Nouvelle présence de salmonelle dans une exploitation de poules pondeuses

Nouvelle présence de salmonelle dans une exploitation de poules pondeuses
PAPEETE, le 27 mars 2017 – La présence de salmonelle a été détectée récemment dans une ferme avicole de Taravao. La semaine dernière, 12 000 poules de la SCA Heia Tau Arii ont été abattues par mesure de précaution.

La filière avicole n’est pas au mieux de sa forme. En fin d’année dernière, une exploitation de poules pondeuses, la société civile d’exploitation avicole polynésienne, a été placée sous surveillance suite à la découverte, dans des poussières, de la salmonelle. Quelques mois plus tard, une autre suspicion planait au-dessus d’une ferme située à Papara. Cette suspicion n’a finalement pas été confirmée.

Aujourd’hui, une troisième exploitation est dans la tourmente. Après un premier autocontrôle, la SCA Heia Tau Arii, qui appartient à Jean-Pierre Sangue, a été placée sous surveillance mi-février. Les tests révélaient la possible présence de salmonelle (Salmonella enterica sérotype Enteritidis). Comme le prévoit la réglementation, le service de Développement rural (SDR) a effectué toute une batterie de tests à la suite de cette découverte. La présence de salmonelle a été confirmée. « En conséquence, les œufs de cet élevage ont été consignés et interdits à la vente », indique dans un communiqué la direction de la SCA Heia Tau Arii, située à Taravao. Les derniers prélèvements ont permis de déterminer un niveau faible de contamination.

25 000 poules sont situées sur l’exploitation concernée. Comme le prévoit la loi, les animaux sont répartis dans plusieurs bâtiments de manière à limiter les risques de propagation de la contamination. Les tests ont démontré que ce n’était pas tous les bâtiments de l’exploitation qui étaient concernés.

FERMER COMPLÈTEMENT LES BÂTIMENTS
« Malgré ce niveau de contamination faible, nous avons délibérément procédé à l’abattage de 12 000 poules », continue la direction. À l’heure actuelle, tous les bâtiments où se trouvaient des poussières contenant des salmonelles ont été vidés. Le SDR procède à la désinfection et effectue toute une série d’analyses avant d’autoriser à nouveau la venue d’animaux. Déjà confrontée à ce problème par le passé, l’exploitation souhaite encore améliorer la sécurité sanitaire de ses bâtiments. « Nous allons désormais fermer complètement les bâtiments. C’est un coût en plus pour nous mais cela permettra peut-être d’éviter de trouver cette bactérie à nouveau. »

Cette mauvaise nouvelle pour la ferme représente une perte énorme. Une poule vaut en moyenne 2 500 francs. Les étals des magasins clients de l’exploitation se sont peu à peu vidés. Afin de pallier ce manque, Jean-Pierre Sangue a déposé une demande d’autorisation d’importer des œufs de Nouvelle-Zélande à la direction des Affaires économiques du Pays. Comme de nombreux éleveurs touchés par la bactérie, la direction regrette le manque d’aide du Pays. « Il n’y pas de subventions, pas d’indemnisations en cas d’abattage de nos poules. Il faudrait mettre en place un budget à ce niveau-là. »

L’entreprise possède une deuxième exploitation qui se trouve à Mataiea. Celle-ci n’est pas concernée par le problème. Les œufs de ce deuxième élevage se retrouvent à la vente sous l’appellation Sangue farms. « Nous insistons pour que la cuisson des œufs soit faite à une température de 65 degrés Celsius. »

Dans un communiqué, la direction de l’exploitation a tenu à rassurer : « La sécurité alimentaire de la population est notre priorité. »

La Polynésie subit-elle une pénurie d’œufs ?
Nombreux sont ceux qui l’ont remarqué. Depuis plusieurs semaines, dans les magasins, les œufs sont de plus en plus rares. Cette nouvelle détection de salmonelle dans une exploitation importante de Tahiti n’arrange pas les choses, mais ce n’est pas la seule raison. Plusieurs facteurs jouent sur ce manque d’œufs:



– Une production fluctuante :
les éleveurs de poules pondeuses ont du mal à gérer leur exploitation de manière à avoir assez de production toute l’année. L’entrée des poussins se fait souvent au même moment d’une ferme à l’autre. À cela s’ajoute le vieillissement des poules, qui produisent moins.

– Un retard dans l’arrivage des poussins : c’est notamment le cas pour une ferme avicole de Papara. L’exploitant n’a reçu ses poussins que trois mois après la date prévue. Avant qu’ils ne pondent, il faudra attendre et le reste de ses animaux ne produisent que très peu d’œufs.

– Le Carême : selon le vétérinaire Hervé Bichet, cette pénurie d’œufs peut aussi s’expliquer par les comportements humains. « À la période de Carême, les gens mangent plus d’œufs et les stockent plus. Ce qui pourrait apparaître comme une pénurie en magasin n’est peut être pas une pénurie chez tout le monde. »

« Cela peut poser de gros problèmes à des gens qui font très bien leur travail de prévention »
Nouvelle présence de salmonelle dans une exploitation de poules pondeuses
Hervé Bichet, vétérinaire du département de la qualité alimentaire et de l’action vétérinaire.

Quel risque y a-t-il pour le consommateur ?

« Qu’il y ait suspicion ou infection, dans les deux cas, tant que nous n’avons pas confirmation, les œufs n’ont plus le droit de sortir de l’exploitation. Quand il y a confirmation, il y a un bilan de fait pour voir quels bâtiments sont concernés. Ne partiront vers le commerce que les œufs issus des bâtiments indemnes. Dans ceux où il y a eu un résultat positif sur les deux tests effectués, les œufs sont placés en risque faible. Ce risque faible permet la commercialisation des œufs avec une étiquette mentionnant « œuf à faire cuire » et la durée de consommation est réduite à 14 jours [Ce qui se fait aujourd’hui avec la société civile d’exploitation avicole polynésienne, NDLR]. »

Est-ce difficile de se prémunir contre ce risque d’infection pour les exploitations avicoles ?

« On ne peut pas. On pourrait éventuellement faire de la prévention mais cela n’empêche pas le portage de la bactérie. C’est une maladie que l’on vérifie simplement chez les humains. Le système est relativement au point puisque, depuis 2012 et la mise en place d’une nouvelle réglementation, il n’y a pas eu beaucoup de nouveaux cas. Cela a recommencé l’année dernière. Dans les deux cas, on a pu détecter des foyers sans que cela arrive au niveau des humains. »



Ce sujet est toujours très sensible, n’est-ce pas ?

« Oui, c’est un sujet sensible parce que c’est polémique. Cela peut poser de gros problèmes et des préjudices énormes à des gens qui finalement font très bien leur travail de prévention. Simplement parce qu’ils jouent la transparence, ils peuvent se retrouver à essuyer des critiques qui ne sont pas justifiées. C’est vrai que la filière œuf est une filière fragile car on importe tout et c’est aussi sûrement une des filières les plus surveillées. C’est simplement une qualité de déclaration et de suivi. »

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Il frappe un gendarme appelé en renfort sur une rixe au couteau à Papara

Il frappe un gendarme appelé en renfort sur une rixe au couteau à Papara
PAPEETE, le 27 mars 2017 – Ivre d’alcool et de colère, le jeune homme de 21 ans a dû être maîtrisé à coup de pistolet à impulsion électrique samedi dernier. Il a repris ses esprits, s’est excusé, et a écopé de 5 mois avec sursis ce lundi en comparution immédiate.

Quatre gendarmes se sont retrouvés en bien mauvaise posture, samedi vers 18 h 50, alors qu’ils intervenaient pour ramener le calme après une violente rixe de voisinage au PK 36,2, côté montagne, à Papara. Au milieu d’une foule d’individus alcoolisés et belliqueux, l’un des militaires a reçu un coup de poing au torse et un coup de pied à hauteur de la joue gauche.

L’auteur des coups est un jeune de 21 ans passablement alcoolisé qui voulait s’en prendre à un homme déjà blessé d’un coup de couteau, heureusement superficiel, et que les gendarmes protégeaient. Ne voulant rien entendre, l’usage du pistolet à impulsion électrique a été nécessaire pour le maîtriser. Jugé ce lundi en comparution immédiate, il a écopé hier de 5 mois de prison avec sursis sous réserve de l’exécution de 140 heures de travail d’intérêt général.

« Respecter les gendarmes »

Inconnu jusque-là pour des faits de violence, il s’est platement excusé auprès du gendarme à la barre et a par ailleurs assuré respecter les forces de l’ordre, mettant son coup de sang sur le compte de l’alcool et de l’ambiance électrique due à la rixe. « Il faut faire en sorte qu’en Polynésie française, on continue à respecter les gendarmes, les policiers et les mutoi, ce qui est loin d’être la règle dans le reste du territoire national » a souligné le procureur de la République dont les réquisitions ont été suivies par le tribunal.

« La présence des gendarmes et cet incident aura au moins permis d’éviter que la rixe entre les deux groupes d’individus ne dégénère un peu plus« , s’est rassuré l’avocat du jeune prévenu, rappelant qu’un homme a été légèrement blessé au couteau dans la confusion de la bagarre. Une enquête distincte a été ouverte sur ce point.

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Fakarava : Retrouvé mort un couteau dans la poitrine

Fakarava : Retrouvé mort un couteau dans la poitrine
FAKARAVA, le 27 mars 2017 – Le corps sans vie d’un jeune homme de 22 ans a été découvert par son oncle gisant dans son sang, dimanche soir à Fakarava, ont révélé ce lundi nos confrères de TNTV.

Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie qui s’est rendue sur place lundi. Selon nos confrères, c’est l’oncle de la victime qui a découvert son neveu « gisant dans une mare de sang », un couteau planté dans la poitrine. Les secours n’ont pu que constater le décès du malheureux, 22 ans, dont le corps présenterait d’autres blessures à l’arme blanche. Toutes les hypothèses étaient envisagées par les enquêteurs ce soir.

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Le miel et la vanille grands invités du 3e Salon des Iles sous le Vent

Le miel et la vanille grands invités du 3e Salon des Iles sous le Vent
PAPEETE, le 27 mars 2017 – Le troisième salon des Iles sous le Vent a ouvert ses portes lundi matin, et se tiendra jusqu’au 9 avril, à l’Assemblée de la Polynésie française, de 8 à 17h. Cette année reçoit deux nouveaux produits en exposition, le Miel et la vanille.



C’est la troisième année consécutive que les Raromatai ont leur propre salon à l’Assemblée de Polynésie. Présent du 27 Mars au 9 avril de 08h à 17h, le but de ce salon est de mettre en avant la culture et l’artisanat des Raromatai. D’ailleurs le thème du salon « Te Hotu Rau no Raromatai » (les produits des Raromatai), illustre bien la volonté de l’événement.

Cette manifestation est soutenue par le ministère en charge de l’artisanat et le service de l’artisanat traditionnel. Par ailleurs, elle est organisé par le Comité organisateur des expositions artisanales des îles sous le Vent, et sa présidente Rosina Mou Fat.

Le miel et la vanille grands invités du 3e Salon des Iles sous le Vent
Des Parures de colliers de coquillages, des tifaifai, des robes du miel de la vanille… ce salon propose les réalisations d’une trentaine d’exposants venus de toutes parts. Mais les temps sont durs et alors que l’année dernière la plupart des exposants étaient originaires des Iles sous le Vent, cette année, ils étaient nombreux à venir d’ailleurs. « Les organisateurs donnent les places en priorité aux gens des Raromatai, mais après quand il reste des places nous pouvons nous greffer au salon« , explique une exposante. Alors que certains ont tout simplement renoncé au salon, d’autres artisans ont préféré envoyer leurs marchandises sans faire le déplacement. Rosina Mou Fat explique ces absences du fait du coût financier, «  Il y en a qui ne sont pas venus parce que ça coute trop cher, mais leurs affaires sont là. Nous nous entraidons entre nous, celles qui sont venues s’occupent des affaires de celles qui sont absentes. Comme ça il y a des produits d’une quinzaine de personnes qui sont arrivées. »

« Tous les jours, nous aurons des ateliers d’artisanat. Il y aura aussi des animations autour de la vanille et du miel pour ceux qui voudraient se lancer dans ces branches-là. » Des ateliers de fabrication d’objets artisanaux, ainsi que deux concours de fabrication de parure en coquillages et de confection de poupée polynésienne animeront ces journées d’exposition, une démonstration de confection de mono’i et de ra’au se tiendront le samedi afin que le public puisse venir nombreux découvrir la richesse des Iles sous le Vent.

Le miel et la vanille grands invités du 3e Salon des Iles sous le Vent
Par ailleurs, vendredi un ma’a Tahiti des îles sous le vent sera vendu dans le cadre du salon, « venez nombreux, vendredi 31 mars on vendra un ma’a Tahiti des Raromati, il y aura du pahua fafa, pahua tahari, du pu’a fafa tout ce que vous voulez en ma’a Tahiti », indique Rosina Mou Fat.

Avec toutes ces animations, la présidente de l’association espère accueillir entre 200 et 300 personnes, « s’il y a moins de visiteurs, mais qu’ils ont leurs poches bien remplies ce n’est pas grave, l’important c’est de vendre notre artisanat », conclut-elle.

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Environnement – « Défi pour la Terre » : plus de 57 000 signataires au fenua

Environnement -
PAPEETE, le 27 mars 2017 – Ils étaient encore nombreux, samedi dernier, pour participer à la soirée éco-citoyenne organisée par la Brigade Verte au parc Paofai. Un événement grand public, qui a débuté avec l’opération « Défi pour la Terre » enregistrant à ce jour 57 633 signataires en Polynésie.

« Nos actions environnementales, couplées à des moments de divertissement, c’est une recette qui fonctionne ! », se réjouit Ludovic Bardoux, le coordinateur de la Brigade Verte. Voilà plus de dix ans que ce citoyen exemplaire agit pour le fenua, animé par la même philosophie, « faire du terrain constamment ». La soirée cinéma en plein air, organisée samedi dernier dans les jardins de Paofai, a rassemblé une nouvelle fois beaucoup de monde. Ce rendez-vous, devenu incontournable en quelques années, attire en effet près de 15 000 spectateurs par an.

Cet événement grand public vient clôturer une semaine d’actions environnementales, entamée avec l’opération « Défi pour la Terre » qui enregistre désormais 57 633 signataires en Polynésie. « Mille personnes de plus ont signé, et nous souhaitons en avoir 60 000 d’ici la fin 2017. Il ne faut pas se décourager et ne rien lâcher. Cela prendra sûrement une génération encore, mais nous voulons bouger les consciences et changer les comportements », explique Ludovic Bardoux.

Prochain rendez-vous du 6 au 12 juin
Environnement -
Du 20 au 24 mars derniers, une campagne de plantation a été réalisée par les élèves du collège Maco Tevane sur la commune de Papeete, ainsi qu’une opération « Éco Warrior » (Clean Up Day) dans le quartier et littoral de Taunoa. À Mama’o, les enfants de l’école primaire de Tiarama ont été, eux aussi, sensibilisés aux gestes éco-citoyens. Ce sont ainsi plus de 500 écoliers qui ont participé à différentes actions et ateliers durant cette semaine marquée par la Journée mondiale de l’eau (« Tahiti World Water Day »).

Le coordinateur de la Brigade Verte remercie « le public toujours aussi nombreux et ces fidèles soutiens avec le ministère de l’Environnement, la Direction de l’environnement, Vini, Air Tahiti Nui, la marina Taina, Lu, la mairie de Papeete, sans oublier Tahiti Infos ». En outre, il appelle déjà à la mobilisation des troupes dans le cadre des Journées mondiales de l’environnement et des océans, du 6 au 12 juin prochains. Le 8 juin, 200 jeunes feront même une croisière entre Tahiti et Moorea, et participeront à divers ateliers. Aux arbres citoyens !

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« Avec le Rahui Nui, les poissons des Australes seront pour la population des Australes »

AUSTRALES, le 27 mars 2017. La pirogue traditionnelle Faafaite continue sa route dans l’archipel des Australes pour soutenir le projet de réserve marine porté par la population locale, le Rahui Nui No Tuhaa Pae. Jérôme Petit, directeur de la fondation Pew en Polynésie, qui participe au voyage, a accompagné à la pêche un pêcheur professionnel de Raivavae, Henri Teipoarii, sur son poti marara pour recueillir son témoignage.

Après six heures de mer sous un soleil de plomb, seuls deux petits thons jaunes ont mordu à l’hameçon, « juste de quoi payer l’essence du bateau » selon Henri Teipoarii, pêcheur professionnel de Raivavae. Cette sortie illustre la dure réalité des pêcheurs des Australes qui font face à une diminution de leurs prises. Henri remarque que les poissons qu’il attrape sont de moins en moins nombreux et de plus en plus petits depuis qu’il a commencé à pêcher. Il blâme les thoniers de Tahiti, qui viennent parfois sur le haut fond du Lotus, à neuf milles marins de l’île de Raivavae. Mais ces bateaux ne sont pourtant pas les premiers responsables du problème global de surpêche qui touche la plupart des stocks de thon du Pacifique. L’espèce de thon jaune qu’Henri a pêché aujourd’hui (Thunnus albacares) a perdu 62% de sa biomasse reproductrice depuis 1960 selon la Communauté du Pacifique Sud, à cause de la pêche industrielle principalement, qui vide jour après jour les océans de la planète. Et les premières victimes de ce fléau sont les pêcheurs côtiers, comme Henri, qui ne peuvent pas aller plus loin que les alentours de leur île avec leur petite embarcation.

Henri est un fervent défenseur du projet de réserve marine des Australes. « Avec le Rahui Nui, les poissons des Australes seront pour la population des Australes», explique-t-il. Le zonage proposé par les îliens permettrait aux pêcheurs locaux de pêcher jusqu’à 20 milles marins des côtes ; ils s’aventurent rarement au-delà de 10 milles actuellement. Le reste de l’archipel serait une large zone de réserve qui permettrait un renouvellement des stocks halieutiques pour le développement d’une pêche côtière durable aux Australes et d’une pêche hauturière dans le reste de la Polynésie française.

Il y a seulement deux pêcheurs professionnels à Raivavae, mais selon Henri « chaque famille de l’île possède une pirogue et pêche pour sa propre consommation ». Les poissons d’Henri ont vite été vendus au retour du bateau. Il pense qu’il est possible de développer davantage la pêche côtière à Raivavae. Son poisson ne suffit pas à alimenter l’île ; les pensions et les cantines achètent souvent du poisson qui vient de Tahiti. L’investissement important pour s’équiper n’incite pas les jeunes de l’île à s’installer. Henri a investi 7 millions de Fcfp pour acheter son bateau, avec 30% d’aide publique. Les thoniers quant à eux bénéficient d’une aide qui peut aller jusqu’à 70% en 2017. Cette situation n’est pas unique à la Polynésie française. Dans une étude économique, la Banque Mondiale pointe que « malgré l’importance économique de la pêche côtière pour les populations des îles, les gouvernements du Pacifique n’accordent généralement guère d’attention à ce secteur ; les initiatives de développement sont plutôt orientés vers le secteur des pêches hauturières commerciales. »

L’équipage de Faafaite a quitté Raivavae pour continuer sa route vers Tubuai aujourd’hui. Avant de leur dire au revoir, Henri conclut : « C’est dur d’être pêcheur aux Australes, mais j’aime mon métier, et je ne veux pas faire autre chose ».


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« Les champignons de Paris » et Ciné des îles : les spectacles seront offerts à la population des Marquises

PAPEETE, le 27 mars 2017 – La dernière création de la Compagnie du Caméléon, « Les champignons de Paris », sur le thème des essais nucléaires, sera présentée aux Marquises, avant d’être jouée de nouveau devant le public tahitien. L’occasion pour Ciné des îles de faire également escale sur la Terre des Hommes. Cette tournée pour le devoir de mémoire résonne d’autant plus avec le décès de Bruno Barrillot, qui a contribué à l’écriture de ce spectacle explosif.

En septembre dernier, la Compagnie du Caméléon présentait une pièce de théâtre audacieuse, traitant le sujet détonant des essais nucléaires menés en Polynésie française. Mise en scène par François Bourcier (« Race(s) », « Lettres de délation », « Résister c’est exister »…) et écrite par Émilie Génaédig (Prix Beaumarchais 2016), cette création originale est portée par trois talentueux comédiens du fenua : Guillaume Gay (directeur de la Compagnie du Caméléon, producteur, comédien professionnel et professeur de théâtre), Tepa Teuru (acteur dans la série « Hiro’s » et dans le court métrage « Au large d’une vie ») et Tuarii Tracqui (acteur dans les séries « Tupapa’u » et « Maui et Coco » et danseur professionnel).

Le spectacle nous ramène en 1960, lorsque la France lance son programme d’essais nucléaires militaires dans le Sahara. Six ans plus tard, elle le poursuit en Polynésie sur les atolls de Moruroa et Fangataufa. Ainsi, 193 tirs, atmosphériques puis souterrains, sont réalisés sur ce petit bout du monde. Il faut attendre 1996 pour voir leur arrêt définitif. La pièce restitue les actes et non simplement les récits de souvenirs anciens. Le spectateur voit se dérouler sous ses yeux les temps forts qui ont marqué cette période et accède aux émotions et au monde intérieur des différents protagonistes.

Les représentations gratuites dans les îles
Du 16 au 20 mars derniers, Tepa, Tuarii et Guillaume sont remontés sur les planches du Petit théâtre pour assurer des représentations privatisées par la commune de Faa’a qui a invité les élèves de ses établissements scolaires et ses administrés. Près de mille personnes ont pu enfin découvrir « Les champignons de Paris » et donc apprendre une part de leur histoire. Un spectacle explosif, qui sera rejoué devant le public tahitien, du 14 au 17 avril. Et puis, pour la première fois, il part également en tournée aux Marquises : le 31 mars à Nuku Hiva, le 7 avril à Ua Pou et le 21 avril à Hiva Oa. « Dans chacune de ces îles, nous ferons également escale avec notre cinéma itinérant Ciné des îles et proposerons la projection du dessin animé « Mia et le Migou » et du film « Demain » (César 2016 du Meilleur documentaire). Toutes les représentations seront offertes à la population grâce au soutien de nos partenaires publics et privés », explique la Compagnie du Caméléon.

Son directeur, Guillaume Gay, tient également à rendre hommage à Bruno Barrillot, expert indépendant, cofondateur de l’Observatoire des armements en 1984 et des associations Aven et Moruroa e Tatou en 2001, décédé samedi dernier des suites d’une longue maladie. « Bruno était un homme engagé, à la fois discret et déterminé, qui a œuvré jusqu’à ces dernières heures pour que l’entière vérité éclate au sujet des essais nucléaires et pour que justice soit rendue. Il a beaucoup contribué à l’écriture des « Champignons de Paris », qu’il souhaitait voir jouer partout en Océanie et en France métropolitaine, en mettant à disposition de l’auteure, Émilie Génaédig, une foultitude de témoignages. »

Infos pratiques

À Tahiti :

Vendredi 14 et samedi 15 avril, à 19h30

Dimanche 16 et lundi 17 avril, à 17 heures

Petit théâtre

Tarifs : entre 2 500 Fcfp et 4 000 Fcfp

Pass famille (2 adultes + 2 enfants) : 10 000 Fcfp

Offre Passeport Gourmand le 14 avril : 1 place achetée = 1 place offerte

Billets en vente à Carrefour Arue, Faa’a et Punaauia, Radio 1 et sur www.ticket-pacific.pf

Aux Marquises :

« Champignons de Paris »

Le 31 mars à Nuku Hiva, le 7 avril à Ua Pou et le 21 avril à Hiva Oa

Ciné des îles

Le 1er avril à Nuku Hiva, le 8 avril à Ua Pou et le 22 avril à Hiva Oa

Entrée gratuite

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Un conducteur de drague piégé par les eaux à Onohea

Un conducteur de drague piégé par les eaux à Onohea
TIAREI, le 27 mars 2017 – L’homme a réussi à s’extraire de son engin à temps pour rejoindre la berge opposée, il est sain et sauf « et en sécurité » selon les services du haut-commissariat, contactés par la rédaction. Un plan de sauvetage est en cours d’élaboration pour le ramener du bon côté de la rivière Onohea.

Le niveau de la rivière de Onohea s’est brusquement élevé ce lundi après-midi, piégeant dans son lit une drague avec son conducteur à bord. L’eau a littéralement recouvert la cabine mais l’homme a réussi à s’en extraire à temps et à rejoindre la berge opposée. Le conducteur est sain et sauf « et en sécurité » selon les services du haut-commissariat, contactés par la rédaction, et qui se tiennent informés de l’évolution de la situation.

Le conducteur attend d’être récupéré. Selon des informations sur place, le niveau de la rivière aurait commencé à baisser. Une seconde drague présente sur place, avec quatre hommes à bord, pourrait être mise à contribution pour ramener le « naufragé » du bon côté de la berge, côté route. Aucun blessé ne serait à déplorer.

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Triathlon : Frédéric Tête reprend la compétition aux Etats-Unis

Frédéric Tête a repris la compétition internationale avec le triathlon de Coronado aux Etats-Unis, son premier de l’année 2017. Cette épreuve organisée par la société Iron Man a réuni du beau monde avec pas moins de 650 athlètes venus du monde entier (Etats-Unis, Mexique, Brésil, Allemagne, Belgique, Espagne…). Notre Aito polynésien a fait un bon résultat, terminant 10ème au scratch, et premier de sa catégorie (45-49 ans) sur une Distance Olympique (1500 m de natation, 40 Km de vélo et 10 Km de course à pied). Il revient pour nous sur son aventure :

Triathlon : Frédéric Tête reprend la compétition aux Etats-Unis
« Le départ de la première vague est à 6 h 45 sur une des plages de la belle presqu’île de Coronado (Californie). Je suis dans la 4ème vague (catégorie 45-49 ans). La combinaison néoprène est bien sûr de rigueur car la température de l’eau est d’environ 16° C. Les vagues partent toutes les 3 minutes, je remonte donc de nombreux nageurs des vagues précédentes, mes sensations ne sont pas très bonnes car je n’avais pas remis la combinaison depuis plusieurs mois! Malgré tout, je sors de l’eau avec le 2ème meilleur temps de natation au scratch.

Je pars ensuite pour 40 Km de vélo quasiment plats, en aller-retours de 10 kilomètres. Le drafting est interdit et les arbitres sont bien présents pour contrôler que personne ne prend l’aspiration d’un autre concurrent. Je dois donc gérer mon allure par moi-même, et mon manque d’expérience dans ce domaine me joue des tours car je ne suis pas dans le bon tempo ! Je me rends compte que je perds du temps par rapport aux concurrents de la première vague que je croise. De plus, 3 ou 4 cyclistes vont me doubler à vive allure, sans que j’arrive à relancer la machine pour essayer de me redonner du rythme ! A la fin du vélo, j’ai accumulé du retard par rapport aux meilleurs de la première vague, mais je sens que je ne suis pas trop entamé pour attaquer les 10 Km de course à pied.

Après environ 1,5 Km dans un chemin sablonneux, la fin de l’épreuve se fait sur un aller-retour en ligne droite avec un bon revêtement goudronné : mes conditions préférées ! J’attaque donc au maximum pour remonter le plus grand nombre de concurrents. Les sensations sont bonnes jusqu’à la fin, malgré les contractures qui me durcissent les cuisses sur les 2 derniers kilomètres. Je finis l’épreuve satisfait de mes sensations en course à pied, et avec le 4ème temps au scratch sur cette discipline.

Le résultat final me confirme que mon temps vélo était un peu juste et je termine donc 10ème au scratch en 2 h 03, mais tout de même 1er de ma catégorie (45-49 ans). Je suis forcément un peu déçu de mon classement scratch mais il s’agissait de mon premier triathlon après la trêve hivernale (et pluviale!!). De plus, l’épreuve était difficile car il s’agissait pour moi d’une épreuve contre la montre, avec très peu de repères par rapport aux concurrents des autres vagues. Je suis maintenant bien motivé pour continuer mon entrainement dans les 3 disciplines de triathlon pour une saison 2017 qui comportera des épreuves sur route ainsi que des épreuves en nature ».

Suivez l’ensemble de nos aito à l’international sur www.sportstahiti.com.

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Nouvelle victoire de Tutea Degage au marathon de Moorea

C’est Samedi 25 Mars matin à 5:30 et 5:40 qu’a été donné le départ du marathon et du semi-marathon de Moorea. Deux cent cinquante coureurs sur le semi et une centaine sur le marathon ont pris le départ sur une route un peu humide et un temps légèrement maussade.

Nouvelle victoire de Tutea Degage au marathon de Moorea
Si l’ambiance locale des ravitaillements et la population très enthousiaste en a réjouie plus d’un, les ténors de la course à pied n’ont pas lâché et ont surtout tenté de battre le chrono. C’est finalement Tutea Degage qui franchit, en premier la ligne d’arrivée du marathon. Comme l’année dernière, le coureur n’a laissé aucune chance à ses poursuivants : il boucle les 42 km en 2h45 minutes.

Tutea Degage : « La course s’est bien passée, j’étais sur les bases de 2.38 max 2.40. J’étais dans le bon tempo jusqu’au demi-tour et après je crois que j’ai accusé le coup… C’était un peu au mental quoi ! J’ai fait quasiment le même temps que l’année dernière. Mais vers les 5-6 derniers kilomètres, j’ai commencé tirer la gueule« .

À la seconde place, on retrouve Jean-Marc Carcy qui a effectué le parcours en 2 h 49. Pour compléter le podium, Cédric Tourneur et Yoann Mornet terminent troisième en bouclant le parcours en 2 h 57

Jean-Marc Carcy : « Je suis content de ma deuxième place, c’est une course que je prends vraiment plaisir à faire. Avec mon âge, ça devient difficile, mais j’y arrive et ça me motive ! Je le fais pour les enfants et pour vous, pour les spectateurs« .

Chez les féminines, Connan Valérie arrive à bout du parcours de 42 kilomètres, en 4 heures.

Pour le semi-marathon, Samuel Aragaw et Georges Richmond ont excellé… Ils terminent tous deux en première et seconde place avec un temps respectif de 1 h 17 mn 3 sec et 1 h 17 mn 28 sec.

Samuel Aragaw : « La course s’est très bien passée ! Au début Georges est parti super vite. Je suis resté derrière après, au demi-tour, j’ai pris la tête. Georges était derrière moi ! Un kilomètre avant la fin, j’ai commencé a accéléré et arrivé sur la plage j’étais devant et content ! »

Georges Richmond : « C’était serré. Je sais que mon adversaire, c’est quelqu’un d’intouchable. Moi, j’essaie de faire de mon mieux, j’ai la forme avec 2 semaines et demi d’entraînements. Je remercie mon coach, mes collègues, ma femme, ma frangine qui fait mes pâtes. Merci aussi à Mike Cowan mon osthéo et Roberto pour la salle. L’organisation est super ! L’année prochaine, pour la trentième édition, ça promet d’être grandiose.

Sur la troisième marche du podium, on retrouve Ahiti Teriitaumihau qui termine les 21 km en 1 h 26 mn 37 sec.

Chez le féminines, Elodie menou s’affiche à la première place et boucle le parcours en 1heure 31 suivi par Jost Xénia et Karine Voiturin qui prennent la seconde et la troisième place.

« Je suis assez contente, car les sensations n’étaient pas réunies pour moi aujourd’hui… J’avais un sacré mal de dos ! Je remercie mon Osthéo d’ailleurs. Au départ, on est resté un bon moment ensemble avec Karine et la seconde, ensuite, j’ai réussi à me détacher. Ça n’a pas été facile, j’ai eu du mal, mais je suis contente ! »

Xénia Jost, seconde féminine sur le semi

« Je suis de Tetiaroa et je ne fais partie d’aucun club. Mon objectif, c’était d’arriver avant Karine… Je ne connaissais pas Elodie, mais elle et Karine sont vraiment impressionnantes« .

Enfin, pour marquer l’événement, tous les coureurs ont reçu une médaille de participation !

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