Qu’adviendra-t-il des 34 salariés de la fédération « Ta’u tama here » ?

Qu'adviendra-t-il des 34 salariés de la fédération
MOOREA, le 21/06/2017 – Ce vendredi, le conseil municipal de Moorea se réunira pour débattre de plusieurs points, dont la création de 74 postes et la nomination du nouveau directeur de la régie de la restauration scolaire. Des sujets qui pourraient susciter quelques tensions. Selon la représentante de la CSIP, Gisèle Teheiura, des rumeurs circuleraient au sujet des 34 salariés de la fédération en charge de la restauration scolaire. Ils pourraient ne pas être concernés par ces futurs postes.

Un conseil municipal sous haute tension attend les élus de Moorea, ce vendredi. À l’ordre du jour de la réunion la nomination du directeur de la régie de la restauration scolaire ou encore l’ouverture de postes budgétaires, dont 34 qui seront affectés à la restauration scolaire, ce qui représenterait une enveloppe de 90 millions pour la commune.

Et c’est un sujet qui inquiète les 34 salariés de la fédération « Ta’u tama here« , gestionnaire de la restauration scolaire sur Moorea, jusqu’au 30 juin. « Notre crainte est de savoir à qui ces postes seront destinés« , explique Gisèle Teheiura, représentante de la CSIP. « Il y a des rumeurs qui courent comme quoi ces postes ne seront pas attribués aux cantinières, aux salariés de la fédération, mais ils seront attribués à toutes les personnes qui ont voté pour eux lors de la présidentielle et des législatives« , poursuit-elle.

Et en effet, les 34 postes seront bien ouverts à tout le monde. Un appel à candidature sera même lancé. « Lorsque nous nous sommes rencontrés, je leur avais proposé de venir travailler pour la commune et ils n’ont pas accepté. Ils m’ont parlé de leur salaire. Je leur ai bien expliqué le fonctionnement de la CGCT en termes de fonctionnaire public communal, et c’est ce qui explique la diminution de leur salaire. Mais je leur ai expliqué également que j’allais mettre en place des primes pour qu’ils continuent à bénéficier du même salaire et ils n’ont pas accepté« , souligne Evans Haumani, maire de Moorea-Maiao.

« Le maire les a obligés à démissionner« , répond Gisèle Teheiura, « pour les reprendre en tant que stagiaire pendant 1 ans. En plus de cela, s’ils intègrent la fonction publique communale, ils perdront 50 % de leur ancienneté et cela sera plafonné à 10 ans, on ne peut pas accepter cela. »

Sans aucune assurance sur leur recrutement, le personnel de la fédération est atteint psychologiquement. « Ils sont dégoûtés et écœurés comme nous tous d’ailleurs. Surtout quand on voit par qui nous sommes gouvernés. Le sentiment de ce personnel est de la grande déception. C’est malheureux aujourd’hui d’en arriver à ce point-là. Tout est politisé aujourd’hui. Que vont-ils nous sortir encore, il ne faut pas oublier que dans quelques mois, il y aura les élections territoriales. C’est peut-être la raison de la création des 74 postes puisqu’en face, il n’y a pas de noms« , indique Gisèle Teheiura.

De son côté, l’opposition a l’intention de maintenir une pression sur l’actuelle majorité. « Voir aujourd’hui 34 familles perdre leur emploi, c’est vraiment notre souci. Au conseil municipal nous allons débattre de ce sujet-là. Et pour avoir la certitude que ces 34 postes reviennent à ces personnes, nous réclamerons à ce que soit inscrit dans la délibération, que ces postes soient prévus pour ce personnel« , rajoute John Toromona, maire délégué d’Afareaitu.

Un autre sujet qui fâche, la nomination du directeur de la restauration scolaire. « À l’heure actuelle, il y a eu le transfert de Tania Pani qui vient de Mahina et qui a été mise en intérim, pour le moment, sur le poste de directeur des finances et du matériel (DFM), alors qu’il y a déjà un DFM à Moorea. C’est encore de la mascarade. Le DFM actuel Reynald qui est apparemment en vacances, en congés ou en dispo, continue de percevoir son salaire. Et je suis sûre que le poste de directeur sera attribué à Tania Pani« , raconte la syndicaliste.

Vendredi, le personnel de la fédération sera présent au conseil municipal « pour voir ce qu’ils vont décider pour leur avenir. Si ces postes ne reviennent pas au personnel de la cantine, ça va être l’écœurement total et bien sûr nous n’en resterons pas là, je ne peux pas dire les actions que nous mènerons. De toute façon, il y aura une action juridique qui va être menée. Mais, c’est sûr et certain que nous ferons notre possible pour que les élus qui prendront cette décision néfaste ne soient plus à leur poste d’ici la fin de l’année« , conclut Gisèle Teheiura.

Les autres postes budgétisés prévus au conseil municipal de vendredi

L’ouverture de 10 postes à temps complet, dont 2 en spécialité administrative de catégorie C, 6 en spécialité sécurité publique de la catégorie C et 2 en spécialité technique de la catégorie D. Le coût annuel de ces postes s’élève à 33 millions de francs.

L’ouverture de 30 postes « pour des besoins occasionnels ou saisonniers ». Quatre postes spécialité administrative catégorie C, 2 postes en spécialité technique catégorie C, 2 postes en spécialité administrative catégorie D, 8 postes spécialité sécurité civile et publique catégorie D, 10 postes spécialité technique catégorie D, et enfin 4 postes à temps partiels à raison de 33 heures/semaine, spécialité technique catégorie D. Le coût annuel de ces postes s’élève à 77 millions de francs. « Des postes qui seront déjà prêts en cas de besoin« , souligne le maire de Moorea-Maiao.

Le tribunal administratif rejette la requête de la CSIP

Le 20 juin dernier, la CSIP a déposé une requête urgente au tribunal administratif sur la situation du personnel de la fédération « Ta’u tama here », de par la reprise de la régie par la commune à compter du 1er juillet et des agissements de la municipalité en termes de liberté du travail.

Le tribunal administratif a donc rejeté cette requête urgente, une décision que respecte le syndicat, mais la guerre n’est pas terminée pour autant.

« Notre requête a été rejetée au motif que notre demande n’est pas urgente malgré qu’une atteinte à des libertés fondamentales soit reconnue. Le tribunal administratif a considéré que compte tenu des modalités de reprise qui ne sont pas déterminés par la commune, eh bien l’urgence relevée par les requérants ne caractérise pas l’urgence fondamentale. À ce titre, nous attendrons les décisions du conseil municipal qui seront prises ce vendredi pour agir encore devant le T.A si les conditions de reprise seront entérinées« , explique la CSIP.

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Va’a – Focus sur Richel Moux : « On espère s’améliorer encore »

Après une décennie 2000 exceptionnelle, le club Shell Va’a n’a plus gagné Hawaiki Nui Va’a depuis 2011. Depuis ce début de saison 2017, Shell Va’a semble avoir retrouvé son plus haut niveau avec une victoire lors du Défi Va’a News, une autre lors du Marathon Polynésie 1e et une autre enfin, flamboyante, lors de la Tahiti Nui Va’a 2017. Interview du Président du club Richel Moux.

Va’a – Focus sur Richel Moux : « On espère s’améliorer encore »
Richel Moux est plutôt discret, il n’aime pas trop s’épancher dans les médias. Nous avons pu tout de même faire un point avec lui au lendemain de la victoire flamboyante de Shell Va’a lors de la course Tahiti Nui Va’a. Les rameurs émérites du club vont participer samedi au prochain Te Aito, notamment Kévin Céran-Jérusalémy, Joann Cronsteadt ou encore Damas Ami.
 
Shell Va’a va a également été sélectionné pour représenter la Polynésie lors des premiers championnats du monde de va’a marathon du 27 au 30 juin prochain. Qui sera le prochain vainqueur du Te Aito ? Parviendront-ils à briller lors des championnats du monde de va’a marathon ? Parviendront-ils à renouer avec la victoire au général lors de la prochaine Hawaiki Nui Va’a ? SB

Va’a – Focus sur Richel Moux : « On espère s’améliorer encore »
Parole à Richel Moux :
 
2017 marque le grand retour de Shell Va’a ?
 
« Un retour c’est un peu fort car je considère que le club n’était pas vraiment tombé, avec toujours quelques titres glanés à Moloka’i ou autre. Pour l’instant, c’est un très bon début mais on ne sait pas ce qu’il va en être pour le reste de l’année. »
 
Qu’est ce qui a changé à l’intersaison ?
 
« On a remanié certaines choses avec l’entraineur Mario Cowan. On a également travaillé sur l’entrainement de fond en endurance, en course à pied. On a travaillé aussi avec Roberto Cowan en musculation et autre. Je trouve que le coup de rame de l’année dernière était plus court, celui de cette année nous convient beaucoup plus à mon sens. Il y a aussi la question du matériel. On était un peu déficients depuis l’arrivée du va’a Matahina. Depuis l’année dernière on a commencé à travailler toutes les pirogues que l’on avait pour pouvoir affronter sur le même terrain les grandes équipes qui disposaient de cette Matahina. »
 
Quelques précisions sur cette va’a Matahina ?
 
« La ‘maman’ existe depuis 2003-2004 je crois, elle a ensuite été remise au goût du jour par le club Mataiea Va’a dont un des concepteurs est Rony Ebb, le président, qui est le père de Rete Ebb le barreur d’Edt Va’a. Quand ils ont pris en main la pirogue en 2011-2012, c’est là qu’on a commencé à flancher un peu au niveau des grandes courses ici. Je pense qu’on a désormais un matériel qui fait qu’on peut les suivre sur leur terrain alors qu’avant on avait beaucoup de mal dans certaines conditions. »
 
Quelques mots sur la cohésion, l’ambiance ?
 
« Dès que cela ne fonctionne pas on met ça sur le compte du « tahoe ». En pirogue cela toujours été important, à n’importe quel niveau. Il en faut un minimum et ça tous les grands clubs l’ont forcément même si des fois on peut gagner sans le « tahoe ». Je pense que la question du matériel dont je viens de parler reste primordiale puisqu’il nous est arrivé de perdre malgré la bonne ambiance. »
 
On a vu la mise en place de couloirs de sécurité ?
 
« Je pense que les vagues de bateaux ont souvent interféré dans les classements intermédiaires, pas forcément sur les pirogues de tête. Créer un couloir très strict est une bonne chose. Cela permet une course beaucoup plus équitable, peu importe le niveau. »
 
Shell Va’a va représenter la Polynésie aux championnats du monde ?
 
« On nous avait toujours reproché de refuser d’aller aux championnats de vitesse. On a toujours expliqué à la fédération que ce qui nous gênait c’était que les qualifications étaient en individuel donc ce n’était pas toute l’équipe qui était retenue. Si on avait participé en club, on aurait dû changer notre programme spécifique basé sur le marathon. Je suis heureux à titre personnel de pouvoir représenter Tahiti mais je serais encore plus heureux de gagner. J’attends donc d’être encore plus heureux que ça. (rires) »
 
Hawaiki Nui Va’a risque donc d’être spécialement intéressant cette année ?
 
« Hawaiki Nui Va’a est une épreuve de vérité. On verra si les faiblesses du passé on été réduites. Je ne peux rien vous dire pour l’instant. On ne connaît pas le niveau des autres clubs, tout peut évoluer d’ici là et nous aussi on peut évoluer, dans le bon comme dans le mauvais sens. On espère s’améliorer encore pour être fins prêts pour cette course. »
 
Un dernier mot, un remerciement ?
 
« Merci à tout notre staff, également ceux dans l’ombre, les masseurs, Jimmy Pirato qui sert un peu de tout, évidemment l’entraineur Mario Cowan mais aussi Roberto Cowan, Philippe Bernadino, Winsy Tama et Tiger. Il y a beaucoup de monde. On ne peut pas y arriver avec une seule personne, c’est un travail d’équipe. »

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Arts Martiaux – BodyFit Martial Art : « Accrochez vous à vos rêves ! »

C’est à la salle de l’association philanthropique chinoise que s’est déroulé samedi dernier le BODYFIT MARTIAL ART, un événement pluridisciplinaire initié par le jeune sportif de haut niveau en taekwondo, Teddy TENG, accompagné sur place par Miss Dragon 2017, Linda Chung.

Arts Martiaux - BodyFit Martial Art : « Accrochez vous à vos rêves ! »
A 26 ans, ce jeune ingénieur en énergies renouvelables détient un beau palmarès. Il est déjà vice champion d’Europe et champion de France, deux titres obtenus avec l’équipe nationale universitaire de taekwondo. Il est également double médaillé d’or aux jeux du Pacifique et champion de Polynésie.
 
Pour cet événement qui proposait diverses disciplines, il a pu compter sur le soutien de son ami Henri BURNS qui présentait l’atelier MMA, cette discipline qui mélange divers arts martiaux. C’est dans une ambiance bon enfant que les petits comme les grands se sont adonnés aux différentes disciplines.
 
Fort de cette expérience évènementielle, Teddy TENG projette de réaliser d’autres évènements. A noter qu’en plus d’un tirage au sort offrant des cadeaux, la cagnotte récoltée avec la vente des tickets de l’événement servira à fournir des fonds pour l’association Rima Here.
 
Pour une grande première et avec peu de budget, il a tenu à remercier toutes les personnes présentes bénévolement. Teddy TENG prendra la direction de la Corée pour représenter le Fenua lors des championnats du Monde de taekwondo, un rêve pour lui car la Corée est le pays d’origine du taekwondo.

Arts Martiaux - BodyFit Martial Art : « Accrochez vous à vos rêves ! »
Parole à Teddy Teng :
 
Que souhaitais tu réaliser à travers cette journée ?
 
« J’ai voulu créer cette journée pour rassembler les jeunes et les moins jeunes, faire passer un message à travers le sport parce que je suis sportif de haut niveau, pour promouvoir la mixité des genres, la mixité des cultures et des sports parce qu’il n’y a pas forcément que du taekwondo. »
 
Plusieurs ateliers étaient proposés au public ?
 
« Il y a du taekwondo, du jiu-jitsu brésilien, du MMA, du yoga, du tai-chi, de la danse breakdance, du hip-hop et aussi du cross fit. Il y’a aussi un masseur Michel de JAC MASSAGE que je remercie énormément. Franchement je ne m’attendais pas à autant de monde. Je ne compte pas m’arrêter là, je souhaite faire quelque chose de vraiment exceptionnel à l’avenir. »
 
As tu un message un dernier message à faire passer ?
 
« Un message fort que je souhaite faire passer aux jeunes, accrochez vous à vos rêves, je veux juste dire que c’est possible, d’allier son sport, ses études et ses passions. Ecoutez vos parents aussi, je sais que des fois c’est difficile mais franchement c’est grâce aux parents qu’on est arrivé là, les parents soutenez aussi vos enfants, ne perdez pas le lien et c’est grâce à ça qu’on peut avancer et faire de belles choses.»

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La consommation des soins et biens médicaux en hausse régulière

La consommation des soins et biens médicaux en hausse régulière
PAPEETE, le 21 juin 2017 – Le ministre de la Santé Jacques Raynal a présenté, mercredi, les comptes de la santé pour la période 2010-2015 au conseil des ministres. La consommation des soins et biens médicaux est en hausse constante depuis 2011.



Le ministre des Solidarités et de la Santé a présenté au Conseil des ministres les Comptes de la Santé pour la période 2010-2015.

La consommation de soins et biens médicaux (CSBM) s’est élevée à 66,4 milliards Fcfp en 2015. Si elle a diminué de 0,4% entre 2010 et 2011, elle progresse depuis de 1% à 2% par an. Les soins hospitaliers, quant à eux ne cessent de croitre. Ils représentaient 48% des dépenses en 2009, ont dépassé les 50% en 2010 et représentent 52,5% en 2015.

La consommation de soins ambulatoires s’est stabilisée, malgré les épidémies de Zika et de Chikungunya. Dans le même temps, le poste « médicaments » a diminué de près de 700 millions Fcfp.

L’envolée des dépenses de transports des malades (+ 704 millions Fcfp soit 42%), est, quant à elle, essentiellement due (pour 400 millions Fcfp) au transport aérien inter îles, qui a atteint 1,4 milliard en 2015 (pour près de 30 000 évacuations). En effet, les soins hors territoire ont baissé de plus de 400 millions Fcfp. Cette baisse est directement liée à la mise en place d’un service d’oncologie au centre hospitalier du Taaone.

La dépense courante de santé s’élève en 2015 à 79,399 milliards Fcfp. Elle représente 14,4% du PIB et une dépense de 291 000 Fcfp par habitant.

Pour conclure, la dépense courante de santé est financée à hauteur de 77,3% par la Caisse de prévoyance sociale, le Pays prend en charge environ 10% des dépenses, l’Etat 3,6 et les ménages 6,3%, auxquels s’ajoutent 3,6% dans la catégorie « autres » (mutuelles ou encore redevances des professionnels).

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Sauver la plage de Tema’e: la pétition dépasse les 2000 signatures

Sauver la plage de Tema'e: la pétition dépasse les 2000 signatures
PAPEETE, le 21 juin 2017 – Depuis une semaine une pétition circule sur les réseaux sociaux pour « sauver » la plage et la cocoteraie de Tema’e à Moorea. Le propriétaire de la parcelle a décidé de mettre en vente son terrain il y a six mois. Les riverains ont peur de voir le nouvel acquéreur en limiter l’accès.



Contrairement à ce qu’on pense, la plage de Tema’e n’est pas publique, c’est une propriété privée qui appartient depuis plus de 45 ans au Sheikh Emirati Hassan Enany, président du groupe Enany.

La plage de sable blanc qui s’étend entre le Sofitel et le stade de Football a été mise en vente par son propriétaire courant décembre 2016 avec d’autres lots de terres totalisant une surface de 54 hectares pour la modique somme de 4,27 milliards de francs.

Les riverains et habitants de Moorea s’inquiètent du sort que le nouvel acquéreur réservera à la plage. En effet, Moorea ne possède que deux plages publiques dont celle de Tema’e. C’est pourquoi ils ont lancé une pétition demandant aux pouvoirs publics de se saisir de la question. Près d’une semaine après son lancement la pétition en ligne compte plus de 2000 signataires. « Bientôt, ce paysage de carte postale ne sera peut-être plus qu’un souvenir… Le domaine est à vendre, et l’annonce précise que « la parcelle pourrait être parfaite pour un programme immobilier ou touristique ». Si rien n’est fait, le site pourrait être acheté par un promoteur, le terrain pourrait être construit et le bord de mer pourrait être fermé au public comme c’est très souvent le cas en Polynésie. »

Le bruit médiatique de cette pétition a poussé l’agence immobilière à retirer l’annonce du net. « On a retiré l’annonce pour calmer un peu les esprits. Nous sommes toujours vendeurs. C’était pour calmer la polémique qui n’en est pas une », fait savoir Jacques Menahem, directeur de l’agence polynésienne de Sotheby’s.

Les auteurs de la pétition demandent à ce que le Pays et la commune règlent le problème. Cependant, la commune n’a pas les moyens de racheter la parcelle. Elle avait fait une offre en 2008 qui avait été refusée par le Sheikh Enany. Par ailleurs, le Pays a également fait une offre suite à la mise en vente, « le territoire a effectivement fait une offre, mais c’était insuffisant » indique le directeur de ‘l’agence internationale, il ajoute « le vendeur étant un Sheikh avec beaucoup d’argent, il ne veut pas attendre. Il avait acheté cash à l’époque et attend un acheteur capable d’en faire de même. Le territoire ne veut ou ne peut pas offrir ce montant, mais s’il mettait sur la table la somme demandée, Tema’e serait à lui.  »

De son côté, le Pays temporise. Jean-Christophe Bouissou, porte-parole du gouvernement indique « ce terrain est très intéressant parce qu’il est situé dans un secteur qui se prête bien à la fois à la réalisation d’aménagements publics, la plage, etc.… Mais aussi à des projets d’intérêts touristiques. Le niveau de prix souhaité par le vendeur est assez prohibitif. On parle quand même de 4 milliards de Francs pacifiques pour 56 hectares c’est beaucoup pour le budget du pays. Cela représente quand même 12 à 13% des capacités, c’est beaucoup d’argent pour de l’immobilisation foncière. » Il ajoute par ailleurs, « Nous sommes intéressés par le terrain, nous avons une capacité d’acquisition qui est indéniable. Il faut revoir le prix à la baisse et revenir sur des considérations qui permettent à la réalisation de projets économiques. À ce niveau tarifaire, le pays doit attendre et voir l’évolution des discussions.  »

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Les investisseurs chinois reviennent à Hao en juillet

Les investisseurs chinois reviennent à Hao en juillet
PAPEETE, le 21 juin 2017 – Mercredi, le conseil des ministres a fait le point sur l’état d’avancement des travaux de réhabilitation sur l’atoll de Hao. Jean-Christophe Bouissou en a également profité pour annoncer le retour sur le fenua des investisseurs chinois, en juillet.

Le Conseil des ministres a fait un point sur l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de l’atoll de Hao, suite au comité de pilotage (COPIL) de décembre 2016.

Ainsi, le compte rendu établi que 22 détachements se sont succédés depuis avril 2009. Ils ont engagé des travaux tant sur terre que dans le lagon et ce, conformément au plan de gestion retenu. Selon le gouvernement, en 2016, 88 % des surfaces, y compris celles situées sur l’emprise du futur site aquacole Tahiti Nui Ocean Foods (TNOF), ont été traitées. Les actions de nettoyage des déchets du lagon de Hao et ponctuellement de celui de Amanu ont permis de retirer 547 tonnes de déchets polluants (batteries, véhicules, déchets métalliques ou plastiques, matériels des fermes perlières, etc.) pour être envoyés en filières de traitement adaptées. Le dernier détachement militaire a définitivement quitté l’atoll en octobre 2016.

La société Socotec Polynésie a été sollicitée afin de réaliser une expertise pour vérifier l’innocuité durable de ces terres polluées. L’objectif de Pays étant de garantir la parfaite sécurité sanitaire des populations et la salubrité des milieux au sein de Hao. Le ministère de l’Environnement effectue actuellement une étude plus poussée afin de préciser la cartographie et le niveau de pollution constatée, ainsi que les coûts d’exportation des terres polluées.

Pour le « contrat de site », une étude préalable pour la reconversion et le développement économique de l’atoll a été confiée, en 2016, au bureau d’études Pae Tai Pae Uta (PTPU). Le plan d’actions est structuré autour de 2 axes principaux qui sont le développement économique et la cohésion sociale.

Enfin le ministre a annoncé le retour des investisseurs Chinois de la Tahiti Nui Ocean Food sur le territoire aux alentours de la mi-juillet. Le gouvernement espère que les travaux pourront commencer à la suite de cette visite, soit dans le courant du mois d’août.

Jean-Christophe Bouissou, porte-parole du gouvernement
Les investisseurs chinois reviennent à Hao en juillet
Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur les travaux réalisés par le Pays à Hao ?

Nous pouvons dire que sur les centaines de tonnes de déchets qui ont pu être récupérés dans le lagon de Hao mais aussi sur Amanu et les déchets qui sont récupéré sur terre nous avons pratiquement 600 tonnes de déchets. C’est important. Aujourd’hui nous sommes à 88% de surface traitée sur les déchets qui sont récupérés et nous voyons l’avancement sur cette problématique et le projet de construction du centre aquacole de Hao sera lancé incessamment sous peu. C’est important que ces travaux se réalisent vite maintenant, c’est suite à la tenue du dernier comité de pilotage que ces chiffres apparaissent.

Tahiti Nui ocean food revient en Polynésie ?

Oui bien sûr. Comme le gouvernement l’a toujours annoncé, nous avons longuement travaillé avec les services territoriaux, les services de l’urbanisme, la direction de l’environnement avec l’hygiène, l’équipement… pour réaliser des travaux d’infrastructures relevant du public et nécessaires à l’implantation du projet. Les investisseurs reviennent dès le mois de juillet. Je crois que ça va être là un grand coup de démarrage.

Cela veut dire que les travaux vont commencer au mois d’août ?

On espère bien. C’est en tout cas la confiance que nous avons dans les intentions de Monsieur Wang Cheng qui vient de nous annoncer son arrivée avec toute son équipe et je crois qu’ils sont maintenant bien calés sur les dossiers techniques de réalisation du projet.

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Défi : greffée des poumons, Alexandra veut promouvoir le don d’organes

Défi : greffée des poumons, Alexandra veut promouvoir le don d'organes
PAPEETE, le 21 juin 2017 -Alexandra et Matthieu ont pour objectif de faire la traversée Tahiti Moorea en double-aviron le 5 août. La jeune fille veut prouver qu’elle est « plus forte que la maladie, mais aussi remercier son donneur ». Elle arrive demain au fenua.



C’est bon, Alexandra touche son rêve du bout des doigts. Petit bout de femme pas comme les autres, celle qui arrive à Tahiti demain soir respire la vie à pleins poumons. Sauf que pour elle, cette phrase est lourde de sens. Alexandra n’a que 21 ans, elle est atteinte de mucoviscidose et a été greffée des poumons en 2012. Traverser le globe et parcourir 17 kilomètres entre Tahiti et Moorea en double-aviron sont deux projets qu’elle croyait hors de sa portée il y a encore quelques mois.

« Je suis née en 1995 avec un gène défectueux qui est la cause de tous mes malheurs. Pour faire simple, je suis atteinte de mucoviscidose ! »



Alexandra a vécu les premières années de sa vie sans savoir si elle aurait un avenir. Son quotidien était rythmé par les séances de kinésithérapie (deux par jour), les hospitalisations, mais surtout l’économie du souffle. « Quand je l’ai rencontrée, Alexandra n’avait que 10 ans, c’était une enfant qui n’y croyait plus, démotivée. Elle économisait sur tout, même parler lui coûtait. J’ai essayé de la remotiver. C’est devenu une amie. Alexandra a vécu des années compliquées, très sombres et aujourd’hui, elle est en vie et respire le bonheur et la joie de vivre. Ça fait plaisir à voir. C’est extraordinaire », raconte Matthieu avec beaucoup de tendresse.

De son côté, Alexandra apprend à s’adapter à sa nouvelle vie. «  J’ai plein de perspectives qui s’offrent à moi, c’est incroyable. Je dois apprendre à vivre avec cette nouvelle maladie qui me permet de vivre mieux, mais avec ses nouvelles conséquences et restrictions. » Même si le post-opératoire est long et qu’elle enchaîne deux ans de complications : une infection pulmonaire, aux reins, une paralysie de l’estomac, une perte de poids conséquente et de cheveux, un diabète… et plus de 30 médicaments par jour, Alexandra ne se décourage pas.

Aujourd’hui, la jeune femme a vu son espérance de vie doubler, « j’ai une perspective d’avenir, alors qu’avant, je me suis même demandée si je devais passer mon bac. Là, je fais des études supérieures. Je suis en deuxième année de géographie et j’envisage de faire un master pour travailler dans l’urbanisme. Rien que ça, c’est Waouh ! Je vais faire en sorte de réussir et d’aller jusqu’à la fin ! C’est juste incroyable » raconte la jeune femme avec légèreté.

Et puis ce projet est né. C’est Matthieu qui l’a initié. Il vit à Tahiti depuis quelques années et a décidé de s’installer sur le fenua. C’est un passionné d’aviron, un jour il lance un défi fou à Alexandra, il lui propose de ramer entre Tahiti et Moorea en double-aviron. Elle est emballée, mais elle ne pense pas que son médecin la laissera partir. « C’était fou parce qu’avec ma maladie, je n’avais jamais pu voyager et prendre l’avion pour un voyage aussi loin et long. C’est rare pour les gens comme nous ».

Quand Alexandra lance la page Rame avec Alexandra, c’est l’emballement. En l’espace de 24 heures elle dépasse les 4 000 like, elle reçoit quotidiennement des mots d’encouragement et des témoignages de parents d’enfants atteints de mucoviscidose. Plusieurs associations s’associent au projet, des athlètes médaillés olympiques lui proposent leur aide. Alexandra prend son projet encore plus à cœur. Sur le fenua elle veut promouvoir le don d’organes.

Elle commence à s’entraîner tous les samedis en parcourant 20 kilomètres en aviron, fait de l’escrime et de la préparation physique. Elle continuera ses entraînements sur le fenua avant de prendre la mer le 5 août, avec Matthieu toujours à ses côtés.

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Défi : greffée des poumons, Alexandra veut promouvoir le don d’organes

Défi : greffée des poumons, Alexandra veut promouvoir le don d'organes
PAPEETE, le 21 juin 2017 -Alexandra et Matthieu ont pour objectif de faire la traversée Tahiti Moorea en double-aviron le 5 août. La jeune fille veut prouver qu’elle est « plus forte que la maladie, mais aussi remercier son donneur ». Elle arrive demain au fenua.



C’est bon, Alexandra touche son rêve du bout des doigts. Petit bout de femme pas comme les autres, celle qui arrive à Tahiti demain soir respire la vie à pleins poumons. Sauf que pour elle, cette phrase est lourde de sens. Alexandra n’a que 21 ans, elle est atteinte de mucoviscidose et a été greffée des poumons en 2012. Traverser le globe et parcourir 17 kilomètres entre Tahiti et Moorea en double-aviron sont deux projets qu’elle croyait hors de sa portée il y a encore quelques mois.

« Je suis née en 1995 avec un gène défectueux qui est la cause de tous mes malheurs. Pour faire simple, je suis atteinte de mucoviscidose ! »



Alexandra a vécu les premières années de sa vie sans savoir si elle aurait un avenir. Son quotidien était rythmé par les séances de kinésithérapie (deux par jour), les hospitalisations, mais surtout l’économie du souffle. « Quand je l’ai rencontrée, Alexandra n’avait que 10 ans, c’était une enfant qui n’y croyait plus, démotivée. Elle économisait sur tout, même parler lui coûtait. J’ai essayé de la remotiver. C’est devenu une amie. Alexandra a vécu des années compliquées, très sombres et aujourd’hui, elle est en vie et respire le bonheur et la joie de vivre. Ça fait plaisir à voir. C’est extraordinaire », raconte Matthieu avec beaucoup de tendresse.

De son côté, Alexandra apprend à s’adapter à sa nouvelle vie. «  J’ai plein de perspectives qui s’offrent à moi, c’est incroyable. Je dois apprendre à vivre avec cette nouvelle maladie qui me permet de vivre mieux, mais avec ses nouvelles conséquences et restrictions. » Même si le post-opératoire est long et qu’elle enchaîne deux ans de complications : une infection pulmonaire, aux reins, une paralysie de l’estomac, une perte de poids conséquente et de cheveux, un diabète… et plus de 30 médicaments par jour, Alexandra ne se décourage pas.

Aujourd’hui, la jeune femme a vu son espérance de vie doubler, « j’ai une perspective d’avenir, alors qu’avant, je me suis même demandée si je devais passer mon bac. Là, je fais des études supérieures. Je suis en deuxième année de géographie et j’envisage de faire un master pour travailler dans l’urbanisme. Rien que ça, c’est Waouh ! Je vais faire en sorte de réussir et d’aller jusqu’à la fin ! C’est juste incroyable » raconte la jeune femme avec légèreté.

Et puis ce projet est né. C’est Matthieu qui l’a initié. Il vit à Tahiti depuis quelques années et a décidé de s’installer sur le fenua. C’est un passionné d’aviron, un jour il lance un défi fou à Alexandra, il lui propose de ramer entre Tahiti et Moorea en double-aviron. Elle est emballée, mais elle ne pense pas que son médecin la laissera partir. « C’était fou parce qu’avec ma maladie, je n’avais jamais pu voyager et prendre l’avion pour un voyage aussi loin et long. C’est rare pour les gens comme nous ».

Quand Alexandra lance la page Rame avec Alexandra, c’est l’emballement. En l’espace de 24 heures elle dépasse les 4 000 like, elle reçoit quotidiennement des mots d’encouragement et des témoignages de parents d’enfants atteints de mucoviscidose. Plusieurs associations s’associent au projet, des athlètes médaillés olympiques lui proposent leur aide. Alexandra prend son projet encore plus à cœur. Sur le fenua elle veut promouvoir le don d’organes.

Elle commence à s’entraîner tous les samedis en parcourant 20 kilomètres en aviron, fait de l’escrime et de la préparation physique. Elle continuera ses entraînements sur le fenua avant de prendre la mer le 5 août, avec Matthieu toujours à ses côtés.

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Visé par deux enquêtes, Bruno Marty en garde en vue

Visé par deux enquêtes, Bruno Marty en garde en vue
PAPEETE, le 21 juin 2017 – Les policiers de la brigade financière interrogent le directeur du Laboratoire des travaux publics, ce mercredi dans les locaux de la DSP, dans le cadre des enquêtes préliminaires sur les soupçons de conflit d’intérêt à la TEP et d’abus de biens sociaux à la Spres.

L’ancien ministre des Transport du gouvernement Flosse et ex-président du conseil d’administration de la Société de transport d’énergie électrique en Polynésie (TEP) a été placé en garde à vue dans les locaux de la DSP ce mercredi après-midi, selon des informations de nos confrères de Radio 1. Bruno Marty, actuel directeur du Laboratoire des travaux publics et conseiller municipal de Papeete, est entendu par les enquêteurs la brigade financière dans le cadre des deux enquêtes préliminaires ouvertes en 2016 sur des soupçons de conflit d’intérêt à la TEP et d’abus de biens sociaux à la Spres.

La première affaire concerne un contentieux entre la TEP et la Spres. Cette ancienne société de Bruno Marty avait remporté en 2013 le marché de la pose d’un câble sous-terrain haute tension à Arue, des travaux évalués à 170 millions de francs. Mais le câble s’était déterré peu de temps après sa pose et la TEP avait exigé que les travaux soient refaits. La Spres s’était exécutée en présentant une nouvelle facture à la TEP qui avait refusé de payer. Devenu ministre de l’Equipement sous le gouvernement Flosse, et nommé à la tête de la TEP, les enquêteurs soupçonnent Bruno Marty d’avoir profité de sa position en faveur de la Spres.

La deuxième enquête porte sur des soupçons d’abus de biens sociaux à la Spres du temps de la gestion de Bruno Marty. Selon nos confrères, les enquêteurs soupçonnent cette fois l’ancien gérant d’avoir utilisé plusieurs dizaines de millions de francs de la société pour des dépenses personnelles.

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Des producteurs japonais de shochu pour la première fois à Vinexpo

Des producteurs japonais de shochu pour la première fois à Vinexpo
Bordeaux, France | AFP | mercredi 21/06/2017 – Des producteurs de shochu, un alcool traditionnel du Japon, sont pour la première fois présents sur le grand stand de l’Association des producteurs japonais de saké et de shochu à Vinexpo Bordeaux.

En tout 28 producteurs, poussés par les autorités japonaises à exporter, sont présents à ce grand salon international des vins et spiritueux.

« Tout le monde a son stand, l’Espagne, l’Allemagne, la Californie… et cela n’a jamais été fait pour le shochu. Notre présence ici est d’attirer davantage l’attention internationale », a déclaré à l’AFP Hiromi Iuchi, manager au sein de l’association qui est pour la première fois à Vinexpo.

Comme le whisky ou la vodka, le shochu est un alcool distillé. Il est fait à partir de céréales et tubercules (riz, patate douce, orge, sarrasin, sucre brun, etc.). Le saké japonais, du riz fermenté avec de l’eau, se distingue du saké chinois, dont le riz est distillé.

Les producteurs rivalisent de créativité pour attirer les consommateurs vers ces boissons traditionnelles revisitées avec par exemple du vin pétillant de saké ou de shochu, présenté sur le stand de Vinexpo.

Les exportations de saké à l’étranger représentent 15,6 milliards de yens (125,5 millions d’euros), soit 3% de la production. Les Japonais exportent surtout aux États-Unis, qui représentent 40 à 50% des exportations, puis à Honk Kong, Corée du Sud et Taïwan.

Moins de 1% du shochu est exporté, soit 1,9 milliard de yens (15 millions d’euros), principalement aux Etats-Unis suivis par la Chine et Hong Kong, selon l’association qui regroupe la quasi-totalité des producteurs, soit 700.000 personnes.

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