Un rameur décède d’une crise cardiaque

Un rameur décède d'une crise cardiaque
PIRAE, le samedi 28 mai 2016. Le trophée de l’Amiral a été endeuillé ce samedi matin par le décès de Philippe Vuillaume.

Le quadragénaire est décédé sur la plage de Taaone d’une crise cardiaque.

Philippe Villaume ramait pour l’équipe de la CSLG, le club des sports et loisirs de la gendarmerie de Polynésie française.

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Collision entre un bus et un 4×4 à Pirae

Collision entre un bus et un 4x4 à Pirae
PIRAE, le 28 mai 2016 – Un accident spectaculaire mais heureusement sans gravité ralentit la circulation sur l’avenue du Prince Hinoi ce samedi midi. Un lecteur nous a transmis une photo de la scène.

Au carrefour situé au niveau du marché de Pirae et du centre commercial Afarerii (où se trouve la poste de Pirae), sur l’avenue du Prince Hinoi, un accident spectaculaire, mais qui semble heureusement n’avoir fait aucune victime, a opposé un bus et un 4×4. Les deux véhicules se sont percutés pratiquement de front.

A noter que ce carrefour a changé de fonctionnement il y a quelques jours, en même temps que l’ouverture du carrefour du Pacifique et la mise en place des feux synchronisés : désormais, les deux files, côté mer et côté montagne, passent au vert en même temps. La semaine dernière encore, les feux ne laissaient passer qu’une file à la fois. Toute la semaine, les automobilistes semblaient perdus à cette intersection. Gageons que cet accident fait partie du temps d’adaptation inévitable…

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Andrée Chaze a rejoint son époux Koko

Andrée Chaze a rejoint son époux Koko
PAPEETE, le samedi 28 mai 2016. Andrée Chaze est décédée ce vendredi 27 mai.

A 84 ans, Andrée Chaze est partie rejoindre son mari adoré Koko Chaze. Elle s’est éteinte à son domicile de Taapuna. Andrée avait accompagné Koko dans tous ses rêves et ses aventures. Ils avaient quitté la France pour revenir à Tahiti en 1963. Marqués par le Club Méditerranée comme beaucoup de Polynésiens à l’époque, ils avaient ouvert le premier hôtel des îles à Tiva sur l’île de Taha’a. Une véritable antenne du Club Med aux Îles Sous-le-Vent ! Elle était bien loin de l’ouverture de la première boutique du Club Méditerranée, dont elle a été à l’origine, à Paris, près de la place de la Bourse.

Avec sa chevelure très brune et sa silhouette, elle marchait pieds nus, elle ressemblait à une Polynésienne. Grâce à ses talents de modéliste, elle avait organisé un superbe défilé de mode pour Tahiti Art, la marque de Gérard Guyot.

De son côté, Koko ancien reporter et photographe avait créé en 1964 le premier hebdomadaire bilingue de Tahiti, baptisé « Reef Magazine ». Puis c’est une autre aventure pour Andrée et Koko, celle de la poissonnerie « Te Marara », sur le Front de mer à côté de la Pizzeria.

Le slogan de l’établissement était : « Te Marara, le poisson qui s’envoie en l’air, du lagon dans votre assiette ». Les poissons arrivaient par avion des Tuamotu expédiés par Serge Arnoux.

En 1968, Koko est à l’origine de la création de la première ferme perlière. Il est rejoint par Jacques et Hubert Rosenthal. La Société Perlière de Manihi (la SPM) est fondée et la première perle ronde verra le jour en 1970. A

ndrée et Koko étaient profondément amoureux des Tuamotu. Et tout naturellement, sur cet atoll de Manihi, Andrée et Koko ouvrent en 1976, le Kaina Village, un hôtel entièrement sur pilotis qui fera des émules à Bora Bora et dans le reste du monde. Andrée assurait à Tahiti, la logistique et les réservations de l’hôtel qu’ils céderont et qui deviendra le Manihi Pearl Beach. Hélas, Koko disparaît bien trop tôt en 1988.

Andrée accompagnait encore il y a peu de temps Cyril Rosenthal, le propriétaire de la SPM dans la gestion de la société. Andrée avait représenté les perliculteurs au sein du Conseil économique, social et culturel, le CESC. Elle était une femme de caractère qui ne laissait personne indifférent. Andrée et Koko font partie des femmes et des hommes qui ont marqué la Polynésie par leur esprit d’entreprise.

Sa famille adresse ses remerciements les plus sincères aux médecins et aux kinésithérapeutes qui l’ont aidée au cours de ces dernières années. Selon sa volonté, Andrée sera incinérée et une cérémonie marine sera organisée ultérieurement.

Andrée Chaze a rejoint son époux Koko

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Miss Tahiti : les vidéos des 10 candidates

Miss Tahiti : les vidéos des 10 candidates
PAPEETE, le samedi 28 mai 2016. Les candidates à Miss Tahiti se dévoilent un peu plus. Chaque prétendante à la couronne fait l’objet d’une vidéo qui a été mise en ligne ce samedi par le comité Miss Tahiti.

La grande soirée d’élection, dont le fil rouge sera « Meherio », ou le couronnement de la plus belle des sirènes de Tahiti, aura lieu le 24 juillet.

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Avec son premier parc Wanda, l’homme le plus riche de Chine déclare la guerre à Disney

Avec son premier parc Wanda, l'homme le plus riche de Chine déclare la guerre à Disney
Pékin, Chine | AFP | samedi 28/05/2016 – Le milliardaire Wang Jianlin, qui a inauguré samedi le premier parc d’attractions de son conglomérat Wanda, a déclaré une improbable guerre culturelle et commerciale à Disney, quelques semaines avant l’ouverture par le groupe américain du Disneyland Shanghai.

Dévoilé lors d’une fastueuse cérémonie, la « Wanda City », située à Nanchang (sud-est), accueille sur deux km2 un mall commercial avec cinémas interactifs, un parc à thème de 80 hectares doté des « plus hautes montagnes russes » de Chine et un vaste aquarium.

Le site a représenté un investissement d’environ 3 milliards d’euros, a précisé dans un communiqué le mastodonte de l’immobilier, qui espère attirer sur place 10 millions de visiteurs par an.

Face à « l’invasion » des cultures étrangères, « nous voulons être un modèle (…) et réaffirmer la force d’influence des Chinois dans le domaine culturel », a asséné Wang Jianlin, fondateur de Wanda, lors de la cérémonie d’ouverture, selon la télévision d’Etat CCTV.

Une semaine auparavant, Wang –première fortune de Chine selon Forbes — avait désigné clairement son adversaire : le géant américain du divertissement Disney, qui ouvrira mi-juin à Shanghai son premier parc en Chine continentale, un investissement de 5,5 milliards de dollars.



« La folie autour de Mickey et Donald Duck est passée, l’époque où nous imitions Disney aveuglément est révolue »,
avait lancé le milliardaire lors d’une interview à CCTV.

– Tigre contre loups –

Des propos qui font écho à l’objectif de Pékin de doper le « soft power » chinois: il y a quelques années, le succès planétaire du film américain « Kung Fu Panda » avait été vécu comme une humiliation, illustrant la difficulté des propres réalisations culturelles chinoises à percer à l’étranger.

Wanda ambitionne désormais de concurrencer Disneyland avec des alternatives « couleur locale »: il compte ouvrir, après Nanchang, six autres parcs en Chine dans les trois prochaines années, en visant les villes moyennes –et une quinzaine de parcs au total d’ici 2020.



« Nous ferons en sorte que Disney ne puisse pas être rentable sur ce créneau en Chine pendant dix à vingt ans »,
avait insisté Wang Jianlin sur CCTV.



« Un tigre n’est pas de taille à battre une horde de loups »,
a-t-il commenté lors du même entretien, avant de fustiger la propension de Disney à « cloner ses réalisations du passé sans innover ».

Il a ensuite raillé le climat de Shanghai (« trop pluvieux en été ») et le prix onéreux du futur billet d’entrée du Disneyland: jusqu’à 499 yuans (68 euros), contre moitié moins pour la « Wanda City » de Nanchang.

De fait, les prix élevés imposés par Disney ont été largement critiqués par les internautes chinois sur la plateforme de microblogs Weibo.

Wanda sera-t-il à la hauteur? Plusieurs experts ont fait part cette semaine de leur franc scepticisme.

Le chinois ne peut guère se targuer de la longue expérience de Disney en la matière: le Disneyland de Shanghai sera le sixième parc du groupe américain, et le quatrième à l’extérieur des Etats-Unis après Paris, Tokyo et Hong Kong.

– Aux portes de Paris –

Par ailleurs, Disney mise sur ses nombreuses franchises et personnages, extrêmement populaires en Chine, pour séduire une classe moyenne en plein essor, dans un pays où il réalise une part croissante de ses recettes cinématographiques.

Il n’est pas seul à vouloir s’implanter sur le lucratif marché chinois des loisirs: les studios hollywoodiens Universal Pictures et DreamWorks ont également des projets de parcs dans le pays.



« Disney réalise d’importants profits grâce aux droits sur ses films, les bénéfices tirés des parcs sont en réalité assez bas »,
relève China Securities, dans une note citée par Bloomberg. « Or, c’est la propriété intellectuelle qui fait singulièrement défaut aux promoteurs chinois ».

Conscient de ses lacunes, Wanda tente néanmoins d’accroître sa présence dans le divertissement.

Après avoir racheté en 2012 la chaîne américaine de cinémas AMC et développé en Chine même un vaste réseau de salles (15% du box office national), il construit à Qingdao (est) une gigantesque « Cité orientale du cinéma » et il a mis la main en janvier sur le studio hollywoodien Legendary (franchises Jurassic World, Godzilla, Batman).

Enfin, Wanda projette d’appliquer ses recettes hors de Chine en inaugurant cinq parcs à l’étranger avant 2020.

Le conglomérat chinois s’est déjà associé au français Auchan pour investir dans Europacity, un pharaonique complexe commercial et de loisirs devant voir le jour au nord de Paris.

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Pub raciste en Chine: les médias étrangers « trop susceptibles », juge l’entreprise

Pub raciste en Chine: les médias étrangers
Pékin, Chine | AFP | samedi 28/05/2016 – Après la controverse suscitée par une vidéo publicitaire chinoise raciste montrant un comédien noir poussé dans une machine à laver avant d’en ressortir en jeune Asiatique, l’entreprise à l’origine de la pub se défendait samedi, jugeant les « médias étrangers » « trop susceptibles ».



« Nous ne voulions rien faire d’autre que promouvoir notre produit. Les médias étrangers sont peut-être trop susceptibles »,
a déclaré M. Wang, un porte-parole du groupe de cosmétique Shanghai Leishang, cité par le quotidien officiel Global Times.

Cette publicité pour la marque de lessive Qiaobi, largement diffusée sur internet ces derniers jours, mettait en scène un musculeux homme noir au tee-shirt souillé de peinture, à qui une jeune Chinoise faisait ingurgiter du détergent avant de le glisser tête la première dans une machine à laver.

Quelques instants plus tard, un Asiatique au teint pâle sort alors de la machine vêtu d’un tee-shirt blanc immaculé, devant la femme émerveillée.

La publicité, devenue virale, a provoqué un tollé sur les sites d’information américains en ligne, mettant en exergue les préjugés persistants et discriminations dont font l’objet les personnes noires en Chine.

Leishang, qui commercialise le détergent vanté, n’avait pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

La publicité avait été tournée début 2016, mais une version raccourcie « avait été effectivement utilisée, où le (comédien) noir n’apparaissait pas. Nous ne comprenons pas comment la version complète s’est soudain retrouvée sur internet« , a assuré le porte-parole M. Wang, toujours cité par le Global Times.

Le clip n’a pas soulevé une vague d’indignation similaire en Chine, même si, à la suite du retentissement international de l’affaire, quelques internautes faisaient part de « leur embarras » sur la populaire plateforme de microblogs Weibo.

La préférence traditionnelle en Chine pour les hommes et filles à la peau blanche, qui constitue un critère de beauté traditionnel, ainsi que le manque de diversité ethnique dans les médias, contribuent à un certain rejet des personnes noires.

Et ce alors même que l’essor des échanges commerciaux avec l’Afrique a entraîné une nette croissance de la population expatriée d’origine africaine en Chine, notamment à Canton (sud).

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Des triplées estoniennes courent pour l’or aux JO de Rio

Des triplées estoniennes courent pour l'or aux JO de Rio
TARTU (AFP) – Trois sœurs estoniennes, des triplées âgées de 30 ans, vont courir aux jeux Olympiques 2016 de Rio, où elles vont essayer de décrocher l’or au marathon pour leur petit pays balte.

Leila, Liina et Lily Luik ont commencé leur carrière d’athlète en 2010 à l’Université de Tartu, dans l’est de l’Estonie, après une enfance et une adolescence consacrées à la danse et à la natation.



« Il n’y a pas de chef, nous sommes une équipe, nous discutons et décidons de tout toujours ensemble »,
a déclaré à l’AFP Lily. Elles ont beau être identiques, leurs techniques de course les trahissent.



« Ce serait une bonne idée, si elles pouvaient courir ensemble sur la majeure partie de la distance, mais malheureusement elles n’ont pas toujours la même forme et ne peuvent pas courir au même rythme »,
estime Harry Lemberg, leur entraîneur. « Idéalement, je voudrais qu’elles courent ensemble, mais il y a la compétition ».

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Algues et plantes marines au menu du meilleur restaurant du Chili

Algues et plantes marines au menu du meilleur restaurant du Chili
Isla Negra, Chili | AFP | vendredi 27/05/2016 – Entre les rochers, le long d’une plage chilienne, le chef Rodolfo Guzman cueille des fraises de mer, l’une des 250 espèces d’algues, plantes et animaux marins qu’il propose au menu de son restaurant Borago, considéré comme l’un des meilleurs d’Amérique latine.



« Nous attendons toute l’année pour avoir, pendant un mois, ce fruit »
dont la texture et la saveur rappellent la fraise, mais en version salée, raconte ce chef de 38 ans.

Ouvert en 2006 dans la cité huppée de Vitacura, à l’est de Santiago, son établissement est devenu en 2015 le premier chilien à entrer dans la liste des 50 meilleurs restaurants au monde, établie par le magazine de référence Restaurant, se classant 42e.

Dans le classement effectué uniquement sur l’Amérique latine, il se hisse sur la deuxième marche du podium.

Poursuivant sa promenade sur les rochers sous le regard des journalistes, Rodoldo Guzman attrape au passage d’autres espèces aux noms insolites: des blettes maritimes, du persil de mer, du trèfle des rochers, des asperges de mer…

Ces plantes halophiles – poussant dans des milieux salins, sans avoir besoin de terre – finiront dans l’assiette, où le gourmet intrépide savourera leur texture grasse et leur goût salé prononcé.

« Ce sont des plantes très importantes pour nous, elles ont une saveur vraiment incroyable », s’enthousiasme le chef chilien, ajoutant qu’elles contiennent en moyenne 38% de protéines, la même quantité qu’un poisson.

– Révolution de la cuisine chilienne –

Entouré de biologistes, d’anthropologues et de mycologues (spécialistes des champignons), Rodolfo s’est lancé dans une double tâche: chercher de nouvelles saveurs pour la cuisine chilienne, mais aussi cataloguer les espèces endémiques du Chili pour les faire connaître et promouvoir leur usage.

Proposant des menus de 60 à 90 dollars par convive, il promet une véritable « expérience gastronomique » allant du « chocolat de pignons de l’Araucania » à la « viande séchée de Guanaco« , un lama sauvage de la région.

Sa quête d’originalité, fondée presque uniquement sur des ingrédients locaux, crée une révolution dans la cuisine chilienne, méconnue à l’ombre de son voisin le Pérou, qui a explosé sur la scène gastronomique mondiale ces dernières années.

Alors que le Chili n’avait jusqu’à présent pas d’identité culinaire marquée, le travail de Rodolfo incite à redécouvrir les saveurs traditionnelles du pays andin et les racines du peuple amérindien mapuche, ses sources d’inspiration.



« Nous sommes en train de nous rendre compte que, grâce à notre territoire, nous avons une diversité de produits qui peuvent aider grandement à l’essor d’une cuisine innovante et durable »,
explique à l’AFP Myriam Gomez, présidente de la Fondation Imagen Chile, qui a lancé une campagne pour faire connaître la cuisine chilienne dans le monde.

Près de 4.700 kilomètres de côtes, le désert le plus aride au monde (Atacama), la Patagonie sauvage et les plus grandes réserves d’eau douce de la planète: le Chili offre une riche palette en termes de biodiversité, avec 7.000 espèces dont 750 types d’algues ou une trentaine de champignons comestibles différents.

– ‘Retour en arrière’ –



« Le plus intéressant reste à venir, car le nombre d’ingrédients (utilisés par la cuisine chilienne) va s’étendre de manière incroyable »,
prédit Rodolfo Guzman, qui s’appuie sur un réseau de 200 fournisseurs locaux pour alimenter son restaurant.

Certains de ces ingrédients n’existent qu’au Chili: dans le sud, principalement au printemps, on trouve des « dihueñes », champignons semblables à des balles de golf que l’on déguste généralement en salade.

On y trouve aussi des « enokis« , autres champignons que l’on fait sauter à la poêle avant de les accompagner de légumes.



« Notre cuisine va devenir vraiment intéressante car ce sont des ingrédients uniques au monde »
, assure le chef Guzman.

Son collègue Axel Manriquez, chef de l’Hotel Plaza San Francisco, croit également en un renouveau de la gastronomie chilienne en misant sur ces espèces autochtones.



« Aujourd’hui, en tant que cuisiniers, nous nous intéressons à cette cuisine familiale, de la maison, mais en apportant une valeur ajoutée avec ces produits de toujours »
trouvables seulement au Chili, confie-t-il à l’AFP.

La chef Paula Larenas, de l’institut culinaire Inacap, y voit aussi une tendance mondiale dans le monde de la haute gastronomie.

Pour elle, « cette génération opère un retour en arrière, pour respecter les recettes des grands-parents, de nos ancêtres ».

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Assises : 12 ans de réclusion criminelle pour le tonton violeur

Assises : 12 ans de réclusion criminelle pour le tonton violeur
PAPEETE, le 27 mai 2016 – Les jurés ont suivi les réquisitions de l’avocat général, ce vendredi, au terme du procès d’un homme de 32 ans accusé de viols et agressions sexuelles sur deux de ses nièces.

C’est sans émotion particulière que l’accusé, colosse bourru de 32 ans, a accueilli ce vendredi le verdict depuis le box. Il avait de toute façon reconnu les faits pendant l’audience et l’avocat général avait annoncé la couleur en requérant une peine comprise entre 12 et 15 ans de réclusion criminelle à son encontre, pour une série de viols et agressions sexuelles commis entre 2011 et 2012 à Tahiti sur deux de ses nièces.

Décrit comme quelqu’un de réservé, fainéant et oisif par les experts, le trentenaire, jamais condamné par le passé, comparaissait détenu depuis son mandat de dépôt criminel de décembre 2013. Ce sont les victimes elles-mêmes qui avaient dénoncé les faits cette année-là à un animateur à l’occasion d’un camp de vacances. La direction des affaires sociales avaient ensuite remonté l’information jusqu’au parquet de Papeete.

Violées après le décès soudain de leur mère

Les victimes n’avaient que 12 et 14 ans quand leur oncle s’en était pris à elles. Originaire des îles, le tonton avait rejoint Tahiti pour prendre part aux funérailles de sa sœur, la mère des deux filles, décédée subitement en novembre 2011. Il était hébergé par une autre de ses sœurs, devenue tutrice des deux malheureuses, au domicile de la défunte, quand il a commencé à abuser de ses nièces.

Comme souvent dans ce genre de dossiers, l’enquête a permis d’établir que les petites plaignantes ont eu fort à faire pour arriver jusqu’au procès de leur violeur. Les pressions familiales ont été fortes pour qu’elles reviennent sur leurs accusations. Leur grand-mère et mère de l’accusé, tout d’abord, qui leur a demandé de « passer à autre chose« , « de faire Alzheimer« , pour qu’elle puisse revoir un jour son fils à l’extérieur de la prison. C’était son chouchou. Oisif, il était malgré tout bon pêcheur et bon chasseur et avait toute sa place au foyer estimait-elle. La tante aussi n’a pas été en reste, conseillant aux filles « d’oublier« , « pour aller de l’avant » soi-disant. Une attitude protectrice envers leur fils et frère violeur qui leur a valu de s’attirer les foudres de la cour pendant le procès. « Je réalise que je n’ai peut-être pas eu la bonne réaction« , a concédé la tante à l’audience après avoir fondu en larmes.

Mais les deux sœurs, très proches et unies dans leur parcours du combattant, ont tenu bon. Agées de 17 et 19 ans aujourd’hui, elles tentent de se reconstruire tant bien que mal. Traumatisées, elles éprouvent les pires difficultés avec les garçons. Dépeint pas les psychiatres comme quelqu’un de pervers et sadique, souffrant de perturbations psychologiques importantes depuis son enfance, l’accusé, fils d’un copraculteur alcoolique et violent envers sa mère, semble avoir agi « dans l’idée de punir et châtier ses victimes« .

Les experts qui ont aussi associé le choix de ses victimes, des mineures, à son immaturité psychoaffective. L’oncle était aussi connu pour s’alcooliser massivement tout en consommant des stupéfiants. S’il a reconnu les faits, il a à plusieurs reprises tenté de convaincre les enquêteurs qu’il arrivait à ses nièces d’être consentantes malgré leur jeune âge. Il était aussi renvoyé devant la cour pour des abus sexuels antérieurs aux faits de 2011, commis dans son île d’origine sur les deux mêmes victimes.

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Assises : 12 ans de réclusion criminelle pour le tonton violeur

Assises : 12 ans de réclusion criminelle pour le tonton violeur
PAPEETE, le 27 mai 2016 – Les jurés ont suivi les réquisitions de l’avocat général, ce vendredi, au terme du procès d’un homme de 32 ans accusé de viols et agressions sexuelles sur deux de ses nièces.

C’est sans émotion particulière que l’accusé, colosse bourru de 32 ans, a accueilli ce vendredi le verdict depuis le box. Il avait de toute façon reconnu les faits pendant l’audience et l’avocat général avait annoncé la couleur en requérant une peine comprise entre 12 et 15 ans de réclusion criminelle à son encontre, pour une série de viols et agressions sexuelles commis entre 2011 et 2012 à Tahiti sur deux de ses nièces.

Décrit comme quelqu’un de réservé, fainéant et oisif par les experts, le trentenaire, jamais condamné par le passé, comparaissait détenu depuis son mandat de dépôt criminel de décembre 2013. Ce sont les victimes elles-mêmes qui avaient dénoncé les faits cette année-là à un animateur à l’occasion d’un camp de vacances. La direction des affaires sociales avaient ensuite remonté l’information jusqu’au parquet de Papeete.

Violées après le décès soudain de leur mère

Les victimes n’avaient que 12 et 14 ans quand leur oncle s’en était pris à elles. Originaire des îles, le tonton avait rejoint Tahiti pour prendre part aux funérailles de sa sœur, la mère des deux filles, décédée subitement en novembre 2011. Il était hébergé par une autre de ses sœurs, devenue tutrice des deux malheureuses, au domicile de la défunte, quand il a commencé à abuser de ses nièces.

Comme souvent dans ce genre de dossiers, l’enquête a permis d’établir que les petites plaignantes ont eu fort à faire pour arriver jusqu’au procès de leur violeur. Les pressions familiales ont été fortes pour qu’elles reviennent sur leurs accusations. Leur grand-mère et mère de l’accusé, tout d’abord, qui leur a demandé de « passer à autre chose« , « de faire Alzheimer« , pour qu’elle puisse revoir un jour son fils à l’extérieur de la prison. C’était son chouchou. Oisif, il était malgré tout bon pêcheur et bon chasseur et avait toute sa place au foyer estimait-elle. La tante aussi n’a pas été en reste, conseillant aux filles « d’oublier« , « pour aller de l’avant » soi-disant. Une attitude protectrice envers leur fils et frère violeur qui leur a valu de s’attirer les foudres de la cour pendant le procès. « Je réalise que je n’ai peut-être pas eu la bonne réaction« , a concédé la tante à l’audience après avoir fondu en larmes.

Mais les deux sœurs, très proches et unies dans leur parcours du combattant, ont tenu bon. Agées de 17 et 19 ans aujourd’hui, elles tentent de se reconstruire tant bien que mal. Traumatisées, elles éprouvent les pires difficultés avec les garçons. Dépeint pas les psychiatres comme quelqu’un de pervers et sadique, souffrant de perturbations psychologiques importantes depuis son enfance, l’accusé, fils d’un copraculteur alcoolique et violent envers sa mère, semble avoir agi « dans l’idée de punir et châtier ses victimes« .

Les experts qui ont aussi associé le choix de ses victimes, des mineures, à son immaturité psychoaffective. L’oncle était aussi connu pour s’alcooliser massivement tout en consommant des stupéfiants. S’il a reconnu les faits, il a à plusieurs reprises tenté de convaincre les enquêteurs qu’il arrivait à ses nièces d’être consentantes malgré leur jeune âge. Il était aussi renvoyé devant la cour pour des abus sexuels antérieurs aux faits de 2011, commis dans son île d’origine sur les deux mêmes victimes.

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