présente l’année dernière à travers la jeune Alexia Serthelon.
 
Le prix de l’événement préféré, voté par le public présent lors de la soirée, a été remis au président de la fédération de natation Michel Sommers pour l’événement Tahiti Swimming Experience qui avait permis la venue de plusieurs champions olympiques comme Florent Manaudou ou Frédérick Bousquet.

Trophées du Sport – La grande famille du sport polynésien réunie
La remise des prix du podium final, clou de la soirée, a été réservée aux dirigeants des trois entités partenaires de l’opération.
 
Gérald Prufer, directeur régional de Polynésie 1ère, a remis le 3e prix du public à Hinatea Bernadino qui aura récolté trois prix dans la soirée. Dany Gérard, absent des nominés du jury car son inscription sur la liste des athlètes de haut niveau n’est pas encore concrétisée, s’est vu remettre le 2e prix du public par Michel Monvoisin le PDG d’ATN, une belle et juste reconnaissance pour les années de travail effectuées. Il obtient ainsi son deuxième prix de la soirée.
 
M. Albert Moux, PDG de Shell- Pacific, Vodafone et gérant de Fenua Communication, partenaire privilégié à ce titre et invité d’honneur, a remis le prix du public de l’athlète de l’année à Michel Bourez. Le surfeur a terminé le championnat 2016 à la 6e place mondiale, s’offrant au passage le trophée du Pipeline Master à Hawai’i.
 
Remercions les partenaires qui ont participé aux dotations et lots remis aux gagnants : Teva Import, Vodafone, Shell Pacific, Hine Magazine, Tahiti Pacific, X-treme Gym, Polynésienne des eaux, Aremiti Ferry, Eau Royale, Vaima Sport, Rotui, Milo Powerade, Plomberium, Milo, Intercontinetal et Noni Energy, ainsi que les artistes qui ont animé les séquences. SB

Trophées du Sport – La grande famille du sport polynésien réunie

Trophées du Sport – La grande famille du sport polynésien réunie

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Salon de l’Agriculture à Paris : « Pour durer il faut opter pour la qualité et une stratégie marketing » (Alpha)

Salon de l’Agriculture à Paris :
PARIS, 26 février 2017 – Le ministre des Ressources primaires, Tearii Alpha, était, samedi, au Salon international de l’agriculture, porte de Versailles, à Paris. Il a, en premier lieu, assisté à un colloque, en présence du président de la République, François Hollande, ayant pour thème « quel enseignement agricole en 2025 ?« , puis s’est rendu sur le stand de la Polynésie française où il accueilli Ericka Bareigts, ministre des Outre mer.

Au terme du colloque, le président de la République est allé au-devant de Tearii Alpha, entouré d’Yvette Temauri, présidente de la Chambre d’agriculture et de la pêche lagonaire, et du député Jean-Paul Tuaiva. François Hollande lui a fait part du soutien de l’Etat suite aux dernières intempéries en Polynésie, avant de remercier le gouvernement polynésien pour l’accueil réservé à la ministre des Outre mer.

Le ministre des Ressources primaires a rejoint, ensuite, le pavillon 5 abritant les collectivités ultramarines et notamment la Polynésie française. Son très beau stand Tahiti et ses richesses abritera jusqu’au 5 mars des représentants du ministère du Développement des ressources primaires, de la chambre d’agriculture, de l’Epic Vanille et de nombreux exposants : Pacific Natural Product, Teava Rurua, Hotu Vanilla, Pacifique sud Ingredients, Heiva, Mana’o Tahiti, Tamure dream, la parfumerie Tiki ou encore le domaine de Pari Pari.

Tearii Alpha a tenu à les saluer : « Il faut remercier les exposants qui viennent de Tahiti, les maisons familiales rurales et son président Temauri Foster, et les enseignants et élèves de Tubuai et Tahaa venus exposer les produits propres au MFR. Remercier aussi la chambre d’agriculture et de pêche lagonaire, sa présidente Yvette Temauri qui est la coordinatrice de ce stand polynésien. Remercier aussi l’Epic Vanille de Tahiti qui vient présenter la vanille et quelques produits dérivés« .

Un label biologique
Salon de l’Agriculture à Paris :
Le ministre a indiqué qu’une telle opération de promotion n’était pas facile à organiser. Dans son esprit, l’idéal serait qu’à l’avenir la chambre d‘agriculture et la chambre de commerce travaillent de concert pour les prochaines éditions. « Mais nous sommes déjà fiers de voir représentée la Polynésie. C’est un stand qui est très visité« , s’est-il réjoui.

Si les visiteurs n’ont pu que percevoir le potentiel d’exploitation des produits exposés, le ministre croit en la valeur de produits transformés avec un label biologique, « car on fera la différence facilement par rapport aux autres« , a-t-il précisé.

Face à la concurrence, la Polynésie doit s’organiser et être unie : « Ici à Paris, il faut présenter le produit polynésien qui va toucher le consommateur français et européen. Si l’on veut demeurer durablement en lien avec le consommateur français et européen, il faut passer par les grossistes, les filières organisées comme Rungis, Eurovanille ou d’autres intermédiaires spécifiques à chaque filière. Pendant longtemps, on a voulu vendre sur l’image. Aujourd’hui, il faut opter pour la qualité et une stratégie marketing qui va nous permettre de durer. Vendre que sur l’image, à mon avis ne suffira pas dans les prochaines années« , a affirmé le ministre des Ressources primaires.

« Un stand magnifique » (Bareigts)
En fin de matinée, Tearii Alpha a accueilli Ericka Bareigts, ministre des Outre mer, sur le stand, où elle a pu apprécier une danse du groupe Tamahura, où évoluent des étudiants polynésiens de Montpellier. Elle y a aussi rencontré le chef Teheiura Teahui et goûté, avec plaisir, la plupart des produits. « Sur ce stand j’ai vu beaucoup de diversité, de qualité, que ce soit sur le monoï, le café, la vanille ou sur le rhum« , a-t-elle indiqué.

La ministre des Outre mer a noté que la Polynésie était présente sur des marchés de niche et que la labellisation des produits polynésiens était un véritable enjeu : « C’est une démarche, longue, compliquée, mais il faut la faire. Je crois que le Pays a engagé ces procédures. C’est long mais cela protège de ceux qui seraient tentés de contourner certaines règles et de dévaloriser les produits de Polynésie« .

Elle a dit don plaisir d’avoir pu visiter « ce beau stand, magnifique ». « Une grosse présence. Quand on connaît la distance entre Tahiti et Paris, c’est un investissement important mais c’est le bon investissement qu’il faut faire car aujourd’hui, c’est là où il faut être. Et la Polynésie est très très bien représentée. J’ai vu de belles choses et je sens bien que le territoire est bien engagé sur ses productions vanille, rhum, monoï et tout le reste« , a-t-elle souligné.

Chaque jour, jusqu’au 5 mars, de 9h à 19h, les exposants mettront en avant plusieurs univers : le coprah et ses produits dérivés, la vanille de Tahiti, le fruit de l’arbre à pain, ainsi que les produits fruitiers, vivriers et transformés (boissons, etc…). Des pauses gourmandes seront proposées tout comme des dégustations de gâteaux à base de farine de l’arbre à pain ou encore des salades de fruits. Tout cela, dans une ambiance très conviviale, aux sons des ukulele.

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Un sénateur condamné pour corruption en mission sur le « fonctionnement de la justice » en Polynésie française

Un sénateur condamné pour corruption en mission sur le
PAPEETE, 26 février 2017 – Une délégation de trois parlementaires de la commission des lois du Sénat est attendue ce dimanche au fenua pour une mission d’information de 10 jours portant, notamment, sur le « fonctionnement de la justice outre-mer ». L’un de ses membres, Philippe Kaltenbach, est englué dans une affaire de corruption.

Le président de la commission des lois du Sénat, Philippe Bas, avait annoncé en novembre dernier depuis Paris le déplacement en 2017 en Polynésie française d’une délégation sénatoriale chargée d’une mission d’évaluation institutionnelle du fonctionnement des services de l’Etat au fenua. Et notamment de ses juridictions. « La délégation de notre commission sera composée de trois sénateurs, et accordera une attention particulière au fonctionnement de la justice« , avait-il souligné en réponse à une intervention accusatrice de la sénatrice Lana Tetuanui contre la probité des magistrats en place à Papeete.

Profitant des débats portant sur l’organisation et les moyens de la justice outre-mer à l’occasion de l’examen du projet de loi de finances 2017, Lana Tetuanui avait estimé qu’il « serait bon que les parlementaires métropolitains s’y rendent pour l’observer, car on hallucine parfois en constatant l’écart entre ce qui se passe à Paris et ce qui se passe sous nos cocotiers, au point de se demander si nous n’avons pas une justice à deux vitesses« . « Certains magistrats se considèrent manifestement comme les patrons de la collectivité« , avait ajouté l’élue sans étayer ses accusations, avant d’estimer « opportune » le déplacement au fenua d' »une mission sénatoriale sur le fonctionnement de la justice outre-mer« .

L’affaire en appel
L’appel de la sénatrice a donc été entendu puisque selon nos informations, la délégation est attendue à Tahiti pour une mission de 10 jours qui s’achèvera le 8 mars. La vice-présidente de la commission des lois et sénatrice du Haut-Rhin Catherine Troendlé conduira cette délégation et sera accompagnée des sénateurs de l’Ardèche Mathieu Darnaud, et des Hauts-de-Seine Philippe Kaltenbach.

Philippe Kaltenbach, ex-maire de Clamart, a été condamné pour corruption passive en octobre 2015 en métropole dans une affaire de pot de vin contre une promesse d’attribution de logement social. Le tribunal correctionnel de Nanterre avait condamné l’élu à deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, cinq ans d’inéligibilité et 20.000 euros d’amende (2,4 millions de francs pacifique). Les juges avaient alors sanctionné des « faits d’une gravité extrême » et « un comportement déplorable d’élus de la République« . L’élu, qui avait immédiatement fait appel, devait être rejugé en octobre dernier mais l’affaire a été renvoyée en mai prochain.

Philippe Kaltenbach est soupçonné d’avoir accepté 1000 euros (119 000 francs) en espèces de la part de son ex-adjoint à la sécurité à la mairie de Clamart, Mohammed Abdelouahed, contre une promesse d’attribution de logement social à un tiers.

Dans une vidéo tournée en caméra discrète pendant cet attangement en 2010 par Mohammed Abdelouahed, et diffusée sur internet en 2012, on voit le maire et son adjoint discuter de ce qui semble être l’attribution d’un logement à un tiers, ainsi que la remise des fonds. Philippe Kaltenbach s’est lancé dans une bataille d’expertises pour contester l’authenticité du contenu de cette vidéo, affirme que cet argent ne serait que le remboursement d’un prêt qu’il avait antérieurement consenti à son adjoint, que cette affaire n’est qu’un complot ourdi par un maire voisin et adversaire politique de toujours. Philippe Kaltenbach avait été temporairement suspendu du PS en 2016 par les instances internes du parti en attendant de connaître l’issue de l’affaire en appel.

Depuis Tahiti, deux déléguées régionales du Syndicat de la magistrature et de l’Union syndicale des magistrats s’étaient émues dans un courrier adressé au président de la commission des lois du Sénat des « propos accusatoires » tenus à l’époque par la sénatrice Lana Tetuanui. « Propos qui ne sont étayés par aucun élément et qui jettent néanmoins le discrédit sur l’ensemble des magistrats exerçant leurs fonctions en outre-mer« , soulignait la missive, précisant par ailleurs être « tout-à-fait disposer à rencontrer la délégation sénatoriale » et « ouverts à répondre aux questionnements qui pourraient être les leurs« .



Les membres de la commission
: Outre Philippe Kaltenbach, la mission parlementaire se compose de Catherine Troendlé, sénatrice Les Républicains du Haut-Rhin et Vice-Présidente de la commission des lois et de Mathieu Darnaud, sénateur (Les Républicains) de l’Ardèche.

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VHILS, une star de l’art urbain contemporain à Tahiti…

VHILS, une star de l'art urbain contemporain à Tahiti...
PAPEETE, 26 février 2017 – L’équipe du festival Ono’u invite l’une des plus grandes figures actuelles du street art mondial, pour une résidence individuelle au musée du street art de Tahiti : l’artiste VHILS sera à Tahiti du 27 février au 5 mars pour une série de performances à Papeete.

Originaire de Lisbonne et âgé seulement de 29 ans, le jeune prodige portugais est déjà référencé parmi les plus grandes personnalités de l’histoire de l’art urbain contemporain. Il fait incontestablement partie du top 10 actuels des stars mondiales du street art et son oeuvre impressionnante a déjà marqué l’histoire de l’art urbain. On le retrouve souvent cité au même rang que les Banksy, Os Gemeos, JR, Shepard Fairey, et sa cote artistique ne cesse de grimper…

VHILS sera à Tahiti du 27 février au 5 mars 2017 pour une série de performances Ono’u à Papeete.

Ce jeune artiste est à la fois « graffeur-graveur-sculpteur ». Après avoir commencé le graff à Lisbonne à l’âge de 10 ans, Alexandre Farto a ensuite troqué les bombes aérosols pour le marteau et le burin ou parfois même le marteau piqueur. Depuis plusieurs années VHILS laisse ses oeuvres à travers le monde en taillant les murs des grandes villes pour créer des portraits géants. Qualifié de « génie de l’art contemporain urbain » par l’ensemble des réseaux artistiques et culturels ainsi que par la presse internationale, il est le maître du « scratching ». Bien qu’utilisant des moyens techniques originaux et surprenant, la précision de ses performances impressionne. Il travaille à merveille la matière, les contrastes et les reliefs pour donner de la profondeur aux regards, aux rides et aux détails des visages de ses personnages. De ses portraits se dégage une force d’expression captivante et spectaculaire.

« Je travaille les murs pour révéler les entrailles de la ville, en les creusant. Sculpter la ville, tout comme la ville nous sculpte, et comme nous la sculptons aussi » explique l’artiste portugais.

Le fleuron du street art à Tahiti
VHILS, une star de l'art urbain contemporain à Tahiti...
En créant le programme des résidences d’artistes « URBAN TIARE » (TIARE pour Tahiti International Art Residency Experience), Ono’u offre l’opportunité de découvrir et suivre en action en Polynésie française les plus grands noms de l’art urbain contemporain.

L’équipe du festival Ono’u qui a déjà fait venir en Polynésie française l’élite du graffiti et du street art a établi une véritable passerelle entre Tahiti et les grandes villes mondiales. Au musée du street art de Tahiti les visiteurs ont pu dernièrement découvrir des oeuvres originales de graffiti en 3D, du « Trash art », du graff avec « mapping video », du « calligraffiti », du « light-graff », des anamorphoses, des assemblages et diverses installations fascinantes, réalisés par des artistes majeurs du graffiti et de l’art urbain tels que Askew (NZ), Bordalo (POR), Cranio (BRE), Hoxxoh ((USA), Inkie (ANG), Okuda (ESP), Peeta (ITA), Seth (FR)…

Un espace innovant que Sarah Roopinia la jeune polynésienne fondatrice du festival Ono’u et son équipe ont conçu comme un « laboratoire » de la création, totalement unique à Tahiti. Ce sera également un lieu de réception et de résidence des artistes du festival Ono’u.

« Pendant le festival du graffiti et du street art à Tahiti les artistes sont nombreux à être présents au même moment. Alors nous proposons aussi en 2017 le programme URBAN TIARE au Musée du street art de Tahiti, pour permettre aux amateurs d’art de rencontrer et de regarder travailler individuellement ces grands noms de l’art urbain, en dehors des dates du festival« , explique l’organisation.

Le festival, le Parcours et le Musée Ono’u ont permis à Tahiti et à Papeete d’intégrer la scène street art internationale et de connecter des villes comme Paris, New-York, Los-Angeles, Berlin, Lisbonne, Melbourne, Auckland, Sao-Paulo et d’autres villes… L’aventure se poursuit en 2017, et après le succès de la résidence de MARKO93 en janvier, c’est maintenant au tour de VHILS d’être l’invité d’Ono’u à Tahiti.

Vous pourrez suivre toutes les informations sur la venue de VHILS du 27 février au 5 mars

sur Facebook @onou2014

sur Instagram @onoutahiti

et au Musée Ono’u du street art de Tahitin 12 rue Jeanne d’Arc – Centre Vaima – Papeete (ouvert du lundi au vendredi de 10 heures à 17 heures).

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