Le Village TPR a ouvert ses portes à Uturoa

Le Village TPR a ouvert ses portes à Uturoa

Le village de la 13e Tahiti Pearl Regratta a ouvert ses portes ce mardi matin, sur le parvis du marché d’Uturoa. Jusqu’à demain, il offrira son lot de découvertes et d’animations, avant de laisser la place à la Parade nautique et à la course.

 

Le village TPR a été inauguré ce mardi à Uturoa par le tavana de la commune Mme Sylviane Terooatea, les représentantes du comité du marché, le tavana Hau M. Yannick Ebb, le président d’Uturoa Centre-Ville et représentant de la CCISM M. Andy Tangue et la présidente de l’association Raiatea Regatta Mme Violetta Amaru-Paradot.

 

Malgré la pluie, les visiteurs sont venus nombreux pour profiter des animations du Village. Sur le port, les bonnes volontés et les élèves de 5e du collège Anne-Marie Javouhey ont prêté main forte pour le nettoyage du port, une opération organisée par Raromatai Environnement à chaque édition de la TPR, avec la complicité d’Hémisphère Sub et de l’Association Black Fins.

Le Village TPR a ouvert ses portes à Uturoa

Côté village, les visiteurs ont pu aller à la rencontre des exposants venus présenter leurs produits et leurs services dans des domaines aussi variés que l’artisanat, l’aquaculture, la cosmétologie, les activités nautiques, la vente de bateau d’occasion et la gestion durable du lagon. Des tours gratuits de catamaran et des activités manuelles ont également fait le bonheur des plus jeunes.

 

Cette année, l’équipe organisatrice a souhaité mettre l’accent sur la protection de l’environnement et le recyclage, à travers un stand de confection de bateaux en bouteilles plastiques. Des zones de tri ont aussi été installées sur le Village, pour récolter les canettes offertes par le partenaire Lipton Ice Tea. La sensibilisation à l’environnement se prolongera sur l’eau durant la course, puisque les régatiers seront invités à trier leurs déchets.

 

Ce mercredi, les visiteurs pourront suivre la régate d’entraînement, qui se déroulera dans le lagon de Raiatea – Taha’a à partir de 14h. Le Village TPR fermera ses portes à l’issue de ce prologue, vers 16h et laissera la place à la Parade nautique. Les spectateurs sont attendus à partir de 17h30 pour assister à l’ouverture de l’événement par la Marine Nationale et le parrain de la course Billy Besson. Ils pourront ensuite admirer les défilés aquatiques de va’a, wind surf, stand up paddle, habby cat, pixxy, pirogues décorées et fleuries… Un défilé des équipages et une danse du feu viendront boucler le spectacle, qui sera suivi d’une soirée animée par DJ Parrain. De quoi se mettre dans l’ambiance avant la course, qui débutera jeudi matin…

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Une étape historique franchie dans le suivi des « îles-santé » en Océanie

Une étape historique franchie dans le suivi des
Suva, (Fidji ), le 3 mai 2016. De nouvelles mesures sont actuellement mises en place afin d’améliorer le suivi des « îles-santé, » un concept imaginé par les ministres de la Santé du Pacifique il y a plus de vingt ans pour aborder de manière intégrée et décloisonnée la protection et la promotion de la santé dans la région.



La décision d’instaurer un cadre de suivi des îles-santé fait suite aux délibérations tenues par les hauts responsables de la santé des 22 États et Territoires insulaires du Pacifique à l’occasion de la quatrième réunion des directeurs de la santé, qui s’est déroulée à Suva (Fidji) la semaine dernière, et fait écho aux conclusions formulées par les ministres de la Santé des pays océaniens lors de leur réunion de l’an dernier aux Fidji.

Pour matérialiser ce cadre, les participants à la réunion ont avalisé une liste d’indicateurs thématiques (essentiels, complémentaires et facultatifs) et chargé la Communauté du Pacifique (CPS) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de procéder à la mise en forme de l’outil.

Un atelier sera organisé dans le courant du mois afin de permettre aux responsables nationaux des systèmes d’information sur la santé de formuler des définitions détaillées et de choisir des sources de données pour le calcul des indicateurs.

« La onzième réunion des ministres de la Santé des pays océaniens, tenue en 2015 sur l’île de Yanuca (Fidji), a mis en lumière l’absence de dispositif de suivi-évaluation – dispositif qui aurait pourtant permis de suivre les projets menés ces vingt dernières années au titre des îles-santé – ainsi que la nécessité d’assurer un suivi concret de cette vision des îles-santé « , a déclaré Paula Vivili, directeur de la Division santé publique de la CPS (communauté du Pacifique sud).

« Une fois formulé, le cadre de suivi des îles-santé permettra aux directeurs de la santé d’établir un rapport d’étape en prévision de la prochaine réunion des ministres de la Santé des pays océaniens, prévue l’an prochain à Rarotonga, aux Îles Cook« , a précisé Paula Vivili.

Les directeurs de la santé ont également pris note des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la feuille de route régionale relative aux maladies non transmissibles (MNT), tout en reconnaissant qu’il fallait en faire davantage pour combattre efficacement la crise des MNT dans la région, notamment accélérer la mise en place de mesures de lutte antitabac et favoriser l’évolution des comportements par la fiscalité.

Concernant la santé maternelle et reproductive, les participants à la réunion ont pris connaissance de la situation régionale actuelle et des approches mises en œuvre. Une analyse coûts-bénéfices des modalités de prévention du cancer du col de l’utérus est en cours et un groupe de travail composé d’institutions des Nations Unies et d’organisations régionales, dont la CPS, s’est vu confier la mission de poursuivre les consultations avec les parties prenantes concernées et d’informer les directeurs de la santé des conclusions qui s’en dégageront.

Les hauts responsables de la santé ont également été informés de l’évolution de l’épidémie d’infection à virus Zika et ont reconnu les graves conséquences qu’ont les foyers de Zika pour les systèmes de santé du Pacifique et insisté sur la nécessité d’élaborer des stratégies de communication plus efficaces pour fournir des informations précises aux populations comme aux médias.

La réunion des directeurs de la santé a été instituée en 2013 dans l’optique de renforcer l’architecture sanitaire régionale et de donner aux États et Territoires insulaires océaniens les moyens de déterminer eux-mêmes le programme d’action régional et d’arrêter les décisions touchant au secteur de la santé dans la région. La CPS assure le secrétariat de la réunion, avec le concours de l’OMS et d’autres partenaires.

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L’Australie dévoile un budget pré-électoral

L'Australie dévoile un budget pré-électoral
Sydney, Australie | AFP | mardi 03/05/2016 – Le gouvernement australien a dévoilé mardi un budget destiné à soutenir une économie qui négocie la fin de l’âge d’or minier, avec des réductions d’impôts pour les particuliers et les entreprises avant les prochaines élections législatives.

La présentation du budget annuel pour l’exercice fiscal allant de juillet 2016 à juin 2017 a coïncidé avec l’annonce par la Banque centrale d’Australie d’une nouvelle réduction de ses taux d’intérêt, à un plus bas historique de 1,75%.

« Il ne doit pas s’agir juste d’un nouveau budget car l’époque est extraordinaire », a déclaré le ministre des Finances Scott Morrison au Parlement.

« Les Australiens savent que notre avenir dépend de la manière dont nous saurons faire grandir notre économie, dont nous la façonnerons, en pleine transition entre des investissements miniers sans précédent et une économie nouvelle, plus forte, plus diversifiée » (….). La période est très délicate ».

L’Australie n’a pas connu de récession pendant 25 ans grâce à ses sous-sols. L’un des seuls pays doté d’une note de crédit triple A, il doit encore se sortir de sa dépendance à l’industrie minière.

L’Australie doit également s’adapter au ralentissement de son principal partenaire commercial, la Chine, à un contexte mondial plus globalement incertain, et à la chute des cours des matières premières.

Le budget table pour l’exercice 2016-17 sur un taux de croissance de 2,5%, contre 3% en 2015.

Le déficit budgétaire est prévu à 37,1 milliards de dollars australiens (24 milliards d’euros), soit 2,2% du Produit intérieur brut (PIB).

L’Australie doit vivre « selon ses moyens », a dit le ministre.

Pour augmenter les recettes, Canberra compte sur deux mesures clé, la lutte contre l’optimisation fiscale des multinationales et l’augmentation de la fiscalité sur le tabac, des mesures qui génèreront respectivement 3,9 milliards de dollars et 4,7 milliards de dollars pendant les quatre prochaines années.

Les multinationales qui seraient tentées de faire passer leurs bénéfices à l’étranger seront ainsi soumise à un taux pénalisant de 40%.

« Tout le monde doit payer sa juste part d’impôts, en particulier les grandes entreprises et les multinationales, sur les revenus perçus ici en Australie« , a déclaré M. Morrison.

La nouvelle mesure « taxera les multinationales sur les revenus qu’elles ont tenté de déplacer offshore au taux de 40%, supérieur au taux actuel d’imposition sur les entreprises« , de 30%.

Des élections législatives anticipées devraient avoir lieu début juillet et les nouvelles recettes ne seront pas remisées dans les caisses de la coalition conservatrice au pouvoir, a souligné le ministre.

Elles serviront au financement d’allègements d’impôts pour les Australiens et les entreprises.

Il s’agit du premier budget du Premier ministre Malcolm Turnbull, arrivé au pouvoir à la faveur d’un putsch au sommet du parti conservateur.

Comme de nombreux pays, Canberra est confronté à un exercice délicat, limiter le déficit et la dette tout en soutenant la croissance de l’économie et de l’emploi.

Environ deux milliards de dollars australiens seront investis dans des projets d’infrastructures pour l’eau, et 3,4 milliards dans des projets ferroviaires.

grk/mp/ev/ros

© 1994-2016 Agence France-Presse

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Italie: voler pour manger n’est pas un délit

Italie: voler pour manger n'est pas un délit
Rome, Italie | AFP | mercredi 04/05/2016 – La Cour de cassation italienne a estimé que voler de la nourriture pour un faible montant quand on a faim n’est pas un délit, et a acquitté un sans-abri, rapporte la presse italienne.

Roman Ostriakov, âgé d’une trentaine d’années, avait tenté de voler en 2011 des saucisses et deux morceaux de fromage pour un montant total de 4,07 euros (484 Fcfp) dans un supermarché de Gênes, écrit le Corriere della Sera.

Repéré par un client qui a alerté les gardiens, il a écopé de six mois de prison et d’une amende, virtuelle vu ses conditions très précaires, de 100 euros.

Le parquet a fait appel, demandant une peine plus légère car le jeune homme n’avait pas en fait volé la nourriture mais seulement tenté de le faire. La Cour de cassation l’a finalement acquitté.

« Les conditions de l’accusé et les circonstances dans lesquelles il a pris les aliments démontrent qu’il a pris ce peu de nourriture pour faire face à une exigence immédiate (…) et comme on ne peut vivre à moins de s’alimenter, il a donc agi en état de nécessité« , a justifié la juridiction suprême italienne, selon le Corriere.

Le journal relève également l’ironie de la situation judiciaire en Italie, où une tentative de vol portant sur 4,07 euros a dû passer trois degrés de justice – première instance, appel et cassation -, avec tous les frais que cela engendre, avant de mettre un point final à l’affaire.

ljm/lrb/ah

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Australie : une forme d’herpès sera utilisée contre les carpes invasives

Australie : une forme d'herpès sera utilisée contre les carpes invasives
Sydney, Australie | AFP | mercredi 04/05/2016 – L’Australie compte répandre dans ses cours d’eau une forme du virus de l’herpès pour éradiquer la carpe commune, une espèce invasive considérée comme « le pire parasite d’eau douce » de l’île-continent.

Quinze millions de dollars australiens (9,7 millions d’euros) vont être alloués au plan national pour le contrôle des carpes, un poisson introduit en Australie au milieu du 19e siècle.

Barnaby Joyce, ministre australien de l’Agriculture qui s’était rendu célèbre pour avoir mené un combat impitoyable contre les chiens de Johnny Depp entrés illégalement en Australie, a indiqué que les nuisances générées par la carpe commune coûtaient chaque année à l’économie 500 millions de dollars australiens.

Sa capacité à survivre dans des eaux chaudes et avec de faibles niveaux d’oxygène a permis à la carpe commune (Cyprinus carpio) de proliférer, notamment dans l’Etat de Victoria et celui limitrophe de l’Australie-Méridionale.

Dans certaines zones, des voies navigables sont devenues complètement boueuses à cause de la forte population de carpes, qui déracinent les plantes aquatiques, et près de 90% des poissons endémiques y ont disparu.

Le bassin hydrographique Murray-Darling (sud-est), où le virus doit être en premier libéré vers la fin de 2018, est particulièrement touché par ce fléau, puisque les carpes représentent 80 à 90% de sa biomasse de poissons

« Les carpes sont le pire parasite d’eau douce en Australie », a-t-il affirmé dans un communiqué. « Les mesures de contrôle actuelles, les pièges, la pêche commerciale (…) sont coûteuses et globalement inefficaces. »

Mais une forme de virus de l’herpès, l’Herpesvirose type-3 de la carpe (CyHV-3 ou KHV), s’est révélée efficace. Ce virus s’attaque notamment aux reins, branchies et foie du poisson.

Selon l’Agence française nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), la mortalité est observée entre cinq et 24 jours après contamination et peut atteindre 100% du bassin si la température est favorable.

« Nous avons vu dans des lacs au Japon (…) que 70% de la population de carpe européenne a disparu en deux semaines », a indiqué M. Joyce.

Son collègue du ministère des Sciences Christopher Pyne, qui a affublé ce programme du surnom de « Carpageddon », a assuré de son côté que le virus était spécifique à la carpe et n’avait aucun impact sur l’homme.

« Soudain, il y aura littéralement des centaines de milliers, si ce ne sont des millions, de tonnes de carpes mortes dans le fleuve Murray« , a prédit M. Pyne.

bp/jac/bd

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Basket « chpt fédéral » : Excelsior sans forcer, Aorai se place

La 6ème journée de la phase 3 du championnat fédéral de basket a proposé deux matches intéressants avec notamment un très alléchant Aorai face à SDJ tandis qu’Excelsior recevait les rouge et noir de Central Sport à la Mission.

Basket « chpt fédéral » : Excelsior sans forcer, Aorai se place
Amputé de d’Andy Cummings, le vainqueur de la Coupe de Tahiti, SDJ, recevait les protégés de Pierre Villant qui restent sur de belles performances en cette fin de saison. Au terme d’un match équilibré où les deux équipes prenaient tour à tour l’avantage, c’est finalement Aorai qui réussissait à prendre l’ascendant au score lors du 4ème quart temps pour finalement s’imposer 75 à 67.

Du côté de la Mission, ce n’est pas l’absence d’Ariihau Meuel qui a empêché les joueurs d’Excelsior de remporter leur confrontation qui les opposaient Central Sport. Le joueurs d’Eden Tautu, n’ont jamais réussi à inquiéter leurs adversaires qui ont déroulé pour claquer un cinglant 83 à 58.

Chez les femmes, la garde féminine d’Excelsior a imité les hommes en dominant Central 55 à 28. Enfin, Aorai conserve son invincibilité en prenant le meilleur sur SDJ, 81 à 35.

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Boxe : Cédric Bellais s’incline au terme des 10 rounds

Ce samedi 30 Avril, Cédric Bellais était à l’affiche d’une soirée de boxe professionnelle organisée à l’amiral Dôme à Vienne en Autriche. Il combattait en mi Lourds pour le titre Intercontinental IBO détenu par l’albanais Timi Shala.

Boxe : Cédric Bellais s’incline au terme des 10 rounds
Exilé en Autriche pour ce combat, Cédric Bellais avait fort à faire face à Timi Shala, le tenant en titre, qui n’est pas le dernier venu puisqu’il compte à son actif 23 combats dont 21 victoires (8 par KO), 1 nul et 1 défaite.

Au terme d’un combat très disputé, c’est le champion en titre, Timi Shala qui s’adjuge la victoire aux points après 10 rounds et conserve ainsi sa ceinture.

Cédric Bellais : « C’était un très beau combat où je me sentais très bien physiquement malgré la distance et le voyage. Il n’y avait pas trop de différence entre nous deux. C’est juste que je n’avais pas d’entente dans mon coin donc cela ne m’a pas aidé à analyser les différents rounds. Je suis assez déçu de cette défaite car je pouvais le mettre K.O mais mon adversaire m’attrapait pour récupérer lorsqu’il prenait des coups. Je remercie ma famille, mes amis ainsi que mes proches et toutes les personnes qui me soutiennent. Je n’oublie pas mes sponsors, AirTahitiNui, la Famille Mongardé, Monster Remorquage et tonton Dominique. »

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EDT Engie : touche pas à ma boîte !

EDT Engie : touche pas à ma boîte !
FAA’A, le 3 mai 2016. Le syndicat des travailleurs de l’électricité de Tahiti (Stet) prend la défense du groupe EDT Engie. Dans un communiqué envoyé aux médias locaux, le Stet indique refuser « le procès d’intention » qui vient « mettre en cause notre outil de travail ».

Les débats et polémiques, très tendus, au cours des dernières semaines au sujet du groupe EDT Engie entre le vice-président du Pays Nuihau Laurey, en charge des énergies, et la représentante de l’assemblée Tina Cross ont eu des répercussions nocives jusque sur les employés du groupe. « Il y a eu des propos très graves échangés dans les médias et cela a conduit à créer une mauvaise ambiance entre les agents et les clients. Nos agents commerciaux ont eu, depuis, à subir des agressions verbales de la part de clients mécontents. Ce sont les agents qui sont en première ligne » indique Patrick Taaroa, secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’électricité de Tahiti (Stet). Une « mauvaise ambiance » que confirme Jean-Yves Fatuma, délégué syndical. Depuis 15 jours, tout ce grand déballage public vient « dégrader les relations que nous entreprenons et construisons avec nos clients depuis des années » conclut le communiqué du Stet.

Au passage, dans le communiqué de presse, ce syndicat autonome (affilié à la CSTP), seul organe représentatif du personnel d’EDT Engie fait une défense vibrante de son groupe. « Les représentants du personnel rappellent que les salariés sont fiers de travailler à EDT Engie qui est une grande entreprise polynésienne utile au pays et qui emploie plus de 95% de Polynésiens« .

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EDT Engie : touche pas à ma boîte !

EDT Engie : touche pas à ma boîte !
FAA’A, le 3 mai 2016. Le syndicat des travailleurs de l’électricité de Tahiti (Stet) prend la défense du groupe EDT Engie. Dans un communiqué envoyé aux médias locaux, le Stet indique refuser « le procès d’intention » qui vient « mettre en cause notre outil de travail ».

Les débats et polémiques, très tendus, au cours des dernières semaines au sujet du groupe EDT Engie entre le vice-président du Pays Nuihau Laurey, en charge des énergies, et la représentante de l’assemblée Tina Cross ont eu des répercussions nocives jusque sur les employés du groupe. « Il y a eu des propos très graves échangés dans les médias et cela a conduit à créer une mauvaise ambiance entre les agents et les clients. Nos agents commerciaux ont eu, depuis, à subir des agressions verbales de la part de clients mécontents. Ce sont les agents qui sont en première ligne » indique Patrick Taaroa, secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’électricité de Tahiti (Stet). Une « mauvaise ambiance » que confirme Jean-Yves Fatuma, délégué syndical. Depuis 15 jours, tout ce grand déballage public vient « dégrader les relations que nous entreprenons et construisons avec nos clients depuis des années » conclut le communiqué du Stet.

Au passage, dans le communiqué de presse, ce syndicat autonome (affilié à la CSTP), seul organe représentatif du personnel d’EDT Engie fait une défense vibrante de son groupe. « Les représentants du personnel rappellent que les salariés sont fiers de travailler à EDT Engie qui est une grande entreprise polynésienne utile au pays et qui emploie plus de 95% de Polynésiens« .

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Rencontre syndicalistes / gouvernement : c’est le clash !

Rencontre syndicalistes / gouvernement : c'est le clash !
PAPEETE, le 03/05/2016 – Une rencontre a eu lieu ce mardi après-midi entre les organisations syndicales, la CPS et le gouvernement, pour discuter entre autres, de la réforme de la PSG. Mais au bout d’une demi-heure, l’intersyndicale a claqué la porte. Ils ne sont pas d’accord de la réaction non pas du gouvernement, mais d’un de leurs confrères, le syndicat A TIA I MUA.

Rien ne va plus entre les organisations syndicales (O Oe To Oe Rima, CSTP-FO, CSIP, Otahi) et leurs confrères du syndicat A Ti’a i mua. La rencontre organisée hier après-midi par le gouvernement sur la réforme de la PSG a été avortée au bout d’une demi-heure.

« Les esprits se sont échauffés parce qu’il y a un syndicat qui participe à la discussion d’aujourd’hui et nous sommes contre leurs propositions. Donc, le ton est monté et ce n’est plus la peine de rester autour de la table, malgré le fait que le président ait tenté de calmer les esprits« , raconte Lucie Tiffenat de Otahi.

« Ronald était en train de citer le nom de A Ti’a i mua en citant des mensonges concernant nos propositions, je lui ai répondu de ne pas parler de nos propositions, mais des leurs, c’est tout ce que j’ai dit. Je suis intervenu pour lui dire de ne pas parler en notre nom, c’est à nous de parler pour notre syndicat. Qu’il parle de leurs propositions parce que je ne sais pas ce qu’ils veulent proposer. Et c’est là que Mahinui s’est levé et il a dit : dans ce cas, boxons alors. Et je lui dis si c’est ce que vous voulez, allons-y « , justifie Jean-Marie Yan Tu, de A Ti’a i mua.

« Quand une personne parle, on prend des notes et par la suite on lui dit notre position. Mais il ne faut pas couper la parole et c’est ce qui s’est passé aujourd’hui. Nos collègues de A Ti’a i Mua n’ont pas cessé de couper la parole et s’ils ont fait cela, c’est parce que la personne qui parle a dit quelque chose de vrai. C’est durant ce genre de rencontre que chacun peut donner son avis, donc laissez les gens parler« , répond Mahinui Temarii de la CSTP-FO. « A Ti’a i mua considère que seules leurs propositions peuvent sauver la CPS. Nous, on dit non. On ne peut pas discuter avec ces gens-là qui sont déjà d’accord avec le Medef et le gouvernement« , rajoute Ronald Terorotua de O Oe To Oe Rima.

Spectateur de ces chamailleries, le président du Pays n’a pas compris grand-chose au débat du jour. « Je les avais réunis tous ensemble aujourd’hui pour que l’on définisse une méthode de travail et leur rappeler que pour le moment je n’ai pas de projets malgré les ateliers que nous avons mis en place. Finalement, je me suis retrouvé entre deux feux, les uns attaquant les autres, et A Ti’a i mua qui s’est fait remballé par les autres« , précise Edouard Fritch. « J’étais dans l’incapacité totale de prendre position pour les uns ou pour les autres. Je voulais juste faire un tour de table. Une personne est intervenue puis une deuxième et ça a commencé à s’accuser les uns les autres et voilà, à la polynésienne, si vous voulez. »

Cependant, le président du Pays assure être toujours ouvert aux discussions avec les syndicalistes. « On est prêt à discuter avec le président sur nos points revendicatifs et si cela ne plaît pas à A Ti’a i mua on ne va pas pleurer parce qu’on ne va pas les inviter« , assure Ronald Terorotua, de O Oe To Oe Rima.

Un préavis de grève général a été déposé ce mardi matin dans plusieurs entreprises. Dix points de revendications ont été mis en avant, dont la réforme de la PSG II. Syndicalistes et gouvernement ont cinq jours pour trouver un accord, sans quoi le préavis sera effectif lundi à 00 heures. Du côté du patronat, le Medef précise que les revendications posées « sont d’ordre général et dépassent le cadre de l’entreprise » mais pour « démontrer notre esprit d’ouverture et de dialogue« , les organisations patronales sectorielles « recevront les organisations syndicales signataires du préavis de grève au siège du Medef le vendredi 6 mai à 9 heures« .

Rencontre syndicalistes / gouvernement : c'est le clash !

Rencontre syndicalistes / gouvernement : c'est le clash !
Mahinui Temarii

CSTP-FO

« On ne pouvait plus rester dans la salle »

« C’est la première fois que je vois cette personne réagir ainsi. Nous avons déposé les préavis de grève et on a l’impression qu’ils veulent des conflits dans ce Pays. Aujourd’hui, nous attendons que le Président nous convoque à nouveau parce que si les discussions se sont mal terminées, ce n’est qu’à cause d’un syndicat. On ne pouvait plus rester dans la salle. »

Rencontre syndicalistes / gouvernement : c'est le clash !
Jean-Marie Yan Tu

A ti’a i mua

« A eux d’assumer leurs actes »

« Jamais je n’aurai pensé que des syndicalistes réagiraient ainsi. Ils ont déposé un préavis de grève, ce n’est pas mon problème et A tia i mua ne fait pas partie de l’intersyndicale. Cela fait un an que nous voulons travailler avec le Pays, afin de trouver des solutions pour sauver la CPS. Avec ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est à eux à assumer leurs actes et leurs propos. Qu’ils n’aillent pas dire que nous sommes à l’origine de ces conflits. »

Rencontre syndicalistes / gouvernement : c'est le clash !
Edouard Fritch,

Président de la Polynésie Française

« On vient faire les imbéciles devant moi »

« Il y a des dimensions qui me dépassent. S’ils veulent venir je suis à leur disposition. Ils sont tous préoccupés par la PSG, il faut voir l’origine de ce qui fait qu’aujourd’hui, il y a une mésentente. Je vais réunir le gouvernement en séminaire très bientôt pour que l’on donne des orientations. Certaines personnes en font des cauchemars le soir, mais je n’ai jamais parlé d’impôts sur le revenu, c’est un mensonge, encore une fois pour pouvoir faire retarder cette discussion sur la PSG, qui devient de plus en plus urgente. Tout à l’heure, il y a un point commun qui a été exprimé par les uns et les autres : c’est depuis 2004 que ce chantier devait se tenir et que l’alerte est donnée. Nous sommes en 2016 et on va aller chipoter sur des choses pareilles ? Je déplore ce genre de situation. On s’est beaucoup plaint parce que j’étais auprès de Manuel Valls et que je n’étais pas là le 1er mai et quand je suis là, on vient faire les imbéciles devant moi. »

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