Un Tahitien meurt dans un accident de voiture en métropole

Un Tahitien meurt dans un accident de voiture en métropole
PAPEETE, le 9 décembre – Un jeune homme de 26 ans, originaire de Tahiti, est mort sur la route jeudi soir en métropole, près de Montpellier. La nouvelle a été annoncée plus tôt dans la journée sur la page Facebook de l’Aepf Montpellier.

Les circonstances du drame sont encore floues, comme le relate un article de nos confrères métropolitains de France 3 Languedoc-Roussillon, dans un article publié sur le site internet.

Aux alentours de 23h30, sur une route départementale près de Montpellier, une collision frontale extrêmement violente a eu lieu entre deux véhicules. Une des deux voitures a fini sa course dans un champ et s’est embrasée. La conducteur, un Tahitien de 26 ans, a été éjecté avant de décéder.

Dans l’autre véhicule se trouvait un couple de policiers. Ils n’ont été que légèrement blessés. Leurs jours ne sont pas en danger selon le site d’information.

La page facebook de l’AEPF Montpellier indique qu’une levée de fonds est organisée pour aider la famille du défunt à rapatrier son corps vers le fenua.

Une veillée va être organisée au foyer tahitien de la ville samedi à 18 heures (heure de métropole).

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Edouard Fritch à nouveau papa

Edouard Fritch à nouveau papa
PIRAE, le 9 décembre 2016. La mairie de Pirae a annoncé sur sa page Facebook l’heureuse nouvelle. Edouard Fritch et sa compagne Angéline Lehartel ont eu une fille.

« L’ ensemble du conseil municipal et le personnel communal leurs adressent leurs félicitations pour cet heureux évènement », note la mairie.

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Grève à Air Archipels : des vols modifiés ou annulés de ou vers les Marquises

Grève à Air Archipels : des vols modifiés ou annulés de ou vers les Marquises
PAPEETE, le 9 décembre 2016 – Des perturbations sont à prévoir sur les vols desservant Apataki, Ua Huka, Ua Pou et les inter-îles des Marquises.

Suite au mouvement de grève entamé par les personnels de la compagnie Air Archipels qui effectue la desserte de Apataki, Ua Huka, Ua Pou et les inter-îles Marquises pour le compte d’Air Tahiti, la compagnie est contrainte de procéder à la modification, voire à l’annulation de ses vols de/vers ces destinations.

Air Tahiti, ou l’agence de voyages intermédiaire, informera chaque passager des modifications le concernant, sous réserve de disposer de ses contacts.

Les passagers n’ayant pas précisé de coordonnées lors de la réservation, sont priés de prendre contact avec Air Tahiti.

La compagnie invite par ailleurs les passagers en partance de/pour ces destinations à reporter leur voyage à une date ultérieure. Durant la grève, les modifications ou annulations de billets pour ces 3 îles se feront sans frais.

Lundi débuteront les jeux de l’archipel des Marquises. Comme l’ont annoncé nos confrères de TNTV cette semaine, la grève risque d’empêcher 200 athlètes des îles de Ua Huka et Ua Pou de participer à l’événement.

Pour l’heure, nous n’avons pas réussi à contacter la direction de Air Archipels.

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L’APC autorise le rachat de Tahiti Nui Travel par le groupe Grey

L’Autorité polynésienne de la concurrence (APC) a autorisé sous réserve de la mise en œuvre d’engagements, la concentration notifiée de prise de contrôle exclusif du groupe Tahiti Nui Travel par le groupe Grey, par décision n° 2016-CC-04 du 5 décembre 2016.

> Lire aussi : Tahiti Nui Travel bascule dans le groupe Grey

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Les mauvais points de la réforme de la perliculture selon l’autorité de la concurrence

Les mauvais points de la réforme de la perliculture selon l'autorité de la concurrence
PAPEETE, le 9 décembre 2016. L’Autorité de la concurrence a rendu ce vendredi un avis sur le projet du Pays modifiant le secteur de la perliculture. « Plusieurs dispositions du projet sont de nature à introduire de distorsions de concurrence », souligne l’Autorité, qui a donc fait une série de recommandations. Ce projet de loi du Pays doit être examiné ce mardi par les représentants.

Les représentants à l’assemblée doivent examiner ce mardi le projet de loi du Pays modifiant la règlementation des activités professionnelles dans le secteur de la perliculture et la commercialisation des produits perliers et nacriers. L’Autorité polynésienne de la concurrence a rendu vendredi son avis sur ce projet de loi.

Dans un communiqué adressé aux médias, l’autorité, saisie le 25 novembre, souligne d’abord qu’elle aurait préféré être consultée plus tôt. « Une complète transmission des textes d’application prêts depuis de longs mois lui aurait permis de procéder à une analyse exhaustive et concrète des implications du dispositif proposé sur la concurrence et de proposer au bénéfice du gouvernement et de l’assemblée de la Polynésie française des solutions efficaces et offrant la sécurité juridique attendue », indique l’Autorité.

Selon l’exposé des motifs, le projet de loi du Pays prévoit « de créer les outils de régulation de la production », « d’assurer le retour vers les professionnels du choix de la qualité commerciale », de « renforcer l’organisation de la filière et en clarifier sa gouvernance » et de « mettre en place une démarche de développement durable ».

Le projet de loi du Pays réglemente notamment l’accès au secteur, par la délivrance administrative d’autorisations d’occupation du domaine public maritime. Il réglemente également son fonctionnement, par des quotas limitant la production globale et individuelle de perles brutes. « En conséquence, il limite directement et indirectement le nombre d’opérateurs pouvant agir dans le secteur et est ainsi susceptible de restreindre la concurrence », analyse l’Autorité de la concurrence. « L’égalité de traitement des opérateurs requiert que les conditions et modalités d’octroi des autorisations d’occupation du domaine public soient objectives, transparentes et non discriminatoires. »

LES ARRETES D’APPLICATION NON TRANSMIS

L’Autorité de la concurrence regrette aussi que « les arrêtés d’application d’ores et déjà rédigés » ne lui aient pas été transmis. Cela « aurait pourtant donné un éclairage permettant de mieux cerner l’ensemble des implications concurrentielles des dispositions de la loi du Pays soumise à examen », note-t-elle.

L’Autorité « n’a pas été en mesure d’examiner le montant et les modalités de paiement de la redevance annuelle, les conditions et modalités d’octroi et de retrait des autorisations, les dispositions transitoires entre le régime en vigueur, à l’origine de la structure actuelle du secteur, et le régime à venir, plus contraignant ».

L’Autorité a relevé dans le texte plusieurs dispositions qui « sont de nature à introduire des distorsions de concurrence ». Elle « recommande la révision des modalités de mise en œuvre du « plafond écologique » et du « plafond de gestion », qui sont en l’état du texte de nature à privilégier les opérateurs en place au détriment de nouveaux opérateurs ».

Le projet de loi du Pays instaure un régime d’autorisation d’exercice des différentes activités du secteur perlicole renforcé par rapport au précédent cadre législatif et réglementaire. « Ses conditions plus restrictives sont susceptibles de porter atteinte à la liberté du commerce et de l’industrie, et à tout le moins, susceptibles d’ériger des barrières à l’entrée significatives sur les différents niveaux de la chaîne de valeur, et en conséquence de rigidifier le fonctionnement des marchés au détriment de leur efficacité », note l’Autorité. « D’une manière générale, elles doublonnent les règles générales applicables à l’exercice de toute activité commerciale en Polynésie française, alourdissent les charges administratives des acteurs les plus petits en multipliant les procédures et enfin cloisonnent les différents échelons de la filière perlicole. »

L’Autorité polynésienne de concurrence recommande donc « la suppression du régime d’autorisation d’exercice des activités du secteur perlicole, qui contraint inutilement la création et le développement des activités liées à la perliculture, au profit de l’instauration d’un régime déclaratif, source d’une plus grande souplesse pour les professionnels ».

« En s’imposant la fixation de quotas, unilatéralement, la Polynésie française s’oblige à limiter sa production laissant ainsi le champ libre à ses concurrents internationaux sans garantie aucune de faire remonter le cours mondial de la perle noire. D’ailleurs, quand bien même il remonterait, cette hausse bénéficierait à tous les pays producteurs qui auraient accru leurs parts de marchés au détriment de la Polynésie française. Les petits producteurs seraient les premiers impactés par ces évolutions défavorables. »

La suppression de la classification des perles est qualifiée de « surprenante » par l’Autorité. Celle-ci préconise donc le maintien d’une « définition stricte de la perle de culture de Tahiti dans le projet de loi du Pays, de même que de critères de classification, de façon à protéger la perle produite en Polynésie française ». Pour l’Autorité, cela est nécessaire pour distinguer les perles de qualité et des perles de faible qualité.

Télécharger l’avis de l’Autorité de la concurrence

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Fermeture de la RDO du 12 au 15 décembre entre 20 heures et 2 heures du matin

Deux voies de la route de déviation ouest (RDO) seront fermées de part et d’autre du terre-plein central, de 20h jusqu’à 2h du matin, du lundi 12 au jeudi 15 Décembre, afin de permettre au Service des Parcs et Jardins et de la Propreté d’entretenir les plantations du terre-plein central.

Il est recommandé aux automobilistes la plus grande prudence et le respect des consignes de sécurité aux abords du chantier.

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Edouard Fritch rencontre les maires polynésiens

Edouard Fritch rencontre les maires polynésiens
PAPEETE, 9 décembre 2016 – Edouard Fritch a reçu, vendredi matin, à la Présidence les maires de Polynésie française pour une journée de rencontre et d’échanges, organisée pour la troisième année consécutive.

Cette rencontre de fin d’année a lieu depuis 2014, entre le gouvernement et les maires de Polynésie française. Le haut-commissaire, René Bidal, la sénatrice, Lana Tetuanui, la députée, Maina Sage, et le président de l’assemblée de la Polynésie française (APF), Marcel Tuihani, étaient également présents lors de cette rencontre, vendredi. Lors de son discours d’ouverture, Edouard Fritch a rappelé qu’il s’agissait pour lui de renforcer le dialogue et l’information sur les sujets qui concernent les communes. L’année dernière, le gouvernement et les élus avaient travaillé sur le code des marchés publics applicables aux communes polynésiennes. Un projet de loi du Pays, sur lequel le Syndicat pour la Promotion des Communes (SPC) et les communes de Faa’a et Arue ont été consultés, sera examiné lors d’une session extraordinaire en début d’année. L’entrée en vigueur de la loi du Pays est prévue au plus tard, le 1er septembre 2017, pour la Polynésie française et ses établissements publics, et au plus tard, le 1er janvier 2018, pour les communes.

« Cette mise en application différée permettra d’une part, de laisser le temps au monde communal de prendre les dispositions nécessaires pour s’y adapter et s’y conformer et à l’administration du Pays en collaboration avec l’Etat et les établissements publics communaux de formation de mettre en place les dispositifs d’accompagnement idoines notamment en matière de formation« , a observé le Président.

Vendredi, les membres du gouvernement ainsi que les chefs de service de l’administration se sont succédé pour informer les maires, au sujet du régime de solidarité de la Polynésie française (RSPF), du schéma directeur des transports inter-insulaires, du logement, du foncier et de la fiscalité communale.

Marquises : le câble opérationnel fin 2018

Le Président est également revenu sur les interventions financières du Pays prévues au profit des communes au budget 2017 de la collectivité. « Les communes vont bénéficier en 2017 de versements additionnels importants« , a souligné Edouard Fritch. Le budget de 2017 comprend la reconduction des enveloppes dédiées aux concours financiers de la DDC (Délégation pour le développement des communes), à concurrence de 1,45 milliard Fcfp contre 1,3 milliard au budget primitif de 2016. Par ailleurs, la dotation de 700 millions Fcfp est maintenue pour les dossiers du Contrat de projets au titre de la programmation de 2017. En outre, une autorisation de programme à hauteur de 500 millions Fcfp a déjà été mise en place en 2016 pour le Contrat de redynamisation des sites de la défense (CRSD).

Après avoir présenté le portail numérique des services de l’administration et de ses cinq premiers télé-services, Edouard Fritch a évoqué sa volonté de voir l’égalité en termes d’accessibilité numérique être assurée, afin de faciliter les démarches et l’accès aux administrations de la population des îles éloignées.

« La mise en place d’un câble sous-marin passant par les Tuamotu jusqu’aux Marquises permettra d’une part à dix îles des Tuamotu et des Marquises d’être connectés directement au câble et d’autre part à 9 autres îles des Tuamotu et des Marquises de bénéficier d’une capacité en débit multipliée par 10« , a rappelé Edouard Fritch. Ce chantier représente un investissement de plus de 6 milliards Fcfp. L’appel d’offres pour la pose de ce câble sous-marin a été lancé il y a quelques semaines par l’Office des Postes et Télécommunications (OPT). Ce câble sera opérationnel fin 2018.

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Manohiva, la troupe est fière mais ne se repose pas sur ses lauriers

Manohiva, la troupe est fière mais ne se repose pas sur ses lauriers
PAPEETE, le 9 décembre 2016 – La troupe, récompensée en 2014 par un 1er prix en hura tapairu et en mehura, a obtenu le 1er prix en hura tapairu en 2016. Par l’intermédiaire du président de l’association Lori Toiho, elle se dit fière de cette reconnaissance après tant d’efforts fournis. Malgré son succès (la troupe ne se présente que tous les deux ans), elle reste sur le qui-vive. « On ne sait pas à qui on aura à faire en 2018, il y a de très bons chorégraphes, danseurs, musiciens dans les autres groupes », indique le président.

« Comment j’ai fêté la victoire ? En dormant », répond Lori Tuiho, le président de Manohiva. Amusé il repense à ces exténuantes semaines passées. « Mais« , ajoute-t-il, « quelle joie de recevoir un tel prix ! « . Manohiva a reçu le 1er prix en hura tapairu en 2016. Il y a deux ans, il recevait le 1er prix en hura tapairu et en mehura.

Le vendredi 2 décembre, à l’annonce des finalistes, les danseurs (18 en mehura, 20 en tapairu), musiciens (5 en mehura, 6 en hura tapairu) et choristes (3 en mehura et hura tapaiur) de Manohiva ont pris connaissance des notes du jury. « Ce qui nous a permis de voir nos points faibles. Nos notes n’étaient pas bonnes pour les entrées et sorties« , se rappelle Lori Tuiho.

Le samedi matin à l’aube, les artistes, costumiers, chorégraphe, président étaient sur le pont. « On a eu une très grosse journée. Heureusement, nous avons une troupe formidable. Au niveau de l’organisation, et notamment l’équipe des costumes, a fait de l’excellent travail. Dans la mesure du possible nous essayons de tout gérer pour laisser notre chef et chorégraphe Poerava Taea se concentrer sur tout l’aspect artistique. »

D’après Lori Tuiho : « Poerava est une danseuse chevronnée de la danse tahitienne bien connue de la scène en Polynésie. Elle a un style très technique, aérien, élégant et posé. Elle reste très attachée aux pas traditionnels et attentive au visuel d’ensemble afin de proposer un spectacle qui plaise au public tout en respectant scrupuleusement les règles du concours. »

Passionnée de danse depuis son plus jeune âge, la chef de la troupe Manohiva participe régulièrement au heiva dans divers groupes. Elle est aussi chaque année sur le pae pae a hiro pour Pinainai et, une année sur deux lorsque Manohiva ne participe pas, elle danse avec une autre troupe pour se présenter tout de même au hura tapairu.

L’équipe de costumiers est dirigée par Anthony Tirao dit coco. Il avait déjà confectionné les costumes de la troupe en 2012 et 2014. « Son travail est se fait toujours en lien étroit avec Poerava« , précise le président. Coco est accompagné de sa sœur Béa, d’Ornella, Mum, Diamant, Wendy et High. Les coiffures sont de Vanua et Nora. Les make-up sont l’œuvre d’Orama Noble et Tehina.

Samedi dernier, après voir répété au Conservatoire artistique de Polynésie française, la troupe a pu rejoindre la Maison de la culture. Elle a poursuivi les répétitions, est montée sur scène, a conquis le jury et le public.

Manohiva c’est une troupe d’amis. « D’amis vraiment unis depuis 15 ans« , insiste Lori Tuiho. Ils sont six dans le bureau. En 2010, Poerava Taea est allée trouver l’actuel président pour lui proposer de monter une troupe et de participer au Hura Tapairu. Ils ont fondé Manavai. Ils ont obtenu le 2ème prix ‘otea et le 3ème prix hula (ancienne appellation de la catégorie mehura). Deux ans plus tard, ils revenaient avec Manohiva. Ils ont emporté le 2ème prix en hura tapairu et en mehura. Cette troupe fondée pour le hura tapairu reviendra en 2018. Malgré son palmarès ils se prépareront comme au premier jour. « Il y a de très grands artistes et qui sait qui se présentera dans deux ans ?« , lance Lori Tuiho.

Te one tere, là où les rêves s’envolent

« Te one tere », tel est le thème choisi par Manohiva lors du hura tapairu. Il est signé Yann Paa. Qui aurait pu imaginer que la blancheur naïve du sable blanc de la plage de Puna’auia, dite « Te one tere » fut le témoin d’un passé douloureux qu’avaient connu deux grands districts ? Ce sable offert par le chef de Parea, Papa raro, à celui de Puna’auia, Papa ni’a, en gage de leur amitié, fut l’objet d’un engagement solennel ; celui d’unir leurs deux premiers enfants, Tefafanovahine de Parea de l’île de Mata’ire’a, Huahine et Te-tu-iti-i-te-vai-tau de Puna’auia de Tahiti. Mais le mensonge qui s’invitera au destin tracé par les deux pères, mènera malheureusement à jamais cette union à sa perte. Ce pardon qu’implorera Tefafanovahine à l’embouchure de « Te one tere » de Parea, à l’envol de son bien-aimé, est tel le ressac incessant des vagues qui se brisent inlassablement sur le sable blanc « Te one tere » de Puna’auia.

Manohiva, la troupe est fière mais ne se repose pas sur ses lauriers

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Festival Tiki, regards contemporains sur le tiki

Festival Tiki, regards contemporains sur le tiki
PAPEETE, le 9 décembre 2016 – Le Musée de Tahiti et des îles qui a monté l’exposition Tiki, propose un certain nombre de performances, concours, conférences annexes. C’est le « Festival Tiki ». L’exposition dure jusqu’au 19 mars. D’ici là, plusieurs rendez-vous sont donnés aux scolaires et au grand public.

L’exposition Tiki proposée au Musée de Tahiti et des îles est le moteur d’un festival consacré au tiki, cette statue anthropomorphe, parfois aussi ce motif dérivé généralement de la figure humaine, ou bien encore, dans un contexte ésotérique, le phallus.

Le festival va se découper en conférences, performances, concours. Le mardi 13 décembre, notamment, trois intervenants s’exprimeront. Véronique Mu-Liepmann présentera des objets marquisiens dans les collections françaises. Sollicitée par le musée du Quai Branly pour participer à l’exposition Matahoata, elle en a été le conseiller scientifique. « Je montrerai quelques collections françaises d’objets marquisiens » annonce-t-elle. L’ethno historien Frédéric Torrente se concentrera sur la fonction religieuse des tiki. La présentation de Tara Hiquily reste à confirmer.

Par ailleurs, un grand concours arts plastiques vient d’être lancé. Il s’adresse au grand public à partir de 18 ans et aux scolaires. Pour le musée, l’objectif est « d’inciter à l’expression artistique, de stimuler la fibre créatrice des jeunes générations« . Les participants peuvent utiliser toutes les techniques qu’ils souhaitent.

Les élèves volontaires, du cycle 1 au lycée, de CJA et Cetad de toute la Polynésie devront présenter une œuvre par classe. Les particuliers peuvent travailler sur une œuvre individuelle ou collective. Les œuvres devront être déposées au musée. Des graffeurs, peintres et sculpteurs sont par ailleurs invités à s’exprimer en « live » dans les jardins du musée sur différentes périodes.

Le vendredi 24 février, une soirée « mise en lumière » des œuvres des artistes viendra clôturer les concours et performances. Des musiciens et le groupe de danse Manahau seront de la partie.

Festival Tiki, regards contemporains sur le tiki
Programme

Jusqu’au 13 décembre : sculpture en live de Teva Victor, Jonathan Mencarelli, Mataitai Tetuanui, Eriki Marchand, Augustin Kaiha, Paulin & Jérémie Tamarii dans les jardins du musée.

Mardi 13 décembre puis du 16 au 23 décembre : braderie des publications du musée dans le hall de l’établissement pour fêter les 25 ans d’édition.

Mardi 13 décembre à partir de 18 heures, conférences de Véronique Mu-Liepmann, Frédéric Torrente et Tara Hiquily.

Mercredi 14 décembre, visite guidée de l’exposition à partir de 9h15.

Mercredi 18 janvier, Cinematamua à la Maison de la culture sur le thème du Tiki.

Du 23 février au 7 mars exposition à la Galerie Winkler sur le thème du Tiki.

Jusqu’au 10 février pour les scolaires et 17 février pour le grand public, concours arts plastiques.

Du 20 au 24 février, performances de gaffeurs et peintres.

Vendredi 24 février, soirée Mise en lumière des œuvres des performers, annonce des lauréats du concours et remise des prix pour le grand public.

Exposition des œuvres des participants au concours du 24 février au 7 mars puis du 7 au 17 mars pour les scolaires.

Contact

www.museetahiti.pf

Tél.: 40 54 84 35

Facebook : Musée MTI

secretdirect@museetahiti.pf

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SEM Vavi: Dominique Auroy réagit

SEM Vavi: Dominique Auroy réagit
Suite à notre article intitulé « Les graves lacunes de la SEM Vavi » , paru dans notre édition du 7 décembre, Dominique Auroy a souhaité réagir et nous a demandé un droit de réponse que nous publions ici intégralement, en l’état et sous l’entière responsabilité de son auteur.

Droit de réponse

La parution d’un article me mettant en cause, directement et indirectement, comporte des erreurs ou approximations qui justifient un droit de réponse .

1 – SEM VAVI Je n’ai aucune fonction de direction dans cette SEM, et dans une société (y compris une SEM) c’est encore l’actionnaire majoritaire, ici la Commune, qui décide, surtout quand elle désigne un Président acquis à sa politique. Il n’est pas relevé que 546 millions de travaux ont été effectués par la commune pour la réfection du réseau principal sur 17 km. Ces travaux ont été financés par le contrat de projet et réceptionnés en 2014 grâce aux études de la SEDEP commandées par la SEM. Vous oubliez qu’en 2006, les communes avait obligation de délivrer une eau potable dès le 14 octobre 2009, sous peine d’amendes et de responsabilité pénale des élus. C’est ce qui a motivé, comme pour d’autres communes et en accord avec l’Etat, la création de cette SEM. Les vrais problèmes sont nés, par la suite : – de l’absence de mise en place d’une facturation de l’eau à son vrai prix, d’ailleurs toujours pas fixé à ce jour. – – du fait que la SEM attend depuis 2006 que la Commune exécute le contrat qu’elle a conclu avec elle, en lui transférant effectivement la production/distribution de l’eau, ce qu’elle n’a jamais fait (d’où la commande de la turbine, gelée, puisqu’un tel outil de production n’a pas d’utilité tant que le transfert continue à être retardé par la Commune) Mais il est vrai que comme les communes de Polynésie ont obtenu à deux reprises le report de l’obligation de livrer de l’eau potable, elles ne sont plus très pressées, car les traitements ont un coût, qui les oblige à augmenter le tarif des usagers, décision toujours impopulaire. Il est regrettable que ces faits– pourtant connus – soient occultés dans votre article.

2 – SEM Haapape Le SEDEP peut être fière de sa prestation. En 2006, l’eau à Mahina était fréquemment chocolat ou absente. Un an après la création de la SEM et des travaux réalisés sous maîtrise d’œuvre SEDEP, l’eau était devenue potable à 99% sur l’ensemble de la commune Le rachat des actions par la commune, démontre bien la valeur de l’actif de cette SEM et a résulté d’une décision politique des élus qui depuis, poursuivent le même fonctionnement, avec comme unique différence: une régie municipale, à la place d’une SEM.

3 -La SEM Te Mau Ito Api Deux difficultés majeures sont parfaitement connues, mais régulièrement occultées par ceux qui veulent taire la vérité sur leurs origines : La prix de vente du kWh imposé à Makemo est identique à celui de Tahiti, alors que les prix de production sur l’île sont plus élevés qu’à Tahiti. Dans les îles où EDT fourni l’électricité, le système de la péréquation, fait que c’est le consommateur de Tahiti qui finance la différence entre prix de vente imposé et le coût réel de production. A l’heure de l’Autorité Polynésienne de la Concurrence, il est anormal qu’EDT soit la seule à bénéficier d’un tel avantage, au frais des consommateurs de Tahiti ; ou que tous les producteurs d’électricité de toutes les îles, comme cette SEM, n’en bénéficient pas, eux aussi.Vous occultez le fait (pourtant révélé par la presse à l’époque) que la Commune de Makemo a capté, durant UN AN (2009), toutes les sommes payées par les usagers. La SEM a obtenu récemment condamnation de la Commune pour ces faits. Evidemment une société qui vient d’être créée, qui a des emprunts et qui voit 100% de son chiffre d’affaires détourné pendant 12 mois, va trainer pendant longtemps ce handicap financier, dont la principale conséquence, va être l’impossibilité d’assurer la maintenance des éoliennes, aboutissant à leur arrêt forcé. (imaginez Tahiti infos sans un centime de chiffre d’affaires pendant un an, y survivriez-vous ?)

Et, quel rapport entre la SEM Vavi et le Gabon ? Nous avons développé des activités en Afrique dont le Gabon, qui font notre fierté et auxquelles des polynésiens ont même été employés. • La collecte des ordures de Libreville Les performances de cette société dans un secteur stratégique, après dix années de service, ont amené l’Etat Gabonais à s’en rendre actionnaire à 70%.Les actions ont été rachetées au prix du marché, prouvant la valeur réelle de cette société . • Pour le développement de l’hydro, des problèmes politiques en ont retardé l’aboutissement, il est en train de reprendre.

Et pourquoi passer sous silence, la création de CEGELEC, Eau Royale, Syndicat du Monoï, Marama Nui, de nos entreprises de propreté, d’hôtellerie, l’électrification de nombreuses îles : Moorea, Huahine, Rurutu, Raiatea, Marquises, des participation active dans la TEP et autres sociétés d’intérêt général, représentant dans le temps, plus de 3000 emplois créés ou préservés. Je veux conclure ma réponse, à ces critiques infondées, en citant J. Claretie :« Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire, et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout. »

Dominique Auroy

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