Maladie d’Alzheimer, le combat des familles continue

Maladie d'Alzheimer, le combat des familles continue
PAPEETE, le 24 septembre 2016 – Ce samedi, dans les jardins de Paofai, les malades d’Alzheimer et leur famille étaient à l’honneur dans le cadre de la journée mondiale de la maladie.

En Polynésie française, 460 cas sont recensés. Mais, selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, il y en aurait près de 2000. « Avant, on ne communiquait jamais sur cette maladie. Les gens finissaient à Vaiami (NDLR : ancien hôpital psychiatrique). Ce n’est que récemment qu’il y a eu tout un travail de fait sur cette maladie », commente la présidente de l’association Polynésie Alzheimer, Teave Chaumette, dont la maman est atteinte de cette maladie.

Si la communication s’est améliorée, la prise en charge des malades n’a guère avancé. Beaucoup de professionnels s’accordent à dire que la Polynésie a accumulé un retard de plus de 30 ans sur la question.



« A Tahiti, il n’y a rien de proposé pour les malades d’Alzheimer et il n’y a pas de règlementation pour les structures! On fait du n’importe quoi »
, rage la présidente de l’association.

Quelques secondes plus tard, une habitante de Huahine vient la féliciter pour l’organisation de cette journée. Cette dernière aussi s’occupe de sa maman malade. « Je suis allée m’installer chez elle pour que ce soit plus facile à gérer, mais ce n’est pas tout le temps évident. On se sent parfois un peu isolé, pas écouté. Je suis venue ici car je voulais avoir des informations sur les aides et les associations. Je voulais être mieux orientée pour prendre en charge ma maman », confie-t-elle.

Les aidants des malades d’Alzheimer ne savent parfois pas vers qui se tourner pour parler et pour demander de l’aide, à la fois morale et financière. Les soins pour les malades coûtent cher et ne sont pas toujours remboursés. « Par exemple, il y a un médicament qui coûte 12 000 francs par mois mais qui n’est pas remboursé par la CPS, alors qu’il est pris en charge en métropole. Pourquoi? », s’interroge la présidente.

Teave Chaumette souhaiterait aussi que les structures du fenua se professionnalisent et permettent d’apporter une véritable solution aux familles qui ne peuvent prendre en charge le patient à domicile. « Il faut apporter des informations et accompagner les familles pour le maintien à domicile quand cela est faisable… »

Les choses avancent doucement en Polynésie. Pour les familles des malades d’Alzheimer, il reste encore pas mal de chemin à parcourir.

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Un premier établissement médico-social voit le jour au fenua

Un premier établissement médico-social voit le jour au fenua
PAPEETE, le 24 septembre 2016 – Deux professionnels de la santé viennent de monter une structure d’accueil pour personnes âgées et malades d’Alzheimer à Pirae. C’est la première à être agréée par la direction des affaires sociales.

Après avoir travaillé trois ans en tant qu’infirmier médical à Tahiti, Richard Ville, 44 ans, s’est dit qu’il était nécessaire d’améliorer l’accueil des personnes âgées. « Je me suis rendu-compte qu’il n’y avait pas grand-chose pour eux ici. Les matahiapo ne sont pas pris en charge comme ils devraient l’être. Il n’y a pas de règlementation pour les structures d’accueil et parfois, il y a des abus, de la maltraitance… Mais les familles n’osent rien dire… », regrette Richard.

Avec l’aide de sa femme Virginie, ancienne directrice de soins dans un établissement hospitalier pour personnes âgées et dépendantes en métropole, ils ont décidé de créer un établissement médico-social. Une première pour le fenua.

« NOUS AVONS BESOIN D’UN CADRE »
Le Fare Ora Tahiti a ouvert ses portes le 12 septembre dernier. Il s’agit d’un accueil pour personnes âgées avec secteur thérapeutique, adapté à la maladie d’Alzheimer ou apparenté. Pour la première fois à Tahiti, cet établissement privé a reçu une autorisation de la DDASS et se conforme à une règlementation… qui devrait être officialisée prochainement dans le cadre du schéma d’organisation sanitaire 2015-2020. Richard et Virginie ont pris les devants en créant leur structure. « Nous sommes des infirmiers et, par déformation professionnelle, nous avons besoin d’un cadre pour tout. C’est pour cette raison que nous avons monté notre structure ainsi. » Faute de règlementation en place, la direction des affaires sociales leur a délivré un agrément provisoire.

Accueil de jour ou hébergement complet, plusieurs formules sont proposées aux familles. Le couple s’est entouré d’une équipe qualifiée et compétente pour mener sa barque. « Nous avons recruté des auxiliaires de vies bien formées et qui ont de l’expérience. Elles parlent toute le Tahitien. Un autre libéral parle Chinois aussi… Nous avons tenu à nous adapter à la population que nous allons recevoir », explique Virginie.

Outre l’accueil et les soins habituels, l’équipe de l’établissement souhaite proposer aux personnes âgées de la musicothérapie, de l’aromathérapie et autres sorties culturelles. « Pour mettre en place la règlementation, notre charte, notre règlement intérieur et nos activités, nous nous sommes basés sur ce qui se fait en France et au Canada, détaille le directeur.

L’établissement, situé à Hamuta à Pirae, attend désormais ses premiers locataires.

Informations pratique
– Vini : 87 375 173

– Site internet : http://www.fare-ora-tahiti.com

– Courriel : fareoratahiti@Yahoo.com

– Tarifs : de 100 000 francs par mois en accueil de jour à 200 000/225000 francs par mois en hébergement permanent selon la formule.

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Accident mortel à Punaauia

Accident mortel à Punaauia
PUNAAUIA, le 24 septembre 2016 – Vendredi soir, un quadragénaire a perdu la vie dans un accident de la route qui s’est produit dans le quartier Lotus de Punaauia, comme l’ont révélé nos confrères de TNTV.



Vers 23h30, le conducteur d’une voiture qui roulait dans le quartier du Lotus, à Punaauia, a brusquement quitté la route. Sa voiture a fait une chute de 15 mètres pour venir s’écraser sur le terrain de l’église mormone.

Le conducteur, âgé d’environ 40 ans, a été pris en charge par le Samu. Malheureusement, il n’a pas survécu à ces blessures.

Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de cet accident.

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Deux incendies se déclarent au même moment

Deux incendies se déclarent au même moment
FAAA, le 24 septembre 2016 – Deux incendies se sont déclarés vers 11 heures ce matin. L’un était sur Punaauia et l’autre sur la commune de Faa’a.

Ce matin, vers 11 heures, les pompiers de Punaauia ont été appelés pour éteindre un incendie qui s’est déclaré sur les hauteurs de la commune, vers le lotissement Sage. Deux hommes sont intervenus. Ils ont réussi à maîtriser le feu et près d’une heure plus tard, l’incendie était éteint.

De retour à la caserne, ils ont été envoyés en renfort sur la commune de Faa’a. Vers le Mont Marau, à Saint-HIlaire, un autre incendie s’est déclaré à la même heure que celui de Punaauia, vers 11 heures du matin.

Vers 12h15, les soldats du feu étaient toujours sur place. Le feu n’a pas encore été maîtrisé.

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Soins des grands brûlés : plus de prévention pour les enfants

Soins des grands brûlés : plus de prévention pour les enfants
PAPEETE, le 24 septembre 2016 – Une mission médicale de l’hôpital des brûlés de Middlemore, à Auckland, en Nouvelle-Zélande est au fenua depuis la semaine dernière. Mercredi, le docteur Jonathan Heather et Deborah Murray ont rencontré le personnel du service des brûlés du Taaone, Adelin Moize et le docteur Robert, et les membres du Rotary Club de Papeete, Jean-Louis Boissin, Charles Trondle et Marie Blanchard.

Le partenariat entre le Centre hospitalier de Polynésie française et l’hôpital de Middlemore existe depuis plus de ans. Cette année, une équipe de l’hôpital de Middlemore, basé à Auckland en Nouvelle-Zélande et spécialisé dans le soin des grands brûlés, est venue au fenua pour une mission de quelques jours. Objectif : rencontrer le personnel médical du Taaone et mettre en place des plaquettes de prévention concernant les brûlures de petits enfants.

Le financement, l’impression et la diffusion de ces plaquettes seront rendus possible grâce au soutien du Rotary club de Papeete et de celui de Auckland Harbourside.

La diffusion de ces plaquettes de prévention sera assurée par le ministère de l’Education. Toutes les écoles maternelles de Polynésie française devraient les recevoir au cours du premier trimestre.

Le docteur Heather, chirurgien spécialiste dans les brûlures, a évoqué au cours de cette réunion l’importance de ce partenariat. En effet, les personnes gravement brûlées sont évasanées vers le centre hospitalier de Middlemore. Chaque année, le chirurgien reçoit environ 15 évasans (surtout des enfants de 2 à 5 ans) et autant en chronique pour des reprises chirurgicales des cicatrices.

En 2015, deux anesthésistes du Taaone ont suivi une formation à Middlemore.

Une nouvelle mission est prévue en 2017.

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Triathlon – Océania Cup : Une compétition internationale aux Jardins de Paofai dimanche

Triathlon – Océania Cup : Une compétition internationale aux Jardins de Paofai dimanche
Ne ratez pas dimanche matin la compétition internationale de triathlon, la Océania Cup. Plus d’une dizaines d’athlètes internationaux seront présents pour cette 3e édition de la compétition. C’est le moment fort pour le Triathlon tahitien, en dehors bien sûr du Xterra, la version « nature » du triathlon proposé chaque année.
 
Nos triathlètes locaux Cédric Wane, Frédéric Tete et Benjamin Zorgnotti ont confirmé leur participation en Elite pourtenter de rivaliser avec les visiteurs mais la tâche ne sera pas facile, ils auront besoin de nos encouragements.
 
Retrouvez Eric Zorgnotti en interview, Eric est le conseiller technique de la fédération tahitienne de triathlon présidée par Jean Michel Monot. Le front de mer sera bloqué, il faudra prendre ses dispositions pour passer par l’intérieur de la ville. La fédération tahitienne de triathlon s’excuse par avance de la gêne occasionnée lors de cet événement exceptionnel. SB

Triathlon – Océania Cup : Une compétition internationale aux Jardins de Paofai dimanche

Triathlon – Océania Cup : Une compétition internationale aux Jardins de Paofai dimanche

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Italie: le client d’une prostituée mineure condamné à lui… acheter des livres

Italie: le client d'une prostituée mineure condamné à lui... acheter des livres
ROME, le 23 septembre 2016 – Un tribunal de Rome a infligé une peine insolite au client d’une prostituée mineure: outre deux années de réclusion, il a été condamné à offrir à la jeune fille des livres sur la dignité des femmes, rapportent vendredi des médias italiens.

Des poèmes d’Emily Dickinson, des romans et livres de Virginia Woolf, de Hannah Arendt ou d’Anne Frank figurent parmi la trentaine d’ouvrages que le client devra acheter à la victime en réparation du préjudice moral subi.

Le jugement, rendu par la juge Paola Di Nicola, vient conclure une enquête lancée en 2013 sur un réseau de prostitution impliquant deux jeunes filles de 14 et 15 ans opérant dans le quartier chic des Parioli, à Rome.

Les adolescentes faisaient alors commerce de leurs charmes « dans le but de s’acheter de nouveaux vêtements et un téléphone portable dernier cri », racontent plusieurs journaux, citant les enquêteurs.

Lors d’un premier jugement survenu en 2014, un juge, tout en condamnant l’organisateur du réseau à neuf ans de prison, avait décrit les jeunes filles comme des « enfants qui s’étaient laissées emporter, sans retenue, dans la débauche afin de gagner de l’argent facilement ».

Les attendus du dernier jugement, qui concernait la jeune fille de 15 ans et l’un de ses clients, âgé de 35 ans, n’étaient pas disponibles vendredi.

« Mais la décision laisse entendre que la juge a privilégié une réparation qui aidera la jeune fille à comprendre que le véritable +dommage+ qu’elle a subi est celui d’avoir été lésée dans sa dignité de femme », écrit le Corriere della Sera.

Dans ses colonnes, le quotidien demande également son avis à Adriana Cavarero, auteure de « Nonobstant Platon », l’un des ouvrages que l’accusé devra procurer à sa victime.

« Il eût été préférable que la juge fasse lire ces livres au client », a réagi Mme Cavarero qui est professeure de philosophie à l’université de Vérone.

« L’adolescence n’a pas l’âge de la réflexion, ce que lui a été fait est beaucoup plus grave: un adulte qui, consciemment, achète du sexe à une mineure », a-t-elle estimé.

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Phosphate à Makatea : les protecteurs de l’environnement montent au créneau

Phosphate à Makatea : les protecteurs de l'environnement montent au créneau
MAKATEA, le 23 septembre 2016. Les associations Fatu Fenua no Makatea et Te Rupe no Makatea montent au créneau pour dénoncer le projet d’exploitation de phosphate à Makatea. Elles ont interpellé le président du CESC.

Vendredi matin, les présidentes des associations Fatu Fenua no Makatea et Te Rupe no Makatea ont rencontré Winiki Sage, président du Conseil économique, social et culturel et président de la Fédération des associations de protection de l’environnement. Sylvana Nordman et Danny Pittman souhaitent que la quatrième institution du Pays se saisisse du dossier du projet d’exploitation de phosphate à Makatea.

En début de semaine dernière, le conseil municipal de Rangiroa, dont dépend Makatea, a profité de la visite du président du Pays pour adopter un vœu en faveur de l’exploitation secondaire du minerai de phosphate et de la réhabilitation de l’île de Makatea.



« Nous ne sommes pas réfractaires à un projet de développement sur l’île »
, indique Sylvana Nordman, présidente de l’association Fatu Fenua no Makatea. « Il y a tout un potentiel de développement en matière de tourisme vert, d’apiculture ou de culture maraîchère. On veut un vrai développement durable pour l’atoll. »

Les deux associations craignent aussi que l’exploitation du phosphate et la réhabilitation de l’île aient un impact négatif sur l’île comme cela été le cas à Nauru. Aujourd’hui, la quasi-totalité du territoire de Nauru ressemble à un désert de pierres. La surexploitation du phosphate sur l’île a dégradé l’environnement : 80% de la surface du territoire a été creusée et la déforestation a tué des espèces entières d’oiseaux. « Est-ce que cette extraction vaut vraiment le coup alors qu’il y a des risques d’impact sur les espèces endémiques ? « , interpelle Sylvana Nordman.

L’atoll de Makatea a été classé site prioritaire de conservation en 2005 par des spécialistes de l’environnement dont Jean-Yves Meyer, délégué à la recherche. L’atoll abrite une faune et une flore plus riches que partout ailleurs dans l’archipel des Tuamotu : des oiseaux et plantes endémiques y ont été recensés.

Le réalisateur Michel Huet, naturaliste de formation, qui a déjà réalisé un documentaire sur Makatea en 2007, prépare un nouveau reportage qui devrait sortir l’an prochain. Il alerte sur la menace que fait peser pour lui l’exploitation du phosphate sur l’atoll de Makatea, en Polynésie française. Ce document sera pour les défenseurs de l’environnement un argument de plus.

Un communiqué du conseil des ministres soulignait mercredi : « il est important d’obtenir préalablement une large acception du projet par la population et les propriétaires de l’île ». Si les élus de Rangiroa ont voté unanimement en faveur de cette délibération, les associations de protection de l’environnement n’ont pas dit leurs derniers mots.

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Phosphate à Makatea : les protecteurs de l’environnement montent au créneau

Phosphate à Makatea : les protecteurs de l'environnement montent au créneau
MAKATEA, le 23 septembre 2016. Les associations Fatu Fenua no Makatea et Te Rupe no Makatea montent au créneau pour dénoncer le projet d’exploitation de phosphate à Makatea. Elles ont interpellé le président du CESC.

Vendredi matin, les présidentes des associations Fatu Fenua no Makatea et Te Rupe no Makatea ont rencontré Winiki Sage, président du Conseil économique, social et culturel et président de la Fédération des associations de protection de l’environnement. Sylvana Nordman et Danny Pittman souhaitent que la quatrième institution du Pays se saisisse du dossier du projet d’exploitation de phosphate à Makatea.

En début de semaine dernière, le conseil municipal de Rangiroa, dont dépend Makatea, a profité de la visite du président du Pays pour adopter un vœu en faveur de l’exploitation secondaire du minerai de phosphate et de la réhabilitation de l’île de Makatea.



« Nous ne sommes pas réfractaires à un projet de développement sur l’île »
, indique Sylvana Nordman, présidente de l’association Fatu Fenua no Makatea. « Il y a tout un potentiel de développement en matière de tourisme vert, d’apiculture ou de culture maraîchère. On veut un vrai développement durable pour l’atoll. »

Les deux associations craignent aussi que l’exploitation du phosphate et la réhabilitation de l’île aient un impact négatif sur l’île comme cela été le cas à Nauru. Aujourd’hui, la quasi-totalité du territoire de Nauru ressemble à un désert de pierres. La surexploitation du phosphate sur l’île a dégradé l’environnement : 80% de la surface du territoire a été creusée et la déforestation a tué des espèces entières d’oiseaux. « Est-ce que cette extraction vaut vraiment le coup alors qu’il y a des risques d’impact sur les espèces endémiques ? « , interpelle Sylvana Nordman.

L’atoll de Makatea a été classé site prioritaire de conservation en 2005 par des spécialistes de l’environnement dont Jean-Yves Meyer, délégué à la recherche. L’atoll abrite une faune et une flore plus riches que partout ailleurs dans l’archipel des Tuamotu : des oiseaux et plantes endémiques y ont été recensés.

Le réalisateur Michel Huet, naturaliste de formation, qui a déjà réalisé un documentaire sur Makatea en 2007, prépare un nouveau reportage qui devrait sortir l’an prochain. Il alerte sur la menace que fait peser pour lui l’exploitation du phosphate sur l’atoll de Makatea, en Polynésie française. Ce document sera pour les défenseurs de l’environnement un argument de plus.

Un communiqué du conseil des ministres soulignait mercredi : « il est important d’obtenir préalablement une large acception du projet par la population et les propriétaires de l’île ». Si les élus de Rangiroa ont voté unanimement en faveur de cette délibération, les associations de protection de l’environnement n’ont pas dit leurs derniers mots.

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Assises des sages-femmes : une grande première réussie

Assises des sages-femmes : une grande première réussie
PIRAE, le 23 septembre 2016 – Près d’une centaine de participants était au rendez-vous du conseil de l’ordre de sages-femmes de Polynésie française les 21 et 22 septembre derniers. Ces 1ères assises ont permis de rassembler les professionnels du fenua.

La genèse de ses 1ères assises des sages-femmes remonte à octobre 2014. Le nouveau bureau du conseil de l’ordre souhaite « réaliser un événement marquant qui profiterait à toutes les sages femmes », se souvient la présidente, Martha Williams. L’organisation d’assises apparaît vite comme une évidence.

Pendant près de deux ans, le projet a été en gestation. Il a vu le jour les 21 et 22 septembre derniers. « Le gros challenge était de créer un événement dont le contenu serait vraiment bien au niveau de la qualité. Nous voulions qu’il puisse plaire à l’ensemble des personnes qui exercent le métier de sage-femme. C’est un métier qui a de nombreuses facettes… »

Près de 100 personnes ont répondu à l’appel du conseil de l’ordre. Sages-femmes tout d’abord, mais aussi médecins, chirurgiens, infirmiers, étudiants et psychologues. Toutes les îles de Polynésie étaient représentées et même le territoire de Nouvelle-Calédonie. « C’était incroyable de rassembler toutes ces personnes, toutes ces sages-femmes dans un seul endroit! C’est sans doute la première fois que cela arrivait en Polynésie ».

Ces assises ont permis de se parler et d’échanger sur leur profession. L’éloignement et l’isolement de certaines îles par rapport à Tahiti et son hôpital ne facilitent pas toujours les échanges entre les sages-femmes. « C’était l’occasion de rassembler tout le monde. Les personnes venues des îles se sentent parfois un peu écartées, mal entendues. Cet événement a permis de mieux se comprendre. »

Les assises ont été organisées autour de trois grands thèmes : l’allaitement, l’échographie et la recherche d’informations.  » Tout le monde a appris », se félicite Martha Williams.

Volontés et projets sont nés de cet événement. Les assises des sages-femmes de Polynésie française devraient renaître d’ici trois ans.

Quelques chiffres sur les sages-femmes en Polynésie
– 150 : le nombre de professionnels en exercice.

– 1 : le nombre d’école de sage-femme existe sur le territoire.

– 5 : le nombre d’années d’étude qu’il faut pour obtenir son diplôme.

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