La Chine lance un 2e porte-avions à l’appui de sa puissance

La Chine lance un 2e porte-avions à l'appui de sa puissance
Pékin, Chine | AFP | mercredi 25/04/2017 – La Chine a mis à flot mercredi son deuxième porte-avions, le premier entièrement conçu et réalisé dans le pays, au moment où le géant asiatique investit massivement dans ses forces armées, à l’appui de son statut de grande puissance capable de rivaliser avec les Etats-Unis.

Bouteille de champagne frappant la coque et rubans rouges claquant au vent, le navire, qui n’a pas encore de nom, a été mis à flot aux chantiers navals de Dalian (nord-est), a annoncé l’agence de presse Chine nouvelle.
« La construction d’un premier porte-avions indigène en Chine est sans nul doute un événement historique puisqu’elle hisse la Chine au rang des quelques puissances militaires mondiales en mesure de le faire, aux côtés des Etats-Unis, de la Russie, du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie et de l’Espagne », observe Juliette Genevaz, spécialiste de la Chine à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire française.
« On peut parler de bond technologique parce qu’il est très probable qu’il s’agisse du premier d’une série de porte-avions indigènes », remarque-t-elle.
Pékin dispose déjà d’un porte-avions, le Liaoning, dont la coque avait été produite dans l’ex-URSS il y a plus d’un quart de siècle. Le Liaoning, mis officiellement en service en 2012, a seulement effectué à la fin de l’an dernier ses premiers exercices à tirs réels et sa première sortie dans le Pacifique.
Chine nouvelle n’a pas précisé la date prévue pour la mise en service du nouveau bâtiment. Il faudra compter environ deux ans pour que le bateau soit entièrement équipé et fasse ses premiers essais véritables en mer, prévoit Mme Genevaz.
Le navire sera à propulsion conventionnelle, et non nucléaire, et transportera notamment des Shenyang J-15, un avion de combat de l’aéronavale chinoise, avait précisé le ministère de la Défense en annonçant la construction du bâtiment en décembre 2015. 
 

– Deux contre dix –

 
La deuxième puissance économique mondiale tente depuis des années de moderniser ses forces armées, particulièrement sa marine, à l’appui de ses prétentions en mer de Chine méridionale, une zone dont la souveraineté est contestée par plusieurs pays riverains.
La mise à flot du navire survient en plein regain de tension internationale autour de la Corée du Nord et de son programme nucléaire et balistique. Le président américain Donald Trump a annoncé l’envoi d’un porte-avions, le Carl Vinson, au large de la péninsule coréenne, afin de faire pression sur le régime de Pyongyang.
Si la Chine dénonce également le programme nucléaire de son petit voisin, elle a appelé les Etats-Unis à la retenue dans ce dossier.
Mais l’armée chinoise est encore très loin de rattraper l’armée américaine, qui possède une dizaine de porte-avions opérationnels ainsi que quelque 600 bases militaires dans une cinquantaine de pays, alors que Pékin ne compte pour l’heure qu’une seule base à l’étranger, à Djibouti, rappelle Mme Genevaz. 
Les nouveaux porte-avions chinois sont pour l’instant surtout une question de statut pour la Chine, relève James Char, expert à l’école S. Rajaratnam d’études internationales à Singapour. « Il est très peu probable qu’ils posent une menace pour les Etats-Unis si l’on prend en compte l’avance technologique des porte-avions américains », souligne-t-il.
On ne pourra parler de percée technologique que le jour où des porte-avions chinois auront la propulsion nucléaire et des catapultes pour le lancement des avions, ajoute l’expert.
Pékin a annoncé en début d’année une hausse de 7% de son budget militaire à 1.040 milliards de yuans (143 milliards d’euros). Si la Chine a multiplié par 10 son budget de défense en 15 ans, il reste loin derrière celui des Etats-Unis, qui atteint 575 milliards d’euros.

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Un avocat dépose un dossier contre le président philippin devant la CPI

Un avocat dépose un dossier contre le président philippin devant la CPI
La Haye, Pays-Bas | AFP | lundi 24/04/2017 – Un avocat philippin a déposé lundi en tant que citoyen un dossier d’informations auprès du bureau de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) accusant le président Rodrigo Duterte d’avoir causé la mort de plus 8.000 personnes dans sa guerre antidrogue.

L’avocat Jude Sabio l’accuse d’avoir commis « des massacres ou exécutions extrajudiciaires constituant un crime contre l’humanité durant son mandat en tant que maire de la ville de Davao (au sud), y compris à travers son implication personnelle et son escadron de la mort de Davado, et maintenant en tant que président des Philippines, à travers sa guerre antidrogue », a-t-il indiqué dans un communiqué.
Rodrigo Duterte a été élu président en mai sur un programme ultrasécuritaire, s’engageant à éradiquer en six mois le trafic de drogue en faisant abattre des milliers de trafiquants de drogue présumés.
M. Sabio parle de 1.400 morts à Davao et plus de 7.000 dans le cadre de cette sanglante campagne contre le trafic de drogues.
Les Nations unies, l’Union européenne, les Etats-Unis ainsi que de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme ont fait part de leur inquiétude au sujet de ces exécutions extrajudiciaires.
Alors que M. Duterte « a complètement ignoré » ces appels, l’avocat souhaite que le bureau de la procureure lance une enquête sur ces faits pour « mettre fin à cette ère noire, obscène, meurtrière et malfaisante aux Philippines ».
Le bureau de la procureure a confirmé avoir reçu le dossier d’informations de 77 pages déposé par M. Sabio à La Haye, ajoutant: « nous analyserons les documents soumis, en accord avec le Statut de Rome », traité fondateur de la CPI.
La procureure peut déterminer s’il convient d’entamer un examen préliminaire, étape préalable à l’ouverture d’une enquête, de la situation.
En octobre, Fatou Bensouda s’est dite « très préoccupée par ces allégations et par le fait que de hauts responsables de la République des Philippines semblent justifier ces meurtres (…) et même encourager les forces de l’ordre et la population civile à continuer de faire usage de la force létale à l’encontre de ces personnes ».
Elle avait également averti que les responsables pourraient être poursuivis.
 

– Enquête policière en cours –

Jude Sabio a récemment représenté Edgar Matobato. En septembre, cet homme se présentant comme un « tueur repenti » avait expliqué devant le Sénat qu’il faisait partie d’un escadron de la mort qui avait tué un millier de personnes, délinquants et opposants, sur ordre de Rodrigo Duterte, alors maire de Davao.
Le président philippin a affirmé en décembre avoir personnellement tué des criminels présumés à cette époque afin de montrer l’exemple à la police.
Depuis son entrée en fonction fin juin, la police a annoncé avoir abattu 2.087 trafiquants ou toxicomanes présumés tandis que 1.398 personnes ont été tuées dans des circonstances non élucidées, selon les chiffres officiels.
Le porte-parole de la présidence Ernie Arbella a assuré lundi que la police enquêtait déjà sur les personnes suspectées « de violer les procédures » et fait état d’une investigation en cours par le Sénat dont M. Matobato est le témoin principal.
Ainsi, la CPI, « en tant que Cour de dernier recours, aura seulement compétence sur une affaire une fois que les remèdes légaux aux Philippines auront été épuisés », a-t-il précisé.

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Un avocat dépose un dossier contre le président philippin devant la CPI

Un avocat dépose un dossier contre le président philippin devant la CPI
La Haye, Pays-Bas | AFP | lundi 24/04/2017 – Un avocat philippin a déposé lundi en tant que citoyen un dossier d’informations auprès du bureau de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) accusant le président Rodrigo Duterte d’avoir causé la mort de plus 8.000 personnes dans sa guerre antidrogue.

L’avocat Jude Sabio l’accuse d’avoir commis « des massacres ou exécutions extrajudiciaires constituant un crime contre l’humanité durant son mandat en tant que maire de la ville de Davao (au sud), y compris à travers son implication personnelle et son escadron de la mort de Davado, et maintenant en tant que président des Philippines, à travers sa guerre antidrogue », a-t-il indiqué dans un communiqué.
Rodrigo Duterte a été élu président en mai sur un programme ultrasécuritaire, s’engageant à éradiquer en six mois le trafic de drogue en faisant abattre des milliers de trafiquants de drogue présumés.
M. Sabio parle de 1.400 morts à Davao et plus de 7.000 dans le cadre de cette sanglante campagne contre le trafic de drogues.
Les Nations unies, l’Union européenne, les Etats-Unis ainsi que de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme ont fait part de leur inquiétude au sujet de ces exécutions extrajudiciaires.
Alors que M. Duterte « a complètement ignoré » ces appels, l’avocat souhaite que le bureau de la procureure lance une enquête sur ces faits pour « mettre fin à cette ère noire, obscène, meurtrière et malfaisante aux Philippines ».
Le bureau de la procureure a confirmé avoir reçu le dossier d’informations de 77 pages déposé par M. Sabio à La Haye, ajoutant: « nous analyserons les documents soumis, en accord avec le Statut de Rome », traité fondateur de la CPI.
La procureure peut déterminer s’il convient d’entamer un examen préliminaire, étape préalable à l’ouverture d’une enquête, de la situation.
En octobre, Fatou Bensouda s’est dite « très préoccupée par ces allégations et par le fait que de hauts responsables de la République des Philippines semblent justifier ces meurtres (…) et même encourager les forces de l’ordre et la population civile à continuer de faire usage de la force létale à l’encontre de ces personnes ».
Elle avait également averti que les responsables pourraient être poursuivis.
 

– Enquête policière en cours –

Jude Sabio a récemment représenté Edgar Matobato. En septembre, cet homme se présentant comme un « tueur repenti » avait expliqué devant le Sénat qu’il faisait partie d’un escadron de la mort qui avait tué un millier de personnes, délinquants et opposants, sur ordre de Rodrigo Duterte, alors maire de Davao.
Le président philippin a affirmé en décembre avoir personnellement tué des criminels présumés à cette époque afin de montrer l’exemple à la police.
Depuis son entrée en fonction fin juin, la police a annoncé avoir abattu 2.087 trafiquants ou toxicomanes présumés tandis que 1.398 personnes ont été tuées dans des circonstances non élucidées, selon les chiffres officiels.
Le porte-parole de la présidence Ernie Arbella a assuré lundi que la police enquêtait déjà sur les personnes suspectées « de violer les procédures » et fait état d’une investigation en cours par le Sénat dont M. Matobato est le témoin principal.
Ainsi, la CPI, « en tant que Cour de dernier recours, aura seulement compétence sur une affaire une fois que les remèdes légaux aux Philippines auront été épuisés », a-t-il précisé.

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Kim Dotcom veut que le directeur du FBI soit entendu par la police

Kim Dotcom veut que le directeur du FBI soit entendu par la police
Wellington, Nouvelle-Zélande | AFP | mercredi 25/04/2017 – Le fondateur du site de téléchargement Megaupload Kim Dotcom a réclamé que le directeur du FBI James Comey soit entendu par la police néo-zélandaise à l’occasion d’une visite en Nouvelle-Zélande, une initiative qui a peu de chances de réussir.

D’après la presse néo-zélandaise, M. Comey assiste cette semaine à une conférence sur le renseignement de l’alliance dite des « Five Eyes » (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande) organisée sur l’Ile du Sud. 
Le département d’Etat américain et le FBI accusent Kim Dotcom d’avoir orchestré un pillage en ligne à grande échelle grâce à Megaupload, son emblématique plateforme de téléchargement direct, qui a été fermée par la justice américaine.
En février, la justice néo-zélandaise a donné son feu vert à l’extradition vers les Etats-Unis de Kim Dotcom. Avec trois anciens associés, il est accusé d’avoir tiré de son activité 175 millions de dollars de profits illégaux et causé plus d’un demi-milliard de dollars de pertes aux ayants-droit des oeuvres musicales, films et autres produits piratés.
Kim Dotcom a déclaré mardi soir sur Twitter avoir déposé plainte auprès de la police contre le FBI et lui avoir demandé d’entendre « de toute urgence » M. Comey pendant son séjour en Nouvelle-Zélande.
Kim Dotcom, un Allemand dont le vrai nom est Kim Schmitz, s’appuie sur un jugement de 2014 d’un tribunal d’Auckland qui avait estimé que le FBI avait copié et transféré illégalement vers les Etats-Unis des données sur l’empire Megaupload. Ces données avaient été saisies en 2012 durant une descente de la police néo-zélandaise dans sa luxueuse résidence d’Auckland.
« Le FBI a violé la loi. C’est ce qu’ont décidé les tribunaux de Nouvelle-Zélande. Le boulot de la police de NZ est de faire respecter la loi. Et on est tous égaux devant la loi, pas vrai? », a-t-il ajouté sur Twitter.
Les autorités néo-zélandaises se sont refusées à confirmer la participation de M. Comey à la conférence qui se déroule près de Queenstown. Mais les médias ont publié dimanche des photos d’un homme présentant une forte ressemblance avec le directeur du FBI sur le tarmac de l’aéroport de Queenstown.
Le Premier ministre Bill English a refusé d’identifier les participants. 
Même réticence de la police quand on l’interroge sur la demande de M. Dotcom. « La police a reçu une lettre et est en train de l’évaluer », a dit une porte-parole.
Le combat judiciaire de Kim Dotcom pourrait encore durer un moment car il a l’intention de former un recours contre le feu vert donné par la justice à son extradition.

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Kim Dotcom veut que le directeur du FBI soit entendu par la police

Kim Dotcom veut que le directeur du FBI soit entendu par la police
Wellington, Nouvelle-Zélande | AFP | mercredi 25/04/2017 – Le fondateur du site de téléchargement Megaupload Kim Dotcom a réclamé que le directeur du FBI James Comey soit entendu par la police néo-zélandaise à l’occasion d’une visite en Nouvelle-Zélande, une initiative qui a peu de chances de réussir.

D’après la presse néo-zélandaise, M. Comey assiste cette semaine à une conférence sur le renseignement de l’alliance dite des « Five Eyes » (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande) organisée sur l’Ile du Sud. 
Le département d’Etat américain et le FBI accusent Kim Dotcom d’avoir orchestré un pillage en ligne à grande échelle grâce à Megaupload, son emblématique plateforme de téléchargement direct, qui a été fermée par la justice américaine.
En février, la justice néo-zélandaise a donné son feu vert à l’extradition vers les Etats-Unis de Kim Dotcom. Avec trois anciens associés, il est accusé d’avoir tiré de son activité 175 millions de dollars de profits illégaux et causé plus d’un demi-milliard de dollars de pertes aux ayants-droit des oeuvres musicales, films et autres produits piratés.
Kim Dotcom a déclaré mardi soir sur Twitter avoir déposé plainte auprès de la police contre le FBI et lui avoir demandé d’entendre « de toute urgence » M. Comey pendant son séjour en Nouvelle-Zélande.
Kim Dotcom, un Allemand dont le vrai nom est Kim Schmitz, s’appuie sur un jugement de 2014 d’un tribunal d’Auckland qui avait estimé que le FBI avait copié et transféré illégalement vers les Etats-Unis des données sur l’empire Megaupload. Ces données avaient été saisies en 2012 durant une descente de la police néo-zélandaise dans sa luxueuse résidence d’Auckland.
« Le FBI a violé la loi. C’est ce qu’ont décidé les tribunaux de Nouvelle-Zélande. Le boulot de la police de NZ est de faire respecter la loi. Et on est tous égaux devant la loi, pas vrai? », a-t-il ajouté sur Twitter.
Les autorités néo-zélandaises se sont refusées à confirmer la participation de M. Comey à la conférence qui se déroule près de Queenstown. Mais les médias ont publié dimanche des photos d’un homme présentant une forte ressemblance avec le directeur du FBI sur le tarmac de l’aéroport de Queenstown.
Le Premier ministre Bill English a refusé d’identifier les participants. 
Même réticence de la police quand on l’interroge sur la demande de M. Dotcom. « La police a reçu une lettre et est en train de l’évaluer », a dit une porte-parole.
Le combat judiciaire de Kim Dotcom pourrait encore durer un moment car il a l’intention de former un recours contre le feu vert donné par la justice à son extradition.

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Corée du Sud: le bouclier anti-missile opérationnel dans les « prochains jours »

Corée du Sud: le bouclier anti-missile opérationnel dans les
Washington, Etats-Unis | AFP | mercredi 26/04/2017 – Le bouclier anti-missiles américain dont la livraison a commencé mercredi matin en Corée du Sud sera opérationnel dans les « prochains jours », a indiqué un amiral américain.

Six camions transportant les premiers éléments du dispositif de défense Terminal High Altitude Area Defense (THAAD) sont arrivés sur le parcours de golf prévu pour accueillir cet équipement militaire, dans le comté de Seongju (sud), à 250 kilomètres au sud de Séoul.
Le bouclier « sera opérationnel dans les prochains jours et sera en mesure de mieux défendre la Corée du Sud contre la menace croissante de la Corée du Nord », a indiqué l’amiral Harry Harris, chef des forces américaines dans la zone Asie Pacifique, à des parlementaires américains.
Il a également précisé que l’armée américaine soupesait l’opportunité d’installer de nouveaux missiles d’interception à Hawaï, qui pourrait être l’un des premiers territoires américains à portée des missiles nord-coréens.
« J’ai suggéré que nous installions des intercepteurs à Hawaï », a-t-il souligné auprès de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants.
Le ministère sud-coréen de la Défense a dit mercredi matin espérer une « mise en oeuvre opérationnelle du THAAD dès que possible », avec l’objectif qu’il soit totalement déployé avant la fin de l’année.
Washington et Séoul affirment que le THAAD mettra la Corée du Sud à l’abri de la menace de Pyongyang, qui multiplie les essais balistiques.
Ce bouclier est supposé pouvoir intercepter et détruire les missiles nord-coréens à courte et moyenne portée durant la phase terminale de leur vol.
Moscou s’oppose à ce déploiement, tout comme la Chine, qui y voit un facteur d’instabilité régionale et une menace pour ses propres capacités balistiques.
Des centaines de Sud-Coréens inquiets des retombées environnementales du système ont manifesté mercredi et des affrontements avec la police ont fait au moins 10 blessés.

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Corée du Sud: le bouclier anti-missile opérationnel dans les « prochains jours »

Corée du Sud: le bouclier anti-missile opérationnel dans les
Washington, Etats-Unis | AFP | mercredi 26/04/2017 – Le bouclier anti-missiles américain dont la livraison a commencé mercredi matin en Corée du Sud sera opérationnel dans les « prochains jours », a indiqué un amiral américain.

Six camions transportant les premiers éléments du dispositif de défense Terminal High Altitude Area Defense (THAAD) sont arrivés sur le parcours de golf prévu pour accueillir cet équipement militaire, dans le comté de Seongju (sud), à 250 kilomètres au sud de Séoul.
Le bouclier « sera opérationnel dans les prochains jours et sera en mesure de mieux défendre la Corée du Sud contre la menace croissante de la Corée du Nord », a indiqué l’amiral Harry Harris, chef des forces américaines dans la zone Asie Pacifique, à des parlementaires américains.
Il a également précisé que l’armée américaine soupesait l’opportunité d’installer de nouveaux missiles d’interception à Hawaï, qui pourrait être l’un des premiers territoires américains à portée des missiles nord-coréens.
« J’ai suggéré que nous installions des intercepteurs à Hawaï », a-t-il souligné auprès de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants.
Le ministère sud-coréen de la Défense a dit mercredi matin espérer une « mise en oeuvre opérationnelle du THAAD dès que possible », avec l’objectif qu’il soit totalement déployé avant la fin de l’année.
Washington et Séoul affirment que le THAAD mettra la Corée du Sud à l’abri de la menace de Pyongyang, qui multiplie les essais balistiques.
Ce bouclier est supposé pouvoir intercepter et détruire les missiles nord-coréens à courte et moyenne portée durant la phase terminale de leur vol.
Moscou s’oppose à ce déploiement, tout comme la Chine, qui y voit un facteur d’instabilité régionale et une menace pour ses propres capacités balistiques.
Des centaines de Sud-Coréens inquiets des retombées environnementales du système ont manifesté mercredi et des affrontements avec la police ont fait au moins 10 blessés.

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Les Japonais privés de chips faute de pommes de terre

Les Japonais privés de chips faute de pommes de terre
Tokyo, Japon | AFP | mercredi 25/04/2017 – Les Japonais dévoreurs de chips sont malgré eux au régime: faute de récolte suffisante de pommes de terre au nord du Japon l’an passé, le spécialiste des en-cas japonais Calbee a été contraint de stopper la vente de « potato chips » dont raffolent les Nippons.

« Nous avons suspendu progressivement à partir du 12 avril dans tout ou partie du pays la vente d’une trentaine de variantes de chips aux pommes de terre et nous ne savons pas à quel moment nous pourrons reprendre », a déclaré à l’AFP mercredi un porte-parole de Calbee, Masaya Kawase.
Calbee, qui s’ingénie à varier les saveurs de ses chips, et son concurrent Koikeya utilisent dans leurs usines des pommes de terre de Hokkaido, île agricole septentrionale, mais le passage l’an dernier de violents typhons a ruiné la récolte d’août-septembre.
Koikeya a dû aussi momentanément cesser de livrer certaines de ses chips, mais a repris en partie.
« Les pommes de terre ne sont récoltées qu’une fois par an dans chaque région, et l’approvisionnement se fait au fil des mois selon une ligne sud-ouest/nord-est comme la floraison des cerisiers », a précisé M. Kawase.
Calbee en avait donc pour la fin 2016 et le début de l’année 2017 en provenance des régions plus au sud, mais pas au point de combler le manque de Hokkaido.
Calbee, aussi très réputé pour ses variétés de céréales, importe en provenance des Etats-Unis une partie des pommes de terre qu’il utilise, mais « les réglementations du ministère de l’Agriculture limitent les quantités, la période d’arrivage et la zone dans laquelle elles peuvent être transformées », souligne M. Kawase. En l’occurrence, Calbee ne peut employer des pommes de terre américaines que dans deux usines du sud-ouest, Kagoshima et Hiroshima, d’où la difficulté d’assurer une production suffisante.
Calbee, qui a commencé à vendre des en-cas aux pommes de terre il y a plus d’un demi-siècle, estime avoir totalisé en 2016-2017 un chiffre d’affaires de 250 milliards de yens (2,1 milliards d’euros), dont la moitié correspondant aux ventes au Japon des « potato chips » et d’autres variétés de snacks aux pommes de terre.
Le marché japonais des chips aux pommes de terre a été évalué l’an passé à 131.211 tonnes pour une valeur de 162,8 milliards de yens (1,35 milliard d’euros), selon les chiffres communiqués par l’Association des fabricants d’aliments à base de céréales.

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Les Japonais privés de chips faute de pommes de terre

Les Japonais privés de chips faute de pommes de terre
Tokyo, Japon | AFP | mercredi 25/04/2017 – Les Japonais dévoreurs de chips sont malgré eux au régime: faute de récolte suffisante de pommes de terre au nord du Japon l’an passé, le spécialiste des en-cas japonais Calbee a été contraint de stopper la vente de « potato chips » dont raffolent les Nippons.

« Nous avons suspendu progressivement à partir du 12 avril dans tout ou partie du pays la vente d’une trentaine de variantes de chips aux pommes de terre et nous ne savons pas à quel moment nous pourrons reprendre », a déclaré à l’AFP mercredi un porte-parole de Calbee, Masaya Kawase.
Calbee, qui s’ingénie à varier les saveurs de ses chips, et son concurrent Koikeya utilisent dans leurs usines des pommes de terre de Hokkaido, île agricole septentrionale, mais le passage l’an dernier de violents typhons a ruiné la récolte d’août-septembre.
Koikeya a dû aussi momentanément cesser de livrer certaines de ses chips, mais a repris en partie.
« Les pommes de terre ne sont récoltées qu’une fois par an dans chaque région, et l’approvisionnement se fait au fil des mois selon une ligne sud-ouest/nord-est comme la floraison des cerisiers », a précisé M. Kawase.
Calbee en avait donc pour la fin 2016 et le début de l’année 2017 en provenance des régions plus au sud, mais pas au point de combler le manque de Hokkaido.
Calbee, aussi très réputé pour ses variétés de céréales, importe en provenance des Etats-Unis une partie des pommes de terre qu’il utilise, mais « les réglementations du ministère de l’Agriculture limitent les quantités, la période d’arrivage et la zone dans laquelle elles peuvent être transformées », souligne M. Kawase. En l’occurrence, Calbee ne peut employer des pommes de terre américaines que dans deux usines du sud-ouest, Kagoshima et Hiroshima, d’où la difficulté d’assurer une production suffisante.
Calbee, qui a commencé à vendre des en-cas aux pommes de terre il y a plus d’un demi-siècle, estime avoir totalisé en 2016-2017 un chiffre d’affaires de 250 milliards de yens (2,1 milliards d’euros), dont la moitié correspondant aux ventes au Japon des « potato chips » et d’autres variétés de snacks aux pommes de terre.
Le marché japonais des chips aux pommes de terre a été évalué l’an passé à 131.211 tonnes pour une valeur de 162,8 milliards de yens (1,35 milliard d’euros), selon les chiffres communiqués par l’Association des fabricants d’aliments à base de céréales.

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Page enfant : Le 1er mai, c’est la fête du travail ! Pourquoi ?

Page enfant : Le 1er mai, c'est la fête du travail ! Pourquoi ?
PAPEETE, le 25 avril 2017 – Depuis 1947, en France, on ne travaille pas le 1er mai. On dit que c’est un jour chômé. On fête… le travail ! On s’offre aussi du muguet pour se porter bonheur, ce qui n’a pas de rapport avec le propos de la journée. Connais-tu l’origine de ces traditions? Sais-tu si, dans d’autres pays, le 1er mai est férié?

Partout en Europe (sauf en suisse et au Pays-Bas), on ne travaille pas le 1er mai pour… la fête du travail. Dans le monde, en Russie, au Japon, en Afrique du sud et en Amérique latine non plus on ne travaille pas.

Aux États-Unis, où la tradition est née, on parle plutôt de Labo Da que l’on organise le 1er lundi de septembre. Tout a commencé là-bas le 1er mai 1886. Une grève générale a été lancée à Chicago, elle a été suivie par 400 000 salariés qui réclamaient une journée de 8 heures de travail. Car un certain nombre d’entre eux travaillaient plus que huit heures par jour. Cette grève a paralysé le pays. La grève a duré 4 jours. Les grévistes ont obtenu gain de cause mais le mouvement a fait 10 morts.

En France, les premières revendications sont arrivées trois années plus tard. Toutefois la journée de 8 heures n’a été officialisée qu’en avril 1919. En 1920, le 1er mai est chômé, exceptionnellement.

Des manifestations ont eu lieu dans les années suivantes pour réclamer notamment la semaine à 40 heures et les congés payés. Les deux premières semaines de congés payés ont été acceptées en 1936. Il faudra attendre 1947, après la seconde guerre mondiale pour que le 1er mai devienne chômé et payé. C’est une interdiction légale de travail sans réduction de salaire.



Et le muguet dans tout ça?

On rend hommage à ses clochettes depuis l’Antiquité car le muguet est le symbole du printemps, signe et vie et d’avenir. Au Moyen Âge les jeunes hommes accrochaient un brin de muguet sur la porte de leur future fiancée comme un message d’attachement. La coutume qui consiste à offrir un brin de muguet n’a pas gagné la population tout de suite.

Un jour, le roi Charles IX (XVIème siècle) a vu sa mère Catherine de Médicis recevoir du muguet. Séduit par l’odeur, il a offert un brin aux dames de sa cour le 1er mai de l’année suivante. Puis, petit à petit, les clochettes blanches vont tomber dans l’oubli.

Le 1er mai 1900 les voilà qui reviennent. Les grands couturiers parisiens ont organisé une grande fête pendant laquelle toutes les femmes ont reçu quelques brins. La vente généralisée de la fleur a démarré en 1932 dans les rues de Nantes. La région nantaise étant l’une des principales productrices de la fleur.

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